Bruno ROUSSELOT | A, C, D, E, F, L, T | tableaux

première exposition personnelle à la galerie Oniris
Exposition
Arts plastiques
Oniris Rennes

En novembre 2013, la galerie Oniris accueille pour la première fois les peintures de BRUNOROUSSELOT à Rennes avec une exposition intitulée “A, C, D, E, F, L, T”.

 

Malgré les apparences, BRUNO ROUSSELOT n’est pas un artiste géométrique. À l’art géométrique, il emprunte le goût pour une peinture constituée des formes les plus simples et de leur transformation, mais il refuse tout ce qui pourrait faire apparaître le tableau comme le produit d’un système, d’une procédure impersonnelle.
Il n’est pas pour autant un artiste lyrique ! Certes, ses œuvres sont des agencements librement colorés, mais ces agencements n’ont aucune fonction sentimentale ou expressive.
BRUNO ROUSSELOT dit : « je ne construis pas, j’organise ».

Au départ du travail : le dessin. C’est lui qui est le moteur de la peinture. Des dessins sur papier calque permettent, par superposition, d’essayer diverses compositions ; ce n’est que lorsque le dessin lui semble “terminé” – après ce qu’on pourrait appeler, par analogie avec la photographie, une mise au point – que BRUNO ROUSSELOT trace les quatre lignes qui vont constituer le cadre, déterminer le format, les proportions de la toile, puis reporte le dessin méthodiquement sur la toile.

Les lignes déterminent des surfaces qui peuvent se prolonger au-delà du tableau – des sortes de hors-champ –, ou s’inscrire au contraire totalement à l’intérieur du cadre. Mais, si l’on regarde de près, ces lignes ne sont pas des limites rigoureuses, mais plutôt des bords pour la couleur : ils peuvent comporter des accidents, et ne donnent pas le sentiment d’enfermer la couleur.

Si, au départ, le choix de la couleur peut être totalement libre, une couleur va, au bout d’un moment, devenir déterminante et constituer la forme ou le fond à partir duquel les autres éléments du tableau vont s’organiser et prendre sens.

La toile est plane, les couleurs sont égales entre elles : ce qui compte, c’est l’ambiguïté du rapport forme-fond.
La couleur, mate, saturée, a pendant longtemps été appliquée au rouleau ; depuis quelque temps, Bruno Rousselot travaille au pinceau. D’où des jeux de matière qui peuvent être plus ou moins perceptibles, l’essentiel restant toujours de trouver le “ton juste”, celui qui fera apparaître la qualité de la surface, la matière ou l’opacité de la couleur, l’accrochage de la lumière par la peinture.

Tout le travail de BRUNO ROUSSELOT s’organise autour de quelques séries. Pour cette première exposition à la galerie Oniris, des œuvres de toutes les périodes sont présentées, même si l’accent est mis sur les travaux les plus récents.

 

La dénomination des séries est ambivalente. Le recours à des initiales (A, C, D, E, F, L, T) peut faire penser à un système très abstrait, presque mécanique. Toutefois, chacune des initiales est associée à un nom évocateur : Aurore, Concorde, Delta, Éclat, Fragmentation, Labyrinthe, qui peut renvoyer aussi bien aux éléments formels du tableau qu’à une vision ou un moment extérieur. Concorde, par exemple, est une série constituée sur la base de rectangles colorés ; elle évoque le nom de tableaux de Barnett Newman ou d’Ellsworth Kelly… Et la série a été commencée à l’époque de la guerre en ex-Yougoslavie. Mais les tableaux de cette série ne sont pourtant en relation directe avec aucun de ces éléments ou événements.

Chaque série est composée à partir de quelques éléments (des formes triangulaires dans Aurore, des formes quadrangulaires dans Concorde, une ligne brisée dans Labyrinthe…), qui peuvent générer des tableaux de même format, mais de composition et de couleurs variables.

Les formes qui apparaissent semblent le plus souvent donner un sentiment d’instabilité, de mouvement sur la surface. Parfois elles peuvent donner l’illusion de profondeur. En fait, le jeu entre des surfaces qui avanceraient et d’autres qui reculeraient n’existe pas. BRUNO ROUSSELOT n’en a pas conscience, et, d’ailleurs, ne les voit pas. Pour lui la toile est plane et les couleurs sont égales entre elles.

La conviction que le tableau est fondamentalement un jeu de la couleur et de la lumière sur une surface situe BRUNOROUSSELOT dans le champ de la peinture abstraite tel qu’il s’est constitué ces cinquante dernières années, notamment autour des démarches minimalistes, peut être plus que constructivistes ; d’où son intérêt pour des artistes comme Donald Judd, Mark di Suvero, Brice Marden, Robert Ryman…

Mais son originalité est d’y avoir introduit, dès le départ, une humanité certaine : l’idée d’une connivence entre l’artiste et le spectateur n’est pas chez lui simplement fortuite. Ses œuvres ne sont pas le reflet d’une méditation qu’il chercherait à transmettre ; dans le sillage d’Alberto Magnelli ou de Martin Barré par exemple, elles créent, pour le spectateur, les conditions d’une méditation dans et avec le temps.

Tarifs :

accès libre

Complément d'information

EXPOSITION : DU MARDI 05 NOVEMBRE AU MERCREDI 11 DÉCEMBRE 2013

VERNISSAGE OUVERT À TOUS : MARDI 05 NOVEMBRE DE 18H À 20H EN PRÉSENCE DE L’ARTISTE

La galerie Oniris est située 38 rue d’Antrain à Rennes / face au cinéma l’Arvor

la galerie est ouverte à tous du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 + également sur rendez-vous en matinée ou le lundi | contact info au 02.99.36.46.06 ou 06.71.633.633

Artistes

Horaires

du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 | possibilité de rendez-vous en matinée et les lundi au 06.71.633.633 exposition du mardi 05 novembre au mardi 11 décembre 2013 | vernissage : mardi 05 nov. 2013

Adresse

Oniris 38 rue d'Antrain 35700 Rennes France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020