Keiichi Tahara, Sculpteur de lumière

Prêts d'œuvres du Cnap
Exposition
Maison Européenne de la Photographie Paris
Keiichi Tahara, Appartement rue St Séverin Paris 5ème série fenêtre, 1973-1982

Keiichi Tahara, Appartement rue St Séverin Paris 5ème série fenêtre 1973-1982 (FNAC 94523)

À l'occasion de la rétrospective consacrée à Keiichi Tahara présentée à la Maison Européenne de la Photographie du 10 septembre au 2 novembre 2014, le Cnap a prêté 42 œuvres de cet artiste japonais. 

L'exposition

« La lumière du Japon, toujours voilée, n’a rien à voir avec celle de la France, très brutale et perçante. Et la nature de la lumière, j’en suis persuadé, a une incidence sur le paysage, les gens et même la langue que l’on parle ».
Depuis son arrivée en Europe en 1972, Keiichi Tahara se fascine pour la lumière, qu’il place au centre de son approche artistique. Un intérêt qu’on lui connait dans son travail en noir et blanc, mais qui transparaît également avec une série de polaroid couleur, exposée pour la première fois à la MEP: Écran.

L’exposition est une rétrospective qui retrace cette perpétuelle quête de la lumière, tel un fil rouge, à travers quatre grandes séries du « sculpteur de lumière » : Fenêtre, InBetween, Portraits et... Écran.
Dans sa première série, Fenêtre, Keiichi Tahara nous montre que le regard ne se focalise pas nécessairement sur un objet, mais « nage » dans l’espace et la lumière. Il nous invite à rechercher la forme de la lumière, et non plus la lumière à partir d’un objet.
À son emménagement à Paris, coupé du monde par la barrière de la langue, Keiichi Tahara se cloître dans sa chambre, avec pour unique ouverture vers l’extérieur, sa fenêtre. Ainsi, regarder à travers
elle, devient sa seule façon de communiquer avec le monde extérieur.
Naît alors la série Fenêtre, qu’il poursuit entre 1974 et 1983, notamment dans les différents appartements qu’il habite à Paris. « J’ai photographié les fenêtres de mon appartement comme si j’essayais d’établir et d’affirmer l’existence de mon « moi ». » La quête de lumière de Keiichi Tahara se balade au sein du labyrinthe de la mémoire.  L’intérêt que Keiichi Tahara porte pour la lumière le fait constamment osciller entre ce qu’il appelle la lumière blanche et la lumière noire, entre soleil et lumière imaginaire.

Complément d'information

Plein tarif : 8 € / Tarif réduit : 4,5 €
Gratuit le mercredi de 17h à 20h
Abonnement annuel : 30 € / Tarif réduit : 24 € / Carte Duo : 48 €

Les week-ends, de 15h à 18h, l’auditorium de la Maison Européenne de la Photographie propose une programmation de films en lien avec les expositions.
Tous les samedis, du 12 Septembre au 1er novembre, le film Cendres réalisé par Keiichi Tahara (32 minutes) sera projeté à 16h.

Artistes

Horaires

Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 20h
Accès à la billetterie jusqu’à 19h30
Fermé lundi, mardi et jours fériés

Adresse

5/7 rue de Fourcy
75004 Paris
France