Ravel Ravel Unravel

Commande publique à Anri Sala
Manifestation/Festival

Anri Sala
<i>Ravel Ravel Unravel</i>, 2013
Pavillon français, 55e exposition internationale d’art La Biennale di Venezia

©Marc Domage

Le Centre national des arts plastiques, opérateur du ministère de la Culture et de la Communication dans le champ de l’art contemporain, grâce au dispositif de la Commande publique nationale, participe activement à la production des œuvres d’Anri Sala et contribue ainsi à l’enrichissement de sa collection.

Pour cette 55e exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, Anri Sala présente pour les espaces du Pavillon allemand où il sera exceptionnellement présenté, Ravel Ravel Unravel.

Un titre polysémique

Construit sur le verbe to ravel qui en anglais signifie « emmêler » et son contraire, to unravel, qui signifie « démêler », entre lesquels a été inséré l’homographe de to ravel, Ravel, en référence au célèbre compositeur français Maurice Ravel, auteur en 1930 du Concerto en ré pour la main gauche, qui constitue ici le cœur du projet d’Anri Sala.

Du son dans l'espace

Le cœur du projet d’Anri Sala réside dans l’interprétation d’une même musique par deux musiciens. L’artiste précise : « chaque film se concentre sur la chorégraphie de la main gauche s’appropriant l’intégralité du clavier, tandis que la main droite demeure immobile ».

Dans ces films Anri Sala poursuit son travail sur l’espace et le son ainsi que sur le langage silencieux du corps. Il propose une expérience sur la différence et le même, dans une œuvre ambitieuse, qui pousse encore plus loin ses recherches de spatialisation sonore. L’œuvre fait autant appel à l’intellect qu’au corps du spectateur, générant une puissante expérience physique et émotionnelle, l’immergeant dans la musique.

Pour Anri Sala, les espaces du Pavillon allemand s’avèrent riches en possibilités pour son travail sur le son et l’espace. Sans se focaliser sur l’histoire du bâtiment, l’artiste n’en est pas moins intéressé par les résonances particulières que celui-ci et son histoire donneront à son œuvre.

Un échange de pavillon avec l'Allemagne

Christine Macel, commissaire du pavillon français et Anri Sala ; Susanne Gaensheimer, commissaire du pavillon allemand et les artistes invités - le plasticien Ai Weiwei, les photographes indien Dayanita Singh et sud-africain Santu Mofokeng, ainsi que le réalisateur, scénariste et producteur franco-allemand Romuald Karmakar - ont décidé d’échanger les espaces des pavillons français et allemand à l’occasion de la biennale.

Le dialogue international joue aujourd’hui un rôle essentiel dans le monde de l’art, qui se caractérise bien plus par la perméabilité des sphères culturelles que par la rigidité des frontières nationales. Cet échange participe de cette vision d’une culture européenne commune, partie intégrante d’une communauté culturelle globale.

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Dernière mise à jour le 30 janvier 2020