SOL SYSTEME

Exposition
Arts plastiques
Passerelle Brest

BRUNO PEINADO, Qui a peur du jaune, du rouge et du bleu?, 1 avril 1919

Artistes : Matthew ANTEZZO, Olivier BABIN, Gilles BARBIER, Virginie BARRÉ, Andreas DOBLER, Rainer GANAHL, Dominique GONZALEZ-FOERSTER, Pierre JOSEPH, Didier MARCEL, Nicolas MOULIN, Gianni MOTTI, Stefan NIKOLAEV, Bruno PEINADO, Morgane TSCHIEMBER, Pierre VADI, Xavier VEILHAN & David ARTAUD et Virginie YASSEF. Une exposition à regarder avec les pieds? Sol system propose un parcours de terrain autant qu'une expérimentation optique, elle commence dans l'investigation physique et visuelle du sol pour aboutir à une exploration de l'imaginaire extra-terrestre. Sur proposition de Jean-Max Colard & Patrice Joly

Complément d'information

Complément d'information

Le centre d’art Passerelle présente l’exposition collective « Sol système » du 22 juin au 15 octobre 2006 regroupant plusieurs artistes internationaux à savoir : Matthew ANTEZZO, Olivier BABIN, Gilles BARBIER, Virginie BARRÉ, Andreas DOBLER, Rainer GANAHL, Dominique GONZALEZ-FOERSTER, Pierre JOSEPH, Didier MARCEL, Nicolas MOULIN, Gianni MOTTI, Stefan NIKOLAEV, Bruno PEINADO, Morgane TSCHIEMBER, Pierre VADI, Xavier VEILHAN & David ARTAUD et Virginie YASSEF.















C'est au sol que ça se passe... L’exposition Sol système part d’un constat : tout au long du 20e siècle, on aura assisté à une lente destitution de la frontalité de l’oeuvre d’art, qui peu à peu descend de son piédestal ou quitte la cimaise pour se répandre alentour, et jusqu’au sol. Quand Jackson Pollock radicalise le rapport du peintre au chevalet en peignant directement sur le sol, Carl André ne conserve de la sculpture qu’un socle aplati, un quasi-carrelage. Idée d'une exposition renversée, comme si tout avait glissé des murs au sol, enregistrant l'effondrement historique de toutes les verticalités. Du coup, et l'air de rien, Sol Système est une exposition post-11 septembre, où l'on continue à zéro, à ground zero, une certaine histoire de l'art.















Désormais acquises, ces remises en causes de la verticalité ont également porté un coup sévère au caractère rétinien de l’oeuvre d’art. En prenant le parti-pris de présenter principalement des oeuvres au sol, Sol Système plaide pour une nouvelle appréhension et un nouveau parcours de l’exposition... «à voir avec les pieds». Comme sur l’autoroute une nouvelle qualité de goudron produit une conduite, des sons et une adhésion à la route soudainement différents, le changement de sol affecte et modifie votre comportement du spectateur. Ou comment réintroduire de la tactilité là où domine la visualité et s’oppose au tout optique qui imprègne la société contemporaine.















Le contact avec l’oeuvre d’art s’effectue de manière physique, et non métaphorique ; pour l’essentiel ces pièces sont praticables, on peut marcher sur elles, les fouler, s’immerger en elles. De loin, émanent des couleurs, la sensation de quelque chose au sol, mais sans que l'on sache encore si le musée est vide ou s'il est habité. Mais dans un deuxième temps, Sol système donne la possibilité de revoir les oeuvres avec plus de hauteur : la configuration du centre d’art, avec sa coursive surplombant le patio, permet une deuxième lecture, un retour à l’opticalité, mais différée. De haut, c'est un étalage de lignes, d'aplats au relief écrasé.















Le sol est désormais vu du ciel. Cette élévation fait référence aux nouveaux mécanismes de vision (de surveillance, ou satellitaires) qui affectent en profondeur la perception du monde environnant en le soumettant de plus en plus à une vision seconde et déshumanisée, un panoptique à l’échelle planétaire. Sol système pointe cette nouvelle perspective historique, tout en refocalisant sur des préoccupations territoriales, originelles, «terre-à-terre». Ce retour à une proximité du sol permet d’aborder de nombreuses questions telles que la conquête des sols lointains et extra-terrestres, la politique du territoire et de son marquage, tout en donnant libre cours à des échappées ludiques qui envisagent le sol comme un terrain de jeu.







Jean-Max Colard et Patrice Joly

Autres artistes présentés

Matthew ANTEZZO
Stefan NIKOLAEV
Morgane TSCHIEMBER
Xavier VEILHAN & David ARTAUD

Horaires

Horaires : Le mardi de 14h à 20h / Du mercredi au samedi de 14h à 18h30Tarifs : Plein tarif : 3 euros / Entrée libre pour les adhérents, les scolaires, les étudiants de -26 ans sur justificatif et les demandeurs d’emploi.Entrée libre le premier mardi de chaque mois.

Adresse

Passerelle 41 rue Charles Berthelot 29200 Brest France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020