Des communautés corsaires

Programmation de films soutenus par le Cnap dans le cadre de l’exposition « Auditorium »
Projection/Diffusion audio
Frac Bourgogne Dijon
Affiche du film de Benjamin Naishtat, Historia del Miedo, 2014.

Affiche du film de Benjamin Naishtat, Historia del Miedo, 2014.

Le Pôle d’Art Contemporain de Dijon — réunissant le Musée des Beaux-arts de Dijon, l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, le centre d’art Le Consortium et le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne — propose cinq soirées-projections au cœur de l’exposition « Auditorium » de Franz West. Inaugurée le 3 juillet dernier à l’église Saint-Philibert, les spectateurs prendront possession de l’œuvre en s’installant sur les canapés.

Le Pôle d’Art Contemporain de Dijon en collaboration avec le Centre national des arts plastiques présentent les 11, 12, 17 et 18 septembre 2015, une sélection de films intitulée Des Communautés corsaires. Cette sélection est proposée par Pascale Cassagnau, responsable des collections audiovisuelles et nouveaux médias au Cnap, elle est également docteur en histoire de l’art et critique d’art.

Quatre films composent ce programme. Ils mettent tous en scène des figures de communautés improbables et invisibles. Ces films composent une métaphore « énorme » de notre monde, dont parle Werner Herzog dans l’un de ses textes sur le cinéma, mettant en jeu des registres d’écriture diversifiés. Dans chacun de ces films, la caméra est le témoin patient et discret de ce qui est filmé. Ils construisent des documentaires  sur une communauté, filmée comme un reportage. À son tour la fiction met en doute l'architecture du réel. Si la fiction contribue à analyser le réel, le réel recadre la fiction. Les films d’Antoine Barraud, Benjamin Naishtat, Nicola Sornaga, César Vayssié multiplient les jeux croisés de la construction de la réalité par l’écriture filmique contrariée à son tour par la fiction.

Programmation

11 septembre, 20h
Benjamin Naishtat, Historia del Miedo, 2014,1h19, soutenu en 2013 par le Centre national des arts plastiques.
Le récit de L’Histoire de la peur se situe dans un non-lieu d’une banlieue pavillonnaire argentine, mettant en scène le quotidien des membres d’une famille sans qualités. Les instantanés des  journées  ordinaires,  placés sous le registre d’une paranoïa sans visage ni cause avérées, forment une structure fragmentée et répétitive, qui multiplie les d’une manière subtile les hypothèses de son récit.

12 septembre, 20h
Alex Pou, Histoire de l’ombre (Histoire de France), 2013, 1h40
Histoire de l’ombre (Histoire de France) met en scène l’errance de deux personnages dans une forêt la nuit,  à travers une géographie fantomatique, sorte de chambre d’échos sonores. Tourné à Tremblay, Alex Pou évoque ainsi le travail accompli sur le paysage : « A Tremblay, on sent la ville finir, l’agglomération urbaine se transformer, on sent bien dans ce paysage les lignes de fuites, partout. Ce sont les pylônes électriques, les avions, les autoroutes qui traversent les champs et qui filent vers l’horizon. Il y a une grande force invisible qui découpe le paysage. »

17 septembre, 20h
Antoine Barraud, Le Dos rouge, 2014, 1h45, soutenu en 2013 par le Centre national des arts plastiques.
«Je voulais depuis longtemps confronter un cinéaste à certaines peintures qui m'obsèdent et qui mettraient en écho son œuvre.Il m'a semblé que le cinéma de Bertrand Bonello rentrait en résonance de façon particulièrement puissante avec les toiles que j'avais en tête, qui abordent toutes le thème de la monstruosité ». Conçu comme un atelier de la création vivante, le film d'Antoine Barraud dessine une histoire de l'art et du cinéma, tout en inventant des vies imaginaires et une filmographie rêvée du cinéaste Bertrand Bonello.

18 septembre, 20h
Nicola Sornaga, Le dernier des Immobiles, 2003, 1h45, soutenu en 2002 par le Centre national des arts plastiques.
Le film de Nicola Sornaga oscille en permanence entre la dimension du reportage et celle de la fiction, entre l'essai réflexif sur la création, le monde , l'imaginaire, et la fable, le burlesque.
Le « portrait - en - récit » de l'écrivain Matthieu Messagier ne possède ni fil conducteur ni scénario, mais un certain nombre de digressions principales, de sentiers qui bifurquent sans jamais ramener le récit dans un droit chemin narratif ou documentaire.

Commissaires d'exposition

Adresse

Rue Michelet
21231 Dijon
France

Dernière mise à jour le 23 mars 2020