Ariel Orozco

Exposition
Arts plastiques
Galerie Suzanne Tarasiève - Loft 19 Paris 19
Artiste cubain ne en 1980 / vit et travaille a Mexico City La galerie Suzanne Tarasieve présente la première exposition à Paris de l’artiste cubain Ariel Orozco. Inscrivant sa démarche dans le contexte de la ville et ses habitants, Ariel Orozco se range parmi les artistes capables de créer des ?uvres complexes et dérangeantes avec trois fois rien. Son travail, à forte composante politique et sociale, privilégie la forme de l’« action » physique méthodiquement enregistrée dans une série de photographies. Cette économie de moyens jette un éclairage insolite sur la logique des actes quotidiens et leur beauté ou inutilité présumée. Qu’il s’agisse d’acheter un unique haricot et d’enrôler vingt volontaires pour l’aider à le pousser sur les trois kilomètres qui séparent son domicile du marché (Le que sucede e no se ve / Ce qui se passe et ne se voit pas, 2005) ou de trier minutieusement le riz blanc et le riz grillé (Los malos y los buenos / Les mauvais et les bons, 2005), il déploie des efforts démesurés dont l’inanité rappelle irrésistiblement la réalité politique et sociale à Cuba. Les thèmes de l’usure et de la mendicité éveillent des résonances tout aussi actuelles. Doble desgaste / Double usure (2005) est un chef-d’?uvre d’auto-effaçage que l’artiste qualifie d’« action » : il dessine systématiquement une gomme et efface le dessin avec la gomme en question jusqu’à ce qu’il n’y ait plus ni dessin ni gomme, toute l’opération étant enregistrée sur une série de photographies. Une autre action de 2005, Esencia / Essence, a consisté à faire la manche à La Havane et à Mexico pendant cinq mois, le temps de récolter la somme nécessaire pour acheter un flacon de Chanel n° 5 (soit 98,55 dollars). Toutes ces ?uvres ont une portée qui dépasse largement les données politiques et sociales bien précises avec lesquelles elles ont des liens évidents. Malgré son économie de moyens et son ancrage cubain, l’art d’Ariel Orozco se caractérise par une généreuse fertilité, autorisant une multitude de lectures grâce à sa poésie concise et à l’émotion qui le traverse discrètement. CHRIS SHARP Traduit de l’anglais par Jeanne Bouniort *** The galerie Suzanne Tarasieve is happy to present the first exhibition in Paris of Cuban artist Ariel Orozco. Born in Sancti Spiritus, Cuba in 1979, Ariel Orozco now lives in Mexico City. Known for using the city and its inhabitants as the context of his practice, Ariel Orozco can be grouped among those artists who produce complex and challenging works of art with virtually nothing. Political and social by nature, his practice largely consists of ‘actions,’ or interventions, which he methodically documents through photos. His is an economy of means that seeks to illustrate in unusual ways the economy of everyday efforts and the alleged vanity or beauty of such efforts. Whether it be buying it a single bean and asking twenty volunteers to help him roll it two miles to his home from the market, Lo que sucede e no se ve (What Happens and Is Not Seen) (2005) or meticulously separating burnt grains of rice from white grains of rice, as in Los Malos y Los Buenos (The Bad and The Good) (2005), such hyperbolic exercises in futility cannot be separated from the present day social and political reality in Cuba. Other very socially and politically germane themes range from the notion of attrition to begging. A self-erasing masterpiece par excellence Doble Desgaste, (Consumption) (2005), which, the artist refers to as an "action," consists of the artist systematically drawing a portrait of an eraser, erasing the portrait with the same eraser, and repeating the process until the eraser and the portrait are gone, the whole process documented via photos. Esencia (Essence) (2005), another "action," was the result of panhandling around Havana and Mexico City over the course of five months enough money to buy a single bottle of Chanel No.5 (98.55 US). Although directly linked to very specific political and social realities—and this seems unnecessary to say— this work’s impact and relevance cannot be limited to those realities. Despite his formal economy and its background, Ariel Orozco’s practice is marked by a generosity capable of accommodating a multitude of readings and social realities, and is not without a tight, pithy poetry and a correspondingly restrained pathos. Akin to previous projects in Havana, Mexico City, and Melbourne in which the artist worked with the specific urban context of each respective city, Orozco plans to present work specifically related to and created during his sojourn in Paris for his first show at the Suzanne Tarasieve gallery. CHRIS SHARP

Accès mobilité réduite

Oui

Adresse

Galerie Suzanne Tarasiève - Loft 19 5 Villa Marcel Lods 75019 Paris 19 France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020