Encourager la recherche et la connaissance sur la collection

  • Gérer les ressources documentaires

Le Centre national des arts plastiques met à disposition des spécialistes, chercheurs, commissaires d’exposition, artistes, étudiants (master 2 ou thèse), et professionnel de l’art contemporain ses multiples ressources documentaires, sur rendez-vous.

- La numérisation : en partenariat avec l’Institut national de l’audiovisuel (INA), elle permet la conservation et la valorisation de la collection, dans un objectif patrimonial de « sauvegarde » des œuvres filmiques et vidéographiques.

- La bibliothèque : principalement centrée sur l’art depuis les années 1960, elle se compose de plus de 9000 ouvrages généraux et monographiques, de catalogues d’expositions et de collections d’art contemporain, et de périodiques.

- La documentation générale (1960) : centrée sur les artistes et leurs œuvres inscrites sur l’inventaire, elle s’accroît au rythme des acquisitions et des commandes. Portant sur près de 50 000 œuvres et 9 000 artistes pour les périodes moderne et contemporaine, cet ensemble se compose de près de 40 000 dossiers.

- Les archives : portant sur les commandes et acquisitions de 1800 à 1960, elles sont conservées aux Archives nationales (site de Pierrefitte), dans la série F21 (Administration des Beaux-Arts). Leur inventaire est consultable à partir de la base Arcade.

- L’iconothèque : comptant à ce jour près de 180 000 visuels pour près de 50 000 œuvres, elle se compose des visuels des œuvres, de reportages photographiques relatifs aux œuvres en exposition et des archives photographiques.

  • Collaborer dans le domaine de la recherche

Plusieurs projets sont menés avec les acteurs de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur. La collection est abordée selon différents axes : la sociologie, l’économie, l’histoire des politiques culturelles, l’histoire de l’art ou les sciences et techniques.

À titre d’exemple, une convention de partenariat « Recherche » a été signée en 2014 pour une durée de quatre ans, entre le Cnap et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en collaboration avec le Centre d’histoire sociale du XXe siècle. La recherche, portée par Véronique Figini concerne un ensemble spécifique de la collection photographique : le fonds Romeo Martinez  acquis par l’État entre les années 1990 et 2006.
Une convention de partenariat avec l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis - l’Unité mixte de recherche 7217 Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (Cresppa) a été également signée en 2016 afin d’analyser la collection en vue de produire un tableau statistique qui recense l’ensemble des œuvres et des artistes à partir de la base de données.
De même, le Cnap et le Medialab de Sciences-Po ont porté en septembre 2016 un projet destiné à mettre en valeur la collection et à expérimenter de nouvelles formes d’exploration des œuvres et de leur histoire. L’exploration de ces données a pour but d’encourager l’analyse scientifique de la collection et d’améliorer sa visibilité/lisibilité en la décrivant par son mode de collection, son histoire, son ampleur et son système de dépôts. 

Enfin, dans le cadre du séminaire « Nuit Bleue »,  les étudiants du master 2 « Praxis de la programmation » de l’Université Sorbonne-Nouvelle sont conviés à explorer la collection de films réunie par le Cnap, sous la direction de Nicole Brenez  et de Pascale Cassagnau, responsable de la collection audiovisuel, vidéo et nouveaux médias. Décliné en dix séances mensuelles depuis le début de l’année 2019, le séminaire se poursuivra en 2020.
 

Les bourses de recherche curatoriale

Depuis 2015, le Cnap propose des bourses de recherche aux commissaires d’expositions à des fins d’expérimentation de nouvelles stratégies curatoriales. Recherches qui envisagent la collection dans ses dimensions tant historique que contemporaine :
Projets soutenus en 2015
Projets soutenus en 2016
Projets soutenus en 2017 
Projets soutenus en 2019

La participation au Labex Arts-H2H

Le Cnap mène, en partenariat avec les Archives nationales, le laboratoire Arts des images et Art contemporain de Paris 8, le CNDC d’Angers et l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy, un projet intitulé « Replay, restitution, recréation », dans le cadre du Labex-Arts H2H. Il vise à étudier les mécanismes de la restitution d’une œuvre à partir de ses traces d’archives. En prolongement de ce projet, l’exposition « Un art d’État ? Commandes publiques aux artistes plasticiens 1945-1965 », présente l’histoire de la commande publique.
 

La recherche en restauration d'œuvres d'art

Le Cnap reçoit aussi des projets de recherche de la part de restaurateurs. En 2016, un premier appel à projets de recherche sur les œuvres de la collection a été lancé.
D’autres études sont menées à l’occasion de prêts, comme celle organisée par le C2RMF et le Cnap sur les conditions de transport en fret maritime sur un ensemble d'œuvres de l’exposition « Y he aquí la luz (Et voici la lumière)» au Museo de Arte Miguel Urrutia – MAMU (Bogotá, Colombie), en 2017, afin de déterminer les avantages et les risques de ce type de transport pour les œuvres les moins fragiles.

Conserver les œuvres

  • Conserver et restaurer les œuvres

Depuis 1991, les réserves sont abritées sous l’esplanade de La Défense et dans d’autres espaces en banlieue parisienne. C’est là que sont conservées, jusqu’au déménagement à Pantin en 2023, les œuvres qui ne sont pas actuellement en prêt ou en dépôt. Les réserves, lieu d’étude et de conservation, sont également une plateforme logistique soumise à des mouvements quotidiens d’œuvres liés à la fonction même du fonds. Les nouvelles formes et les nouveaux matériaux employés par les artistes pour réaliser leurs œuvres soulèvent des questions de conservation inédites, surtout pour ces œuvres destinées à circuler.
En cas de restauration, l’artiste est préalablement consulté et des partenariats avec des écoles permettent aux étudiants restaurateurs l’accès aux œuvres.

Le dispositif de soutien aux restaurateurs d’art a permis de financer des recherches pour améliorer le traitement des œuvres et mener une conservation préventive. Par ailleurs, le Cnap accompagne la restauration des œuvres mises en dépôt dans l’espace public : en 2016 et 2017, l’œuvre Crinkly d’Alexander Calder a été restaurée à l’occasion d’une installation d’un an dans la cour de l’hôtel Gouin, à Tours.

  • Récoler les œuvres

En 1997, l’État a décidé d’entreprendre, sous l’égide de la Commission de récolement des dépôts d’œuvres d’art (CRDOA), le récolement des œuvres appartenant aux collections du ministère de la Culture mises en dépôt. Le principe : pointer et vérifier les œuvres à partir d’un inventaire. Une tâche d’autant plus complexe étant donné que la tenue d’un cahier d’inventaire n’a été instaurée qu’en 1860. Une équipe de conservateurs et de chargés de documentation mène, notamment aux Archives nationales, les recherches indispensables à la reconstitution de l’inventaire du fonds historique (près de 13 000 œuvres inventoriées à partir de 1996). Elle assure le récolement des œuvres sur place dans toutes les administrations centrales et dans les villes possédant un musée. Pour les dépôts effectués dans les petites communes, ce sont les conservateurs des antiquités et objets d’art en région (CAOA) qui effectuent ce contrôle.
Ce travail d’inventaire engage des recherches sur les œuvres et les artistes de la collection et dynamise la politique de dépôt.

Sites internet associés

Dernière mise à jour le 23 mars 2020