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Centre national des arts plastiques

Actualités

2019-2007

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Trois bureaux d'architectes auditionnés pour le futur bâtiment du Cnap à Pantin

12 septembre 2018
  • Vue extérieure, Cnap, Pantin
    Crédit : Carole Fékété

  • Vue extérieure, Cnap, Pantin
    Crédit : Carole Fékété

  • Vue intérieure, Cnap, Pantin
    Crédit : Carole Fékété

Acheté par l'État le 15 juin 2017, le bâtiment dans lequel le Cnap s'installera en 2022, est situé au 81, rue Cartier-Bresson à Pantin. Le site comprend un bâtiment principal de presque 25 000 m², datant du milieu des années 1960, qui bénéficie d'une structure porteuse en béton.
S'inscrivant dans le ZAC du futur écoquartier gare de Pantin-Quatre Chemins, l'enjeu actuel est de valoriser ce bâtiment et de requalifier son inscription dans la ville. Pour ce faire, le ministère de la culture a confié la maîtrise d'ouvrage à l'OPPIC (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture). Un marché public a été publié en avril 2018 ayant pour objet la mission de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation et l'extension de bâtiments à destination d’'accueil du Centre national des arts plastiques.

À l'issue du jury de sélection qui a examiné les 79 dossiers de candidature reçus, trois cabinets ont été retenus :

Bona Lemercier, architectes designers + L'AUC AS, architectes urbanistes + Paul Vincent, architecte associé 

Bruther, architecte + DATA, architecte associé

Lacaton & Vassal Architectes, architectes + Emmanuelle Delage, architecte associée

La procédure est celle d'un dialogue compétitif qui donnera lieu à la mi-octobre au choix définitif du mandataire par le jury de sélection.
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LES LOCAUX ACTUELS DU CNAP
Dispersé sur plusieurs sites et dans des bâtiments distincts, le Cnap souffre d'un manque d'adresse visible, d'une saturation de ses espaces de réserves et de locaux peu adaptés à l'exercice de ses missions.
L'installation du Cnap à l’horizon 2022 dans un nouveau bâtiment qui regroupera l’ensemble de ses équipes, de ses fonctions ainsi que les réserves de la collection est un immense enjeu pour l'établissement. Le choix de ce nouveau lieu est un signal fort que le ministère envoie à l’ensemble des acteurs des arts visuels en France et à l’étranger.
Le nouveau bâtiment permettra au Cnap d'assurer l'ensemble de ses missions, de soutien à la création, d'information auprès des professionnels, d'acquisition, de gestion et de diffusion de la collection, sur un seul site adapté. Il regroupera, en plus des espaces de travail de l'équipe, des espaces d'accueil pour ses partenaires (artistes, commissaires, chercheurs, professionnels du monde de l'art), des lieux de ressources(documentation, salle de présentation...), de consultation d'œuvres, des ateliers de traitement et un lieu de conservation pour la collection dont il a la charge.
En complément des besoins exprimés par le Cnap, et dans un soucis de mutualisation des réserves, le ministère de la Culture a souhaité également que soient étudiées les possibilités d'accueil des réserves du Mobilier National.
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81 RUE CARTIER-BRESSON, PANTIN

1802
Avec la construction du canal de l’Ourcq, conçu pour favoriser les e changes commerciaux, la ville de Pantin connaît un fort développement industriel. Au même moment, la mécanisation des systèmes de fabrication nécessite de plus grandes surfaces. Pantin, disposant de vastes étendues de terrain, passe alors de ville rurale à cité industrielle.

1859
La Société française des cotons à coudre, crée par Claude Bresson, quitte Paris pour installer une filature de plus de 14 000 m2, sur un espace encore agricole qui deviendra le nouveau quartier des Quatre-Chemins, à Pantin. C’est Claude-Marie Cartier, son gendre, qui fait construire l’usine dans laquelle le fil de coton est traité, teinté, mis en bobine puis commercialisé. Le fils de celui-ci, Henri Cartier-Bresson, donne son nom à la rue dans laquelle se situe La nouvelle adresse du Cnap. Il est également le grand-père du célèbre photographe homonyme, né en 1908.

1930
À partir des années 1930, la parcelle du 81 de la rue Cartier-Bresson devient la propriété de la Brasserie de la Comète, qui, en 1962, y construit un nouveau bâtiment très proche de celui que l’on connaît aujourd’hui. L’entreprise champenoise y fabrique notamment la bière Slavia. Elle trouve à Pantin un lieu idéal pour se développer grâce à l’eau des nappes phréatiques présentes sous la ville. Un puits, toujours présent sur le site, témoigne de cette utilisation.

1970
Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire du bâtiment. La société Socobor, appartenant au groupe Perrier, s’installe dans le bâtiment. Elle produit notamment la boisson Oasis, à raison de 110 millions de bouteilles fabriquées chaque année. Rachetée en 1990 par le groupe Cadbury-Schweppes, l’entreprise produira également le Bali, l’Atoll ou le Gini, jusqu’en 1998.

1990
À la fin des années 1990, Cadbury- Schweppes souhaite augmenter sa production, or la nappe phréatique ne peut supporter des forages plus importants, ce qui met un terme à l’exploitation industrielle de l’eau pantinoise Le bâtiment est alors racheté par le groupe Vetura – Fabio Lucci, propriétaire de la marque Tati, qui le transforme en lieu de conception et de stockage de vêtements.

2018
Le Cnap ouvre exceptionnellement, avant travaux, et le temps d'un week-end, les portes de sa « nouvelle adresse ». Performances, musiques et paroles live, œuvres in situ, salon d'écoute et cinéma éphémère sont à découvrir dans ce bâtiment de 25 000 m², qui accueillera le Cnap en 2022.

 

Voir la visite virtuelle du site à Pantin : http://www.cnap.fr/360/

 

 

Dernière mise à jour le 13 mars 2019