Yaser Kassab, lauréat du prix Joris Ivens/Cnap

39e édition du Cinéma du réel
Manifestation/Festival
Extrait tiré du film de Yaser Kassab, À travers Ala Hafet Alhayat.

Extrait tiré du film de Yaser Kassab, À travers Ala Hafet Alhayat.

Image tirée du film À travers Ala Hafet Alhayat (On The Edge of Life) de Yaser Kassab

Yaser Kassab, À travers Ala Hafet Alhayat (On The Edge of Life), 2017

Image tirée du film À travers Ala Hafet Alhayat (On The Edge of Life) de Yaser Kassab

Yaser Kassab, À travers Ala Hafet Alhayat (On The Edge of Life), 2017

Le Prix Joris Ivens / Cnap récompense un film présenté dans la section Compétition internationale Premiers films du Cinéma du réel.

Doté par Marceline Loridan-Ivens (2500 €), le Cnap (4000 €) et l’Association Les Amis du Cinéma du réel (1000 €), le jury composé de Safia Benhaïm (réalisatrice et photographe), Kumjana Novakova (réalisatrice, productrice, programmatrice) et Marta Ponsa (responsable de projets artistiques - Jeu de Paume) ont remis le prix à Yaser Kassab pour À travers Ala Hafet Alhayat (On The Edge of Life).

« Yaser Kasab transcende le processus de deuil. Il construit un passage, développant un traitement cinématographique particulier de l'espace, à la fois interne et externe ». (Safia Benhaïm, Kumjana Novakova et Marta Ponsa)

Synopsis

« Plus près !... Plus loin… Là c’est flou, recule… Là tu es trop loin ! » : l’impossible accommodement visuel que le père du cinéaste, devant sa webcam, tente d’atteindre lors de leur conversation sur Skype, est placé en exergue de cette chronique autobiographique d’un déracinement décuplé par le deuil. Est-il possible pour Yaser Kassab de trouver la bonne distance avec la Syrie, qu’il a quittée sous les bombes et où son frère a été tué par un éclat d’obus ? Sourds à ses demandes qu’ils partent à leur tour, ses parents, dévastés par le deuil, dépassent les conversations banales pour se confier, comme jamais sans doute ils ne l’auraient fait dans d’autres circonstances. Réfugié en Turquie, le cinéaste y a trouvé avec sa compagne un travail qui donne au film son décor étrange : la halte autoroutière qu’ils entretiennent ensemble, semi-déserte, reflète leur vide existentiel. En mêlant ses conversations à distance et les bribes de son journal filmé, Yaser Kassab expose un « je » tiraillé entre un trop-plein de drame et un quotidien sans événement. Ce tressage restitue de manière convaincante – et honnête – l’essence même de l’exil : une vie « au bord de la vie, hors du temps et de l’espace ». (Charlotte Garson)

Les dix œuvres en compétition

Les 10 œuvres concourant à la Compétition internationale Premiers films et au prix Joris Ivens / Cnap :
- ALA HAFET ALHAYAT de Yaser Kassab (Syrie), première mondiale
- BOLI BANA de Simon Coulibaly Gillard (Belgique)
- CASA ROSHELL de Camila José Donoso (Mexique/Chili)
- DU ZI CUN ZAI de Sha Qing (Chine), première mondiale
- HAKIR de Moran Ifergan (Israël), première mondiale
- JUNTAS de Laura Martinez Duque et Nadina Marquisio (Colombie/Argentine), première mondiale
- VETAL NAGRI de Léandre Bernard-Brunel (France), première mondiale
- VOTE OFF de Fayçal Hammoum (Algérie), première mondiale
- PAGANI d'Elisa Flaminia Inno (Italie), première internationale
- WLED BAYROUT de Sarah Srage (France), première mondiale

Le soutien du Centre national des arts plastiques

Depuis 2001, le Cnap soutient, via le dispositif Image/mouvement, les producteurs audiovisuels dans le développement et la post-production de nouvelles écritures et pratiques cinématographiques, tant documentaires que fictionnelles. Ce sont ainsi plus de 330 films qui ont été aidés, parmi lesquels de nombreuses œuvres ont été sélectionnées et primées dans de grands festivals de cinéma ou des manifestations d’art contemporain, en France et à l’étranger.

Dernière mise à jour le 19 mars 2020