Post-production

Films de Force Majeure pour la post-production du film d’Hélène Baillot et Raphaël Botiveau, Made for walking (Montgenèvre)
Quelque part en Italie, dans les montagnes, non loin de la frontière avec la France, une paire de bottes Decathlon premier prix est chaussée par un homme venu d’Afrique de l’Ouest.
Ces chaussures aux pieds, il se lancera dans la traversée nocturne de la frontière, à Montgenèvre, la plus ancienne des stations de sports d’hiver de France.
Achetées à Turin par des Italiens solidaires de la cause des migrants, ces bottes auront été portées avant lui par des centaines d’autres hommes à la peau noire. Ramenées en Italie par des Français solidaires, elles seront portées après lui par bien d’autres.
Passant de mains en mains, de mains en pieds, et de pieds en mains, la trajectoire circulaire des bottes dévoile un territoire de montagne situé aux confins de la France et de l’Italie, où échanges et liens de solidarité se nouent dans les rigueurs de l’hiver.

La Belle Affaire productions pour la post-production du film d’Ico Costa, Balane 3
Balane 3 est un quartier d'Inhambane, au sud du Mozambique, dont le réalisateur a voulu, au travers du documentaire, restituer le quotidien de ses habitants et l'époque qu'ils traversent.
Comme toute autre personne dans le monde, les personnages de ce film travaillent comme laveurs de voitures, pêcheurs ou bouchers, ils vont à l'école, dans les hôpitaux, les salons de coiffure et les marchés de rue, ils boivent et dansent la nuit. Ils parlent de maladies, de politique, d'amis, d'amour et de sexe.

Les Films du Bal pour la post-production du film  d’Ilan Klipper, Les Funambules
Aube dit que des formes et des couleurs se mélangent dans sa tête et rêve de s’enfuir avec un punk. Marcus ne sort plus de chez lui, il dit que les objets sont plus porteurs de vitalité que les hommes. Yoan, lui, s'adresse au soleil, qui se lève chaque jour et éclaire sa voie.
Quelle est l'épaisseur du mur qui nous sépare de la folie ? Personne ne sait de quoi il est fait. Personne ne sait jusqu'à quel point il résiste. C'est peut-être pour ça que la folie nous fascine autant... autant qu'elle nous inquiète. Aube, Yoan, Marcus, eux, ont franchi le seuil. Ils vivent de l'autre côté du miroir ; et comme Alice, ils se sont créés leur propre monde.

The Hidden Mother pour la post-production du film de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, Nous disons révolution
2020. Fiction, documentaire, pellicule argentique, support numérique, science-fiction, histoire, actualité, peuples, animaux, politique, révolutions... Les narrations filmiques sont aujourd’hui confrontées aux tempêtes mutantes du monde. Mutations techniques, bio-chimiques, psychiques, prises dans le maelström des dérèglements climatiques, des extinctions animales et végétales, du spectre effrayant de la possible destruction de l’espèce humaine par l’hyper-violence industrielle, financière, militaire. Les révolutions ont toujours été un des moteurs des intensités du cinéma. Révolution cinéma. 125 années d’histoire, d’histoire de l’art et d’industrie, de spectateurs-mutants et d’appareils de visions, en transformation perpétuelle.

Pickpocket production pour la post-production du film de Noëlle Pujol, Les Lettres de Didier
Un frère écrit à sa sœur : « C’est Le Même Tristre Sa Veut Dire Ma Chère Sœur Mon Frère Dit Trois Mots Chérie Je T’Aime Et T’Adore ». Un frère aime sa sœur. C’est pas nouveau ! Est-il vrai qu’on peut s’attacher une jeune femme par l’écriture ? Ce projet de film est basé sur la correspondance longue de 149 lettres entre la réalisatrice et son frère Didier, portée par deux acteurs, Axel Bogousslavsky et Nathalie Richard. Ils vagabondent sur les routes, en voyage, en exil, au pays des lettres de Didier.
Troisième volet de la trilogie formée par Histoire racontée par Jean Dougnac et Le Dossier 332, Noëlle Pujol a dans ce film le désir d’explorer comment l’écriture, l’expérience d’un langage hybride, fabriquent un film d’amour.

Survivance pour la post-production du film d’Emmanuelle Démoris, Cette terre
Le lac de Bolsena, au nord de Rome, son sable noir volcanique, ses bourgs médiévaux, sa petite île mystérieuse.
Franck le découvre, il vient d'y arriver, du Cameroun, par la Libye, puis la mer. Maria Pace y est née et y guide des touristes. Tous deux vont accompagner notre découverte de cette terre du lac qu'ils habitent. Chacun avec ses chœurs. Pour Franck, ses compagnons de voyage et les encadrants de son centre d'accueil. Pour Maria Pace, ses amis du village et les visiteurs qu'elle guide.
Ils habitent et vivent cette terre. Ils la regardent et la questionnent, construisent leur lien avec elle et avec son passé, proche ou lointain. Chacun s'y confronte aux pouvoirs qui la régissent, ceux d'aujourd'hui rappelant ceux d'autrefois ou d'hier. Et chacun invente sa route en trouvant sa façon de raconter l'histoire, d'inscrire ses traces sur cette terre. La distance du jeune étranger et celle des siècles passés se croisent pour révéler le présent à travers ces scènes de l'imaginaire auxquelles le film ouvre son récit.
Ce qui se croise et se répond aussi, c'est l'extraordinaire résistance de la force de vie de Maria Pace et de Franck, leur lucidité et leur rire, chemins de liberté que le film propose de partager pour découvrir ce petit coin de terre autour du lac.

Développement

Andolfi pour le développement du film de Philippe Rouy, Archipel, 6852
Le 11 mars 2011, au Japon, un tremblement de terre et un tsunami provoquent la catastrophe nucléaire de Fukushima. Une zone d’exclusion est mise en place. 250 000 personnes sont déplacées. En réaction, quelques semaines plus tard, un collectif de filmeurs japonais se crée spontanément, Ukishima Collective. Anticipant l’évacuation totale d’un Japon rendu inhabitable par de futurs désastres nucléaires, Ukishima Collective se constitue autour d’une ambition hors norme : filmer l’intégralité des 6852 îles que compte l’archipel japonais, avant sa désertification ; réunir ces images en un film de plusieurs centaines d’heures.
À la fin de l’été 2011, à peine formé, le collectif publie sur son site internet un manifeste incantatoire. S’y lit l’urgence de filmer les paysages et leurs formes de vies avant l’exil définitif : « À l’incommensurable de la catastrophe anthropologique, nous opposons l’immensité de notre désir cinématographique. Des centaines d’heures d’images contre des millénaires d’absence. »
Trois ans plus tard, très actif, Ukishima Collective annonce avoir filmé 67 îles. Depuis, le groupe n’a plus émis aucun signe attestant de son existence. Nul ne sait ce qu’il est devenu.

Bathysphere productions pour le développement du film de Safia Benhaim, La Nuit des gras
Durant quelques jours, fin février, les rues d'une ville sont envahies d'êtres étranges : des hommes-monstres recouverts d'algues vertes luxuriantes, une femme-pirate sanguinaire, des hommes coquettes parés de robes insensées... Les hommes se marient entre eux, on chante très fort, on ne dort plus, la nuit prend le pas sur le jour, et, dans les bars, chez les gens ou sur le port, entre deux danses ivres de joies, ces créatures nous racontent leurs vies inventées...
Pendant « Les Gras », à Douarnenez, on n'est plus Erwan ou Marion, mais on devient ce qu'on a décidé d'être – le costume fait traverser le temps, les genres et les règnes. L'imagination et l'abandon à tous les vertiges sont l'unique loi : à Douarnenez, le Carnaval de Mardi-Gras est encore « sacré ». Le film se prendra au jeu des Gras en inventant un personnage : Jonathan Capdevielle, chez qui le plaisir de la métamorphose est poussé jusqu'aux bords de la folie, sera un vampire immortel traversant le temps ; contant ses métamorphoses, il nous mènera au cœur de cet espace-temps suspendu, à la rencontre des mille et un personnages qui le peuple. Le film sera le portrait diffracté de ce chaos magnifique, produit par une ville où la joie est enragée.

Bocalupo Films pour le développement du film de Marta Popivoda, Le Corps, au Pluriel
Ce mercredi soir s’avéra plutôt ennuyeux. Bojana, 12 ans, est autorisée à rester dehors jusqu’à neuf heures du soir, mais personne ne l’appelle. Elle traîne ses pieds jusque dans le salon, où ses parents regardent un direct à la télévision. Elle y jette un coup d’oeil et s’étonne de voir une performance dans l’obscurité aux dimensions gigantesques dans un stade. Une inhabituelle pensée effleure son esprit: “Le monde change”.
Ce mois de mai 1988 fut le dernier slet du Jour de la Jeunesse (jeux nationaux), le jour où le corps cessa d’être le singulier de pluriels, lorsqu’une chorégraphie sociale impliquant des corps hétérogènes mais unis (socialistes) disparaissait devant le regard du public yougoslave. Le film Le Corps, au Pluriel est une reconstruction obsessionnelle de ce moment dans l’histoire de la société yougoslave, parmi un déferlement de changements, massifs et importants, il y eu un autre changement, silencieux et pourtant fondamental – la transition du collectif vers l’individualisme.

Co producciones pour le développement du film de Camille Llobet, Pacheû
Projet d’essai documentaire dont l'objet est d'enregistrer la mémoire d’un paysage en cours de disparition – le milieu désertique de haute montagne du massif du Mont-Blanc – avec les guides de la Compagnie de Saint Gervais / Les Contamines. Ces alpinistes de haut niveau sont les premiers témoins des mutations de ces espaces qu’ils arpentent quotidiennement. Il s’agira de filmer ce paysage complexe éprouvé par le corps des guides et d’écrire un scénario expérimental pensé en termes de perceptions visuelles, sonores, tactiles et kinesthésiques.

Elinka films pour le développement du film de Deborah Stratman, Last Things
Last Things est un projet de film en 16mm basé sur deux nouvelles de J.-H. Rosny considéré comme fondateur de la science-fiction, nouvelles qui trouvent de singuliers échos dans notre contemporain. Le film puise dans un réseau associatif de réflexions autour des notions d’évolution et d’extinction. Il s’écrit et se développe à travers une méthode de recherche filmée spécifique mise en place depuis des années par Deborah Stratman. A travers la fiction spéculative, cette recherche permet une lecture de phénomènes géologiques et de monuments choisis, datant de différentes époques, à différentes échelles, sur différents territoires.

House on Fire pour le développement du film de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra Da Mata, Où est cette rue?
Où est cette rue ? est un portrait impressionniste et personnel de la ville de Lisbonne, une sorte d’improvisation jazzistique à partir d’une partition écrite en 1963. De la fenêtre du salon des réalisateurs, sur une petite place de l’Av. dos EUA, à Lisbonne, on peut voir un décor du film Os Verdes Anos (1963), de Paulo Rocha, pratiquement sous le même angle filmé il y a 55 ans : sous les arcades d’un immeuble, Ilda (Isabel Ruth) donne pour la première fois la main à Júlio (Rui Gomes). Nous assistons au début de leur tragique histoire d’amour. Guidés par le regard de Paulo Rocha, nous allons observer de nouveau les lieux de Os Verdes Anos qui se sont naturellement transformés.
Qui sont aujourd’hui les habitants du quartier d’Alvalade et de Lisbonne ? Quelles personnes se promènent dans ces rues et dans ces champs ? Qui vit dans ces maisons ? Qui fréquente ces bars et ces cafés ? Quelles voix résonnent dans ces espaces ? Quelles histoires racontent-elles ? Et quels décors ont survécu à l’érosion du temps, lesquels ont disparu, lesquels se sont renouvelés ? Les strates successives, géologiques, urbanistiques et humaines de la ville de Lisbonne se dessineront dans cette nouvelle « chronique anecdotique » lisboète, vitale et torrentielle.

Huckleberry Films pour le développement du film de Cédric Venail, One at a Time (Le Voyage à Philadelphie)
En 1969, le musée de Philadelphie révèle au public « Étant Donnés, 1° la Chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage », l’ultime œuvre de Marcel Duchamp.
One At a Time explore la façon dont Étant Donnés « met en scène » ses regardeurs et leur désir de voir. Pendant 15 ans, aucune photographie et reproduction de l’intérieur d’Étant Donnés - son « intimité » avec le regardeur -, n’était censée être permise. Aujourd’hui encore, pour véritablement vivre l’expérience d’Étant Donnés, il faut faire le voyage à Philadelphie. Mais les multiples représentations de l’œuvre ont inéluctablement dissipé les effets et les plaisirs de l’interdit.
Entre documentaire et essai, One At a Time les ravive aux moyens du cinéma, depuis l’expérience de ses regardeurs.

Les Films de l'œil sauvage pour le développement du film de Pilar Arcila et Jean-Marc Lamoure, Du Monde aux portes
Dans un hôpital psychiatrique du 11ème arrondissement de Marseille, un groupe de patients procèdent à un étrange inventaire des portes présentes dans l’établissement. Dans un va-et-vient entre la ville et l'hôpital, des rencontres adviennent et éclairent notre relation à l'accueil et à l'enfermement. Ce prétexte d'enquête ludique nous amène à interroger la crise d’hospitalité que traverse l'institution psychiatrique et plus largement la société dans laquelle nous vivons.

Les Films d'ici pour le développement du film de René Ballesteros, Les enfants sans terre
Dans le Nord de la France, au milieu des années 70, des dizaines d’enfants originaires de l’ethnie Mapuche, au Sud du Chili, furent adoptés par des familles aisées. Certains d’entre eux, devenus adultes, se sont retrouvés à la rue et traînent encore aujourd’hui avec eux un malaise profond lié à l’abandon. L’artiste-réalisateur, immigré en France depuis 15 ans et originaire de la région Mapuche au Chili, rencontre Blanche, Benoît, Agathe et les autres. Il s’intéresse à leurs histoires personnelles, leurs accidents de parcours, et à leurs liens fantasmés et ambivalents avec l'Amérique Latine, entre déni et sentiment d'appartenance. C’est alors qu’il apprend qu'il a lui-même des frères et sœurs biologiques qui ont été donné en adoption. Au même moment au Chili, un tabou est brisé, et des procès sont ouverts concernant les adoptions illégales massives vers l'étranger sous la dictature de Pinochet.

Les Films Hatari pour le développement du film d’Arnaud des Pallières, Mémoires sauvées du vent
Mémoires sauvées du vent est un long métrage de cinéma construit comme une collection d'une dizaine de films courts de durées variables, composés exclusivement de plans issus d'un fonds américain d'archives cinématographiques privées.
Montés selon un principe d'alternance de plans et de cartons, les films racontent des histoires venant de la littérature, de témoignages anonymes ou d'enquêtes sociologiques. Ces histoires sont contemporaines des archives utilisées.

Nocturnes Productions pour le développement du film de Céline Gailleurd et Olivier Bohler, Decadenza
L’histoire du cinéma recèle encore de nombreux continents mystérieux. Parmi ceux-là, une Atlantide, oubliée depuis trop longtemps : le cinéma italien muet.
De 1896 à 1930, cette industrie cinématographique florissante a donné naissance aux premières Stars, que l’on nommait alors des Dive, ainsi que des cinéastes, qui se sont forgé un style en s'inspirant des œuvres les plus en vogues de l’époque, que ce soit en peinture, en littérature, au théâtre ou à l’opéra.
Dans ses fastes, ses délires romantiques, son goût pour l’excès, pour la littérature décadentiste de D’Annunzio, pour le symbolisme et la musique de Verdi, ce cinéma a bénéficié d’une renommée internationale, fascinant les foules, les intellectuels et les artistes de l’Europe entière, et bien au-delà, jusqu'en Amérique.

Pomme Hurlante Films pour le développement du film de Jerónimo Atehortua et Luis Ospina, Mudos Testigos (Témoins Muets)
Seulement douze films muets ont été réalisés en Colombie. Deux existent encore aujourd’hui, deux ont été perdus, et il ne reste que quelques fragments des autres. Mudos Testigos est le film de tous ces films ; un montage expérimental, dont le but est de concevoir une seule et même œuvre. Une autre histoire, imaginaire.

Supermouche Productions pour le développement du film de Jonathan Rescigno, On n'est pas né pour perdre
Sindi, jeune boxeuse professionnelle, s’entraîne chaque soir dans son garage avec acharnement pour devenir championne mondiale de MMA, le sport de combat le plus violent au monde. L’échéance du combat est proche.
La journée, elle navigue entre son activité de manucure à domicile et le club de boxe où les filles du quartier viennent y suivre ses cours d’autodéfense, tandis que les garçons de la cité se retrouvent au barbier pour discuter business, travail, avenir et amour.
Une fois la nuit tombée, tous se retrouvent dans le quartier pour se détendre, discuter, refaire le monde, rire, danser, se draguer ou se disputer; dans une ambiance survoltée.
On n’est pas né pour perdre raconte la fureur de (sur)vivre d’une jeunesse singulière prête à tout pour triompher dans sa quête du bonheur, malgré les obstacles. Le film dessine le portrait d’une génération enragée, déterminée, fonçant dans la vie tête la première, non pas comme s’ils n’avaient rien à y perdre mais plutôt comme s’ils avaient tout à y gagner.

Triptyque Films pour le développement du film de Valentina Barriga, Playas Blancas
Dans une station balnéaire chilienne résonne une archive familiale singulière: la correspondance sur cassettes audio d’un couple engagé dans la lutte armée, dont le destin fut brisé en 1988 par la dictature militaire.

Zendj pour le développement du film de Tariq Teguia, Kel Essuf
Il y a Amjad le contrebandier, Artémis la paléoanthropologue traquant le fossile et Faune, ex-agent du renseignement chargé de libérer une otage. Selon des trajectoires divergentes et sous l'œil du drone, ils iront au pays de la solitude, au cœur du Sahara, là où se côtoient bons et mauvais génies.

Dernière mise à jour le 23 juillet 2020