La vie dans l’espace

Nouvel accrochage des collections du Mrac
MRAC - 34410 Sérignan
"La vie dans l’espace" avec Alain Séchas Peace, love..., 1999, Sarah Tritz Le Géant, 2015 et Isabelle Cornaro Untitled (P #10), 2018. Crédit : Huz & Bosshard.

Commissariat : Jill Gasparina
Artistes : Eduardo Arroyo, Marion Baruch, Stéphane Calais, René Caussanel, Nicolas Chardon, Nina Childress, Cocktail Designers, Isabelle Cornaro, Robert Crumb, Sophie Crumb, Raymond Depardon, Daniel Dezeuze, Bertrand Dezoteux, Hervé Di Rosa, Dubois & Sanaoui, Mimosa Échard, Jacob El Hanani, Erró, Peter Fischli & David Weiss, Helgi Þorgils Friðjónsson, Gérard Fromanger, Patrick des Gachons, Carsten Höller, Michael Just, Frédéric Khodja, Renée Levi, Didier Marcel, Allan McCollum, Jean Messagier, Véra Molnar, Francois Morellet, Olivier Mosset, Matt Mullican, Aurélie Nemours, Optical Sound & Pierre Beloüin, Maud Peauït, Bruno Peinado, Stéphane Pencréac’h, Guillaume Pinard, Alain Séchas, Lucy Skaer, Matias Spescha, Lucie Stahl, Peter Stämpfli, Claire Tenu, Roland Topor, Niels Trannois, Sarah Tritz, Tatiana Trouvé, James Turrell, Ida Tursic & Wilfried Mille, Emmanuel Van der Meulen, Claude Viallat, Jessica Warboys,…

Notion philosophique, éternel binôme du Temps, signe typographique féminin, terme désignant une étendue, un cadre, une institution, ou, dans un sens scientifique, toute la partie de l’univers située au-delà de l’atmosphère terrestre : le terme « espace » se caractérise, dans la langue française, par une large palette de sens et d’homonymes.
L’exposition La vie dans l’espace a été imaginée à partir de cette polysémie. Son principe consiste en effet à associer les acceptions cosmologiques et physiques du terme : d’un côté, l’espace extraterrestre infini que l’on commence à peine à explorer, et de l’autre, un espace terrestre bien spécifique et parfaitement délimité, que l’on arpente avec nos corps et où l’on peut fréquenter des oeuvres d’art, l’espace d’exposition. Que peut donc produire leur rencontre ?
Notons que cette association n’est pas totalement arbitraire. Dans les années 1910-1920, certains artistes russes, inscrivant leur démarche dans la mouvance du cosmisme (un courant religieux et philosophique né au 19ème siècle), proposent de « quitter la terre », décrivent les oeuvres comme des « satellites » (Malevitch) ou des « planètes en lévitation » (El Lissitzky) ou élaborent des projets de « villes volantes » (Krutikov). Leurs réflexions s’accompagnent d’expérimentations spatiales radicales, qui portent sur les modes d’accrochage des oeuvres d’art comme sur la conception spatiale et visuelle des expositions. La chronologie de l’art moderne se superpose d’ailleurs assez parfaitement à celle de la recherche spatiale. Les pionniers de l’astronautique qui mettent au point les grands principes du vol spatial, comme Constantin Tsiolkovski, ou font décoller les premières fusées à propulsion, comme Hermann Oberth ou Robert Goddard, sont en effet les exacts contemporains des premiers artistes modernes. À la question suivante – qu’est-ce que la vie dans l’espace ? – il apparaît ainsi que les artistes, habitués à penser l’occupation de l’espace par leurs oeuvres et les corps des spectateurs, soient tout aussi qualifiés pour répondre que les ingénieurs de l’aérospatiale ou les astronautes. Nourrie par ces histoires croisées, La vie dans l’espace n’est pas une exposition thématique. Elle est conçue comme un regard sur les collections du Mrac, revisitée à partir de principes d’accrochage empruntés à la recherche scientifique, au champ de la fiction, ou plus largement à l’imaginaire spatial. À chaque salle son principe et son autonomie visuelle, inspirés de notions comme l’habitabilité, l’architecture capsulaire, les images embarquées, les écosystèmes fermés, l’exobiologie, ou la gravité zéro. La vie dans l’espace est, au final, habitée par une grande analogie, celle qui se dessine entre le musée, imaginé pour conserver et exposer des collections d’oeuvres d’art, et les habitats spatiaux, conçus pour préserver coûte que coûte la vie dans le milieu le plus hostile qui soit, l’espace.

Commissaires d'exposition

Horaires

De septembre à juin:
ouvert du mardi au vendredi 10h-18h
et le week-end 13h-18h.
Dernière entrée au musée à 17h30.

Horaires d'été
Juillet et août:
ouvert du mardi au vendredi 11h-19h
et le week-end 13h-19h.
Dernière entrée au musée à 18h30.

Fermé le lundi et les jours fériés.
Ouvert à l'année.

Adresse

MRAC - 34410 146, avenue de la Plage - BP4 34410 Sérignan France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 29 juin 2020