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Centre national des arts plastiques

Galerie Anne Barrault

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Sarah Tritz

Du fauteuil de mon roi rose

Arts plastiques - Exposition
02 • 30 avril 2011
« ...d'un seul souffle... »* « La comtesse enlève ses plumes et accepte de s'amuser avec une tige plutôt qu'un meuble entier. Néanmoins la tige doit retrouver le marbre et le tilleul des Tropiques, autrement elle n'a pas de force. »* L'oeuvre polymorphe de Sarah Tritz nous révèle à travers cette exposition personnelle à la Galerie anne barrault son attachement à l'espace et aux modalités de son appropriation. L'artiste présente ses nouvelles pièces empruntes d'un anachronique lyrisme, où les formes architecturales jouxtent ses collages et dessins. Les expériences de constructions-déconstruites suggèrent les pistes de perdition et nous pousse à en franchir le seuil. Les variations autour de ses propres référents qui chevauchent l'histoire de l'art et balisent l'esthétique de cette dernière, confèrent à son oeuvre une sincère désinvolture quant à l'esthétique actuelle. Cette démarche convoque un projet ambitieux, celui de réactiver le radicalisme d'un art total. Mais est-ce là une oeuvre totale qui est adressée au public ou une dérive possible? Une problématique à laquelle ne déroge pas le travail de Sarah Tritz est bien celle du geste, à savoir comment le transmettre à travers ses productions. L'immédiateté, ou plutôt l'instantanéité de réalisation de ses pièces vient en donner une expression temporelle. Une cristallisation du geste nous lie à ses désirs, à ses songes et à ses doutes. « Structurel » et « sauvage » résumerait le paradoxe qu'entretient Sarah Tritz avec la trace de sa gestuelle. Un meuble pensé comme socle, des fragments de pièces disparates et les principes mémoriels de réalisation de ses dessins et collages rendent compte de la pluralité de sa production. Dans les dédales qu'engage la diversité des supports et points d'accroches qu'elle y parsème, l'expérience physique s'inscrit comme une articulation incontournable. A l'expression délibérément maladroite de certaines de ses pièces vient s'ajouter une recherche très aboutie de matériaux. A l'instar de ses collages, l'agencement de ses productions où accumulation et saturation stratifient les compositions, évoque la résistance de l'artiste dans sa confrontation à l'objet. Au coeur de cet environnement, la configuration de la galerie se voit malmenée, elle y surimpose une structure formée par des murs en carreau de plâtres. Cette réfraction projetée dans l'espace dédié à l'exposition permet la transition du temps d'expression à l'instant de son apparition. C'est au regard de ces productions qui nous poussent en marge de toute classification artistique que nous prenons la mesure des dérives et diversions orchestrées par l'artiste. Guillaume Hervier *Les citations en exergue de cet article sont extraites d'un échange entre Sarah Tritz et Guillaume Hervier lors de l'élaboration de la présente exposition. Avec le soutien du CNAP, Centre national des arts plastiques (aide à la première exposition) ministère de la Culture et de la Communication.
Horaires : 
La galerie est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h.
Dernière mise à jour le 23 sept. 2011

Galerie Anne Barrault

51, rue des archives
75003 Paris 03
France
Téléphone : 09 51 70 02 43
Directeur : Anne Barrault