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Centre national des arts plastiques

FRAC Normandie Caen

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Mortel !

Une proposition de Mathieu Mercier

Arts plastiques - Exposition
25 juin • 30 septembre 2011

L’artiste Mathieu Mercier a répondu à l’invitation du FRAC Basse-Normandie en proposant un choix d’œuvres de la collection, dans lequel acquisitions récentes et anciennes se côtoient. Axée sur l’idée de la dégradation, cette exposition met en regard des œuvres formellement très différentes et aux techniques plurielles (photographie, peinture, lithographie, sculpture, céramique). Certains travaux sont explicitement en lien avec la guerre. "Don’t be a Chocolate Soldier" de Micha Laury est constitué de figurines de soldats en chocolat. La figure du soldat est également présente dans le portrait du fusilier marin de Charles Fréger. Michel Aubry réinterprète le mythe du héros dans ses Mise en musique et avec "La marionnette Erich", réplique déformée de l’acteur Erich von Stroheim affublé ici d’un costume de soldat. Philippe Mayaux assemble en armes de guerre et croix de cimetière de petits morceaux de plâtre. Le conflit est aussi visible dans certaines photographies : les ciels de veille de catastrophes chez Renaud Auguste-Dormeuil, les bunkers camouflés dans le paysage suisse de Leo Fabrizio, la guerre du Liban photographiée par Sophie Ristelhueber. Cette réalité dévastée se retrouve dans les paysages imaginaires de Jean-Luc André et la nature inquiétante de la série "Epaves" du désir de Martine Aballéa. Territoires rêvés de Myriam Mechita met en forme des architectures noires en partie effondrées sur elles-mêmes, et la sculpture en mouvement de Didier Marcel révèle un immeuble à l’abandon. Dans "Récit de voyage", Patrice Carré crée une architecture en sucre, fragile et éphémère. C’est la matière même de l’objet qui est attaquée dans les œuvres de Noël Dolla, de Carlos Kusnir, d’Olivier Debré et dans la céramique de Camille Virot : coulure, déformation, casse. La dégradation concerne aussi bien le matériau que la forme de l’oeuvre, comme dans le tableau "Bricks n°3" de Guillaume Pilet, morceau d’un mur de briques. Les œuvres de Julije Knifer et de Langlands & Bell peuvent être formellement appréhendées comme des espaces labyrinthiques, oppressants. Le sentiment d’enfermement est également visible chez Lynne Cohen ; "Corridor" est une photographie dans laquelle les ouvertures sont condamnées. De ces espaces contraints peut naître un corps abîmé, que les photographies de John Coplans et de Dieter Appelt révèlent. Le spectateur est invité à faire ses propres liens entre les œuvres : formes, couleurs, thèmes. Il s’agit de déplacer le propos initial de l’artiste pour aborder la guerre et ses effets sous tous aspects. La question de la mémoire y est sous-jacente, à travers la trace du conflit dans le paysage, de la violence sur la matière et sur le corps humain.

Horaires : 
tous les jours de 14h à 18h sauf les 14/07 et 15/08
Heures de vernissage : 
A partir de 18h30 en présence de Mathieu Mercier
Dernière mise à jour le 29 déc. 2016

Fonds régional d'art contemporain, Frac Normandie Caen

7 bis rue Neuve-Bourg-l’Abbé
14000 Caen
France
Téléphone : 02 31 93 09 00
Site internet : Frac Normandie Caen
Directrice : Sylvie Froux