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Centre national des arts plastiques

Image/mouvement

Soutien aux maisons de production

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Résultats 2019

IMAGE/MOUVEMENT

POST-PRODUCTION

Aurora films pour la post-production du film de Patric Chiha, Si c'était de l'amour
Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne sur les raves des années 90. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour documente leur travail et leurs étranges et intimes relations. Car les frontières se troublent. La scène a l'air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l'inverse. De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.

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Centrale électrique pour la post-production du film de Hassen Ferhani, 143 rue du désert
En plein désert algérien, dans son relais, une femme écrit son histoire. Elle accueille, pour une cigarette, un café ou des œufs, des routiers, des êtres en errances et des rêves… Elle s'appelle Malika.

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Epileptic pour la post-production du film de Gustav Geir Bollason, Mannvirki
Un paysage épars et endommagé où des êtres se rencontrent de manière imprévisible, au fil de croisements et de processus. Au centre de ce monde, se trouve une vaste structure post-industrielle modifiée et modelée par les éléments. Autrefois emblème du progrès, cette ancienne usine devient le protagoniste d’une méditation sur la transformation en ruines. On y croise les différents « travailleurs » de ce processus de décomposition. Humains, animaux et plantes interagissent et collaborent avec cette structure, chacun de sa propre manière et avec sa propre mesure du temps. Il ne s'agit pas d'une histoire, mais d'un assemblage hétérogène d'événements qui se produisent à différentes échelles spatio-temporelles. Ce sont des rencontres fabulées qui s’entrecroisent, mais ne mènent à aucune conclusion.

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Les Films Pelléas pour la post-production du film de Danielle Arbid, Blackjack
Blackjack
est un film sur l’addiction de ma famille au jeu. « Cette maladie génétique » comme l’affirme ma cousine Fabiola Alouf Arbid, grande joueuse elle-même, et héroïne de ce film. Ma cousine a connu l’âge d’or du casino Le Doyen, casino le plus huppé de Beyrouth dans les années 80, qui appartenait à son père. Elle vécut ensuite la ruine de sa mère, celle de mon père et de toute leur fratrie, sur d’autres tables de jeu. Ma cousine déteste le casino, mais elle continue à jouer...

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Petit à petit production pour la post-production du film de Lamine Ammar-Khodja, Une maison pour Buster Keaton
Un cinéaste retiré dans un parc en bordure de Paris, reçoit une étrange lettre dont il est lui-même l’expéditeur. Commençant d’abord par penser qu’il s’agit d’un canular, il va très vite être rattrapé par cet autre soi, et se résigner à répondre à la lettre. S’en suit un auto-portrait qui passe par son entourage.

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Poteau d'angle pour la post-production du film de Thomas Bauer, Guinée Games
Sur une terrasse qui surplombe la ville de Conakry en Guinée, un groupe de jeunes trentenaires se réunit pour convoquer un passé récent. Les arrestations, séquestrations et violences, subies 8 ans auparavant, les ont amenés à porter plainte contre des représentants de l’État et contre l’État lui-même. Face à la lenteur de la procédure, ils s’entraînent. Rapidement, ils sont amenés à incarner l’ensemble des acteurs nécessaires au déroulement d’une audience criminelle. Par cette redistribution des rôles, qui les amène à reproduire les attitudes et les discours observés à la Cour, ils tentent de conjurer l’attente.

D­ÉVELOPPEMENT

5 à 7 films pour le développement du film d'Isabel Pagliai, Nous n'avons rien à envier au reste du monde
Un bus s’enfonce dans la nuit noire. Gagnés peu à peu par la fatigue du voyage, les passagers s’endorment, au son lancinant de la radio qui diffuse encore la chanson Nous n’avons rien à envier au reste du monde. De quoi peut bien rêver la petite fille qui jouait tout à l’heure dans les champs? Dans ce pays où toutes les histoires sont écrites à l’avance, le film dressera le portrait de villageois qui se rendent pour la première fois à la capitale, en Corée du Nord.

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Allers retours films pour le développement du film de Djamel Kerkar, Luciole dans le noir du temps
Il existe dans les plis de l’histoire, des êtres occultés par les fictions et les mythes nationaux mais lumineux, qui survivent à la lumière écrasante, celle qui brûle. Ces êtres sont des lucioles dans le noir de l’Histoire, qui nous permettent de saisir ce qui était alors réduit au silence.

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Andolfi pour le développement du film de Félix Rehm, Ma vie dans la CIA, 1973
Harry Mathews est un poète, qui a le bonheur d'être rentier. Il passe son temps à partir en voyages, à courir d’une exposition à un concert en passant par une librairie. Son train de vie lui cause néanmoins un souci : le gratin parisien est persuadé qu'il travaille en secret comme agent de la CIA. Après diverses vexations, il décide finalement d'endosser le rôle qui lui est prêté. Pour se faire passer pour un espion, le poète entame une série de performances artistiques. Il se promène dans Paris en s'assurant d'être suivi pour déposer des paquets dans des endroits déserts ; il livre de fausses conférences sur le Watergate ou sur les voyages à faire autour des centrales nucléaires de l'URSS ; il fait construire de fausses pièces à conviction pour les revendre à des services secrets étrangers. Les affaires marchent bien. Mais, en septembre, la CIA, commet l'une de ses plus atroces exactions : renverser le gouvernement d'Allende pour placer Pinochet à la tête du Chili.

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Anna Lena Films pour le développement du film de Raphaël Siboni et Fabien Giraud, The Everted Capital -  4936/1971
Se déroulant dans un futur hypothétique en 4936, cette performance filmée répète en boucle et pendant 24 heures un évènement imaginaire qui aurait eu lieu quelques 3000 ans plus tôt, le 15 août 1971 : la naissance d’un enfant lors d’une prise d’otages dans une école primaire japonaise, filmée par une équipe de télévision tandis que Nixon annonce en direct la fin des accords de Bretton-Woods. Dans ce 1971 alternatif, l’humanité, dont une partie est devenue immortelle, est contrainte de quitter la Terre pour lui survivre. Mais une communauté de mortels en lutte, refusant de partir et de renoncer à leur finitude, décide de séquestrer des immortels. 3000 ans plus tard, cette prise d’otage, dont plus personne ne connait l’origine, donne naissance non pas à un enfant mais à l’Infant, fruit d’une union entre mortels et immortels, capable à lui seul d’être tous les possibles en même temps.

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Backyard pour le développement du film d'Arash Nassiri, Hell's Kitchen
Le film s’inspire d’une publicité Dyson diffusée au Royaume-Uni en 2016 qui fut rapidement censurée. La séquence publicitaire se déroulait dans une cuisine américaine dans laquelle apparaissaient différents éléments domestiques : casseroles, orchidées et sprays nettoyant identifiés comme des sources de pollution atmosphériques dangereuses pour la santé sous la forme de nuées vertes ou violettes. La publicité recouvrait un caractère subversif en ce qu’elle rendait des objets usuels dangereux, en utilisant les codes du film d’horreur. À l’aide d’expérimentations, Hell’s Kitchen rendra explicite ce qui était implicite dans le clip publicitaire : la relation entre la peur et le capitalisme.

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Co producciones pour le développement du film de Valérie Jouve, Stations
Un film autour des paysages singuliers et pluriels de la place d’Aubervilliers : espaces en transformation, vides, inhabités, jonchés de détritus… au travers des circonvolutions de personnages, une danseuse à la silhouette désarticulée ; une poète fluette ; un cueilleur de sons... arpentant l’espace urbain. Seuls ou ensemble, ils traversent des lieux improbables, la porte d’Aubervilliers, la Gare des Mines et ses alentours : une casse improvisée, les petits trains de Montmartre, le centre commercial du Millénaire, les nouveaux quartiers de bureaux et logements, un parc jonché de troncs d'arbres et des lignes de chemin de fer abandonnées.

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Eaux vives productions pour le développement du film de François Nouguiès, La Crise Troyenne
Ils sont neuf. Neuf guerriers grecs enfermés dans le cheval de Troie, contraints au silence et à l’obscurité, attendant d’accomplir leur destin héroïque ou tragique. Et si le ventre du cheval de Troie n’était autre que l’antichambre de l’idée de démocratie ?

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Futur Antérieur Production pour le développement du film de Frédéric Ramade, Paradis Perdu
Un homme un peu corpulent, trépied et chambre photographique sur l’épaule, avance péniblement dans un entrelacs de branches et de fougères arborescentes. Il est seul, paraît minuscule devant l’immensité de la forêt qui le surplombe. Il s’arrête, scrute le feuillage, masque une partie de son regard, repart. Jusqu’à avoir la révélation de ce qui deviendra peut-être une image et s’arrêter pour poser son matériel afin d’entrer dans cette performance singulière qu’est la prise de vue à la chambre 4x5 inches. Nous sommes au Cameroun et le photographe Éric Guglielmi a décidé d’entreprendre une opération de sauvegarde de la forêt primaire. À son échelle, à ras de terre et à pieds. Avec les moyens de la photographie.

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Good fortune films pour le développement du film de Mali Arun, Mutatis
Guidé par la trame d'un récit visuel, oscillant entre mythe, botanique et science-fiction, Mutatis explore une frontière, une confrontation entre une recherche scientifique évoquée et le tableau d'un paysage végétal et mythologique, subjectif et fantastique. La narration de ce film se construit comme une intrigue qui ne démarre et qui ne se termine jamais vraiment. Le contexte temporel est brouillé et l'on ne sait pas exactement si l'on se situe dans un tableau de John Everett Millais, dans un mythe grec ancien, ou si l'on est spectateur d'une scène d'un film de science-fiction où la tension monte jusqu'à son apogée mais où la chute n'a jamais lieu.

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Ida.ida pour le développement du film d'Inadelso Cossa, The Night Stills Smell Of Gunpowder
Troublé par les souvenirs de mon enfance durant la guerre civile du Mozambique, le film retournera dans le village de ma grand-mère pour documenter les traces de la guerre civile, ses effets traumatiques et interroger ma grand-mère. Pourquoi a-t-elle transformé la réalité de la guerre en fiction ? Un film personnel qui juxtapose la période sombre de la guerre civile, les dommages moraux et les traumatismes qui ont duré 16 ans et qui ont laissé des blessures ouvertes. Les voix violentes des femmes violées et des enfants soldats continuent de crier silencieusement. Les fusils ne sont peut-être plus, mais les nuits sentent encore la poudre à canon.

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L'heure d'été pour le développement du film de Thomas Paulot, Ferdinand Flame et Milan Alfonsi-Deroubaix, Municipale
Janvier 2020. Une petite ville des Ardennes se prépare à élire son maire quand, à la surprise générale, un individu inconnu de tous se porte candidat. Et pour cause : cet intrus n’est autre qu’un personnage fictif, joué par un acteur qui va entraîner la ville dans un fantasme politique.

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Macalube films  pour le développement du film de Matthieu Dibelius, Svìnoy
Miao Rong a été abandonnée en Chine. Ongama en Afrique du Sud. Ils ont passé les premières années de leur vie dans un orphelinat avant d’être adoptés par une communauté pentecôtiste sur les Îles Féroé, entre l’Écosse et l’Islande. Désormais rebaptisés Rakul et Regin, les deux enfants, bientôt adolescents, tentent de s’orienter dans un paysage dilué par la pluie permanente.

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Mujo Production pour le développement du film de Joris Lachaise, Transfariana
À la Picota, prison de Haute-sécurité au sud de Bogotá, le mariage d’un guérillero des FARC avec une ex-prostituée transgenre condamnée à la réclusion à perpétuité a d’abord provoqué le scandale, puis une transformation des mentalités. À partir du récit de ces noces rebelles, le film décrit la rencontre entre deux formes de combats, deux modèles de luttes qui se transforment en s’interpénétrant. FARC et LGBTI même combat ? Entre univers carcéral, réseau urbain de Bogotá, et campagne colombienne, ma caméra guette les signes des mouvements discrets qui président aux changements d’une société.

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Norte productions pour le développement du film de Maureen Fazendeiro, Sertão
Au fin fond du sertão brésilien, dans des terres arides et inhospitalières, une équipe de cinéma construit une ville pour la détruire et entraine des milliers de figurants pour rejouer une guerre qui a eu lieu au même endroit il y a plus d’un siècle.

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Squaw pour le développement du film de Pauline Horovitz, Papa s'en va
À 70 ans, mon père, ancien médecin et héros de plusieurs de mes vidéos et films documentaires, a décidé de devenir acteur, transgressant le tabou de l'auto-exposition qui a jusqu'à maintenant imprégné son existence. Le film suivra sa nouvelle vie, depuis son pot de départ à l'hôpital jusqu'à son premier casting, en passant par ses stages au Cours Florent. Une ode à l'aventure, et au pouvoir émancipateur de l'art et de la fiction, à travers une comédie douce-amère.

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Triptyque films pour le développement du film de Bertrand Meunier, Conversations
Les détenus de la Maison Centrale de Poissy purgent des peines très longues. L’horizon de la réinsertion est souvent trop lointain pour être envisagé. Certains « perpètes » ne sortiront jamais. Les perspectives d’avenir ne sont plus que carcérales. La prison occupe tout l’espace, physique et mental.

Devant une caméra-témoin, deux chaises se font face. Sur l’une est assise une personne détenue, sur l’autre une personne détentrice de l’autorité — surveillant(e), agent de probation, ou même directrice. Tant qu’aucune insulte ni menace n’est proférée, les échanges, menés à visages découverts, sont complètement libres. Aucun sujet n’est tabou : la détention, son rôle, son sens, sa réalité, sa vanité, ses parts d’ombre et ses impasses, sont abordés sans fard.

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UFO production pour le développement du film de Julien Faraut, Les Sorcières de l'Orient
Le film est un voyage à la rencontre d’anciennes joueuses de volley-ball japonaises aujourd’hui septuagénaires, surnommées dans le passé les Sorcières de l’Orient, du fait de leur performance et de leur entraînement extraordinaire. Depuis la formation de l’équipe à la fin des années 50 au sein de l’usine textile qui les emploie, jusqu’à leur victoire aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964, les souvenirs réels et les récits légendaires remontent à la surface et se mélangent inextricablement.

Dernière mise à jour le 18 sept. 2019