Evariste Richer

Exposition
Arts plastiques
La Galerie Noisy-le-Sec

Evariste Richer, La Montagne, 2006, épreuve chromogène, 120 x 170 cm Carte postale agrandie et retournée à 180° © Evariste Richer. Production Irmaveplab

Deux ans après « Fabriques du sublime », La Galerie, Centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec, invite à nouveau Evariste Richer pour l'accompagner cette fois dans sa première exposition personnelle en France. Celle-ci, dont les oeuvres ont toutes été produites spécialement pour l'occasion, se présente sur un mode moléculaire - les oeuvres s’enchaînant les unes aux autres par association visuelle ou sémantique. Intitulée « La Rétine » en référence à la préciosité de l’organe de vision, l’exposition convoque l’art comme acte de percevoir. À travers une mise en abîme des mécanismes de perception, l’exposition est conçue comme une série d'expériences rétiniennes mettant en parallèle différents phénomènes de troubles de la vision et la manière dont nous appréhendons le monde.

Complément d'information

Deux ans après « Fabriques du sublime », La Galerie, Centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec, invite à nouveau Evariste Richer pour l'accompagner cette fois dans sa première exposition personnelle en France.

Celle-ci, dont les oeuvres ont toutes été produites spécialement pour l'occasion, se présente sur un mode moléculaire - les oeuvres s’enchaînant les unes aux autres par association visuelle ou sémantique. Intitulée « La Rétine » en référence à la préciosité de l’organe de vision, l’exposition convoque l’art comme acte de percevoir.

À travers une mise en abîme des mécanismes de perception, l’exposition est conçue comme une série d'expériences rétiniennes mettant en parallèle différents phénomènes de troubles de la vision et la manière dont nous appréhendons le monde.

Pour une part, celle-ci poursuit l’approche alchimique d'un monde vu sous l'angle de ses composants climatiques, géologiques et cosmiques qui caractérise depuis une dizaine d'années les travaux d'Evariste Richer, dans lesquels abstraction et retenue formelle vont de paire avec sublimation. Ce processus est catalysé dans l’oeuvre la plus petite de l’exposition : Le lingot mort, un étalon-or de cinquante grammes d’or dans lequel l'artiste a fondu un plomb de chasse. Le désir d'alchimie du plomb en or est ici inversé, pour renvoyer à l’altération entropique que provoquerait une tâche à l'oeil. Procédant de cette même approche, la série des équivalents, affiches publicitaires au format 4 par 3 retournées pour devenir un nuancier infini de gris et de bleu, laisse ici place à une transfiguration du réel.

Un retournement de l’espace d’exposition vers le monde extérieur est également à l’oeuvre dans la présentation d’Une ville contemporaine, panorama dessiné selon le procédé de l’anaglyphe. La ville apparaît par mirage dans une illusion d’optique épousant en courbe l'architecture de La Galerie pour l'inscrire dans une ligne d’horizon imaginaire. De même, offrant par infra-mince au visiteur de nouveaux points de fuite sur le contexte urbain immédiat, les sculptures Ellipse et Eclipse - deux grands réflecteurs de cinéma or et argent, conçus sur mesure et placés face aux fenêtres de La Galerie - génèrent un double effet visuel entre intérieur et extérieur de l’espace d’exposition, tout en s’inspirant de phénomènes d’éblouissement cosmique. Leur réversibilité et leur forme renvoient à une autre oeuvre de l'exposition : Pôle Nord et Pôle Sud, deux vinyles blancs, vierges de toute gravure, fixés chacun au mur par un aimant légèrement décalé par rapport à son axe central, jouant ainsi de la distance entre pôle magnétique et pôle physique.

Cette sensation de repère mouvant est au coeur de la peinture Slow Snow, quadrillage noir sur blanc, qui, tout en reprenant la grille du test optique d’Hermann, sublime l'abstraction géométrique en vibrations scopiques. Le motif de la grille se retrouve dans Papier millimétré, une feuille A4 dont la fine trame bleue a été reproduite manuellement. Rejoignant les travaux précédents de l’artiste sur les étalons-mesure, cet ensemble d’oeuvres interroge notre perception même en posant l’hypothèse d’une imperfection au regard des codes de référence. Enfin, élargissant au champ du langage la réflexion sur la dualité récurrente dans l’exposition, un film met en scène un perroquet gris du Gabon sur son perchoir dans un studio d’enregistrement, face à un micro. Les réactions de l’animal désorienté déterminent les mouvements de caméra, plaçant le spectateur dans une situation d’attente, à l’affût d’un possible dédoublement dans lequel il pourrait basculer.

Artistes

Autres artistes présentés

Repères biographiques sur l’artiste Evariste Richer est né à Montpellier en 1969. Il vit et travaille à Paris. Evariste Richer est diplômé de l’École nationale des beaux-arts de Grenoble (1992) et de l’École nationale d’art de Cergy-Pontoise (1994). Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives dont « Uchronies et autres fictions », FRAC Lorraine, Metz (2006) ; « Premier jour » à Irmaveplab, lieu de création contemporaine, Châtillon-sur-Marne (2006) et récemment « Feu la sonde » à la galerie Martine et Thibault de la Châtre et « L’Île de Morel » au Centre Photographique d’Île-de-France à Pontault Combault. Du 14 novembre au 5 décembre 2007, il présentera une exposition à Point Éphémère où il est actuellement en résidence. Il développe également un projet d’investigation sur Chandigarh en Inde.

Partenaires

Ville de Noisy-le-Sec, la Direction régionale des affaires culturelles - Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et le Conseil régional d’Ile-de-France.

Adresse

La Galerie 1 rue Jean Jaurès 93130 Noisy-le-Sec France
Dernière mise à jour le 2 mars 2020