Il est le premier à s'introduire, il va parler de nous, et puis je vais commencer la présentation. OK. Donc vous allez juste parler.
OK. C'est déjà 16 h 11, donc nous allons commencer. Aujourd'hui, c'est une expérience, donc je vais commencer par parler de la radio.
C'est une expérience, donc je ne vais pas en parler trop longtemps. À l'époque, je ne le savais pas encore, mais ils mélangent plusieurs écritures dans leur corpus de textes, c'est-à-dire qu'en parallèle des kanjis qui viennent de la Chine, ils ont intégré, après, leurs propres écritures syllabiques, le hiragana et le katakana, et maintenant de plus en plus le latin.
Maintenant, avec cette intégration du latin, les habitudes commencent à complètement changer, c'est-à-dire qu'un système qui était pensé complètement pour une écriture verticale commence à basculer de plus en plus à l'horizontale.
Et là, je voyais plusieurs choses qui m'ont interpellé, que je trouvais très intéressantes aussi comme un défi, de dire : pourquoi ne pas faire un caractère japonais qui complète un de mes caractères latins et qui permette après d'être utilisé pendant des publications bilingues ou, purement, par des Japonais qui utilisent de plus en plus le latin dans leurs propres textes ?
J'ai découvert que le Cnap avait cette aide à la recherche, alors j'ai postulé avec un dossier et j'ai fait un premier séjour en 2013 à Kyoto, qui m'a permis de comprendre de plus en plus leur culture, leur écriture et tout ça, et d'apporter un peu ce que j'ai comme connaissances et savoir-faire pour essayer de créer cette combinaison qui se base vraiment sur un multiscript latin-japonais.
Au moment où on travaille sur un projet comme ça, on est souvent un peu dans un univers, on se concentre là-dessus.
La possibilité de l'exposer, pour moi, c'est vraiment une possibilité de montrer à un public beaucoup plus large, de tous horizons, initiés, moins initiés, de parler de cette recherche et de ce projet-là.
Il y a une partie qui donne vraiment une sorte d'introduction pour donner les éléments de base aux visiteurs, visiteuses, afin de comprendre un peu l'univers, et c'est quelque part aussi une sorte d'initiation à la culture et au système d'écriture japonais.
Et après, vraiment une mise en œuvre avec mon mur de recherche où j'épingle un peu les différentes sources qui étaient, d'une manière ou d'une autre, intéressantes pour moi, et le résultat : tous les signes que j'ai développés et que j'ai dessinés, qui ont découlé de ces semaines et de ces mois de travail sur ce projet-là.
Quelque part, l'exposition, comme elle est maintenant, est aussi un témoin de l'état actuel de ce projet. C'est un projet « work in progress », c'est-à-dire que le projet n'est pas encore terminé.
Une des grandes difficultés avec le japonais, mais aussi avec le chinois, c'est tout simplement le nombre de signes, qui est beaucoup plus élevé que celui que nous avons en latin.
Par exemple, un journal japonais utilise entre 2 000 et 3 000 kanjis, ce qui donne un peu une idée de l'ampleur, plus encore les hiragana et les katakana.
Moi, je suis à un tiers, ou un peu plus, de ce que je considère nécessaire et que mes confrères m'ont dit être le minimum pour pouvoir vraiment travailler sérieusement avec ça.
C'est vraiment aussi un projet de longue haleine, il y a encore toute une partie que je dois accomplir.
Il y a aussi l'idée que l'exposition voyage, qu'elle ne soit pas seulement montrée ici à Montpellier, à La Fenêtre, mais qu'elle voyage en France et aussi à l'étranger.
Je vois qu'il y a vraiment une sorte d'ouverture qui se fait, avec des collaborations, des projets de titrage pour des journaux au Japon. Alors on va voir quelles sont les choses qui vont découler de ça.
Et dans ce sens-là, je pense que ce projet va sûrement m'occuper de nombreux mois. Je suis en train de travailler en tant qu'éditeur d'un magazine.