Actifs réactifs² : des artistes engagés en art, à l'ouest

Exposition
Arts plastiques
Le lieu unique - 44013 Nantes

8 artistes ou groupe d'artistes qui s'attachent à 8 projets singuliers mis en lumière au lieu unique, cet été. exposition qui réunit des pièces créées spécialement pour cet événement dans la Cour du lieu unique.

Complément d'information

communiqué de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ACTIFS/RÉACTIFS. 2 / 26 JUIN - 21 SEPTEMBRE 2003
Des artistes engagés en art, à l’Ouest
Michel Aubry, Pierre Besson, Jean Sylvain Bieth, Philippe Cognée, Nicolas Floc’h, Christophe Vigouroux, Jean-Michel Sanejouand, Ipso Facto (JF Courtilat/Guillaume Paris, JF Guillon/Michel Guillet, David Rolland/Alix Delmas)



Rien de nouveau à l’ouest ? C’est à voir.
Nous croyions avoir épuisé le réservoir des forces vives et créatrices, sinon en avoir offert un panorama quasi exhaustif lors de l’exposition Actif/Réactif. La création vivante à Nantes, durant l’été 2000. Il n’en est rien. D’autres artistes sont venus, d’autres artistes sont restés, remettant sans cesse en question leurs responsabilités et leurs choix au travers d’une attitude qu’on appelle engagement.
Si la première édition se faisait l’écho d’une vitalité de l’art plus spécifiquement à Nantes, par l’intermédiaire d’institutions comme l’Ecole régionale des beaux-arts et son post-diplôme international, la seconde version s’élargit à l’ouest et au choix du nombre, préfère la particularité de certains engagements.
C’est ainsi que Actifs/Réactifs.2 prend un -s désignant les 8 artistes ou groupe d’artistes qui s’attachent à 8 projets singuliers mis en lumière au lieu unique cet été 2003.

Michel Aubry, attaché à repenser les rapports à l’histoire, en particulier celle des guerres, réinterprétera sa salle d’armes en ajoutant aux objets déja présents en cire, en bakélite ou en roseau un mobilier créé à partir des résidus métalliques qui, toujours aujourd’hui, polluent des secteurs entiers d’Alsace, meurtris par la guerre 14-18. S’inspirant d’un système archaïque musical sarde, utilisant des roseaux pour fabriquer les instruments de musique, Michel Aubry se réapproprie le monde qui l’entoure en le mesurant à l’aune de ces cannes sonores mettant ainsi les objets en musique.

Pierre Besson construit des images complexes en mélangeant différentes sources de réalité (photographies d’architectures et d’intérieurs d’ordinateurs) qu’il travaille par couches, proposant des mondes clos, souterrains, comme naufragés, tout droit sortis de récits d’une fiction où l’humanité semble s’engloutir dans un environnement high tech.

Jean Sylvain Bieth met en scène dans ses ¦uvres des moments importants de l’Histoire abordant le thème de la « banalité du mal ». Il exhume ainsi le passé négrier de Nantes, capitale de la traite française, en transposant des motifs d’indienne, ces étoffes de médiocre qualité servant de troc contre des esclaves. Il en fait, pour le lieu unique, des tapis tissés séduisants qu’on pourrait fouler avec plaisir.

Philippe Cognée nous invite à plonger au c¦ur même de La peinture, de Sa peinture en créant pour l’exposition 36 tableaux qu’il aligne comme les arrêts sur image d’une vision cinématographique de carcasses de vaches défilant dans un abattoir.
En se référant au b¦uf écorché de Rembrandt ou à Soutine, Philippe Cognée signe son engagement en peinture et réalise pour cette installation une véritable performance.

Nicolas Floc’h rafraîchit la cour du lieu unique en y faisant couler une rivière sèche de pierres égrenant chacune le son d’un torrent ou d’un cours d’eau. Combinant des éléments naturels à l’aide de machines inventées par l’homme (carottage des pierres et enregistrement des sons) l’artiste compose un monde poétique artificiel dans un environnement post-industriel .

Christophe Vigouroux utilise les moyens de peinture classique traditionnelle pour fabriquer des images lisses trouvées dans des illustrations de prospectus, des emballages ou des détails d’¦uvres fournis dans des livres. Ces images existant quelque part en nous se libèrent de leur fonction commerciale et s’ouvrent à d’autres lectures. Pour le lieu unique, Christophe Vigouroux, sous une apparente légèreté et dans un climat de douceur, évoque l’image de soi et son conditionnement social.

Jean-Michel Sanejouand - grande figure de l’art éloignée des salons parisiens ou autres lieux de cultes médiatiques - peint depuis 40 ans quand sa passion est... pour la sculpture monumentale. D’où des espaces étonnants en noir et blanc, paysages aberrants comme rêvés - des espaces qui rendent visibles la lacune, le vide, le plein, le délié, la ronde bosse. Pour l’exposition à Nantes, Jean-Michel Sanejouand crée une nouvelle série intitulée les « Espaces critiques ». Une sélection rétrospective permettra de mieux (re)découvrir ce très grand talent.

Tout à côté, un atelier est confié à Ipso Facto, lieu d’exposition nantais, aventure menée par deux plasticiens et un chorégraphe qui invitent d’autres artistes pour mieux les regarder. Leur credo : dualité, échange, dialogue. C’est ainsi que Jean-François Courtilat, Jean-François Guillon et David Rolland convient Guillaume Paris, Michel Guillet et Alix Delmas pour un tête-à-tête estival au lieu unique.

HORAIRES DE L’EXPOSITION : Du mardi au samedi de 13h à 19h, le dimanche de 15h à 19h / Entrée libre

Commissaire de l’exposition : Patricia Solini, responsable des Arts Plastiques au lieu unique, assistée de David Moinard

Artistes

Autres artistes présentés

m aubry, p besson, j s bieth, ph cognée, n floc'h, ch vigouroux, j-m sanejouand, ipso facto

Adresse

Le lieu unique - 44013 2, rue de la Biscuiterie 44000 Nantes France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020