Soleïman BADAT

Plan large, un personnage en pied est photographié au premier plan d'un paysage montagneux au lever du soleil. Le soleil est dans le cadre, à l'endroit de la tête de la personne photographiée, à priori un homme. La lumière du soleil est surexposée, très blanche, et efface complètement toute la tête du personnage.

Der größte Berg der Insel, série Back to promise island, 2011.

Photographie numérique, dimension variable.

Biographie

Les compositions plastiques de Soleïman Badat sont élastiques et modulables. Son dessin et sa peinture usent de l’humour noir quand son travail photo ou vidéo se rapproche d’une posture documentaire, portant un regard critique sur ce qui fait événement et impacte notre lecture du monde.  Ses recherches expérimentales font naître une multitude de matières premières à partir desquelles l’artiste fouille, compose et mixe jusqu’à engendrer des « glitchs » - sortes de parasites infiltrant le son et l’image pour venir faire « crisser » l’information - faisant ainsi jaillir, par la substance même, des sujets polémiques et grinçants. En balance entre un certain optimisme rêveur et contemplatif et une conscience réaliste et brutale de leur environnement naturel, sociétal, économique et politique, les œuvres de Soleïman Badat basculent sans cesse entre des formes résilientes et chaotiques, enchantées et dégénérescentes, et appellent en creux à une forme de révolte.

Leïla Quillacq, extrait de texte et entretien avec l’artiste, pour documents d'artistes La Réunion, 2020

 

Soleïman Badat’s plastic compositions are elastic and modular. His drawings and paintings use dark humour, while his photographic and videographic work adopts a more documentary posture that takes a critical look at what constitutes an event and therefore impacts our understanding of the world. His experimental research brings about a multitude of raw materials, which the artist delves into, arranges and mixes to generate “glitches” – parasites that infiltrate sound and image until the information they convey becomes “gritty” – and in doing so gives rise through its very substance to controversial and harsh subjects. Balanced between a degree of dreamy and contemplative optimism and a pragmatic awareness of their natural, societal, economic and political surroundings, Soleïman Badat’s works constantly oscillate between forms that are both resilient and chaotic, or enchanted and degenerative, and implicitly encourage a form of revolt. 

Leïla Quillacq, excerpt from a text and interview with the artist, for Documents d’artistes La Réunion, 2020.

Traduction : Lucy Pons, dans le cadre du Partenariat Centre national des arts plastiques / Réseau documents d'artistes.

 

/// Le dossier de l'artiste sur le site ddalareunion.org

Source

Documents d'artistes La Réunion

Dernière mise à jour le 14 décembre 2021