Alice AUCUIT

Un corps humanoïde à tête de cerf, angles doux et ronds, gris, poilu, les mollets sont très raccourcis et les pieds sont stylisés. Le personnage est assis, le dos droit, le cou porté en avant mais la tête droite, les extrémités des longs bras, mi sabots mi mains sont posées sur les genoux.

 Chimère, 2016. Grès de Saint-Amand, cuisson Anagama, hauteur 25 cm.

Biographie

 Alice Aucuit fait de la céramique son médium de prédilection, une pratique traditionnelle qu’elle associe à des techniques de transferts et de reproductions contemporaines. Travaillant par corpus, aux titres évocateurs, elle se met en condition de production via des temps d’immersion dans un lieu et son Histoire avec lesquels ses oeuvres entrent en dialogue. Archéologie absente, Parodie, La Part des Anges ou L’écho des Berceuses traitent ainsi pour chacun d’un patrimoine à la fois visible et invisible, point de départ de nouveaux récits. « Je détricote les contes et les mythes comme les faits d’actualités pour tisser des histoires anachroniques et syncrétiques que je brode sur la trame de l’Humanité » dit-elle. De l’intime à l’universel, du sacré au populaire, ces histoires figurent l’amour, la création, le féminin ou la mort et finissent par résonner dans l’inconscient collectif. Des thèmes qui s’inscrivent dans les cœurs et les ossements des séries Ker et Bone China, contenant en creux une certaine mémoire du corps et des contes, cathartiques, comme autant de vanités.

Leïla Quillacq, extrait de texte et entretien avec l’artiste, pour documents d’artistes La Réunion, 2020.

 

Alice Aucuit’s preferred medium is ceramics – a traditional craft that she combines with contemporary transfer and reproduction techniques. Working in series with evocative titles, she lays the groundwork for production by immersing herself in a location and its history with which her works can interact. Archéologie absente (Absent Archaeology), Parodie (Parody), La Part des Anges (The Angels’ Share) and L’Écho des Berceuses (The Echo of Lullabies) each tackle a heritage that is both visible and invisible, and which serves as a starting point for new narratives. “I unpick fairy tales, myths and current news items, and use them to weave anachronistic and syncretic stories that I embroider onto the canvas of Humanity”, she says. From the intimate to the universal, from the sacred to the popular, these stories feature love, creation, femininity and death, and end up resonating in the collective unconscious. These topics are deeply visible in the hearts and bones of the series Ker and Bone China, which carry an implicit memory of bodies and fairy tales – cathartic, like as many vanitas. 

Leïla Quillacq, excerpt from an essay and interview with the artist, for documents d’artistes La Réunion, 2020. 

Traduction : Lucy Pons, dans le cadre du Partenariat Centre national des arts plastiques / Réseau documents d'artistes.

 

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Source

Documents d'artistes La Réunion

Dernière mise à jour le 18 juin 2021