Résultats 2025
Soutien à l'édition
Session 1
24 projets portés par 22 éditeurs ont bénéficié en 2025 du soutien à l'édition, imprimée et numérique/hors livre, à la suite de la commission dédiée qui s’est déroulée le 19 mars.
369 éditions pour un ouvrage de la Precarious Workers Brigade
Un diplôme mention exploitation. Politiser l'employabilité et repenser l'éducation
Avec un texte de Precarious Workers Brigade et une introduction de Silvia Federici
Conception graphique : Fanette Mellier
Le livre aborde les questions de travail, d'exploitation et de pédagogie dans les champs de l'art, de la recherche et de l'enseignement supérieur. Il est la traduction augmentée et inédite de l'ouvrage Training for Exploitation? Politicising Employability and Reclaiming Education (JOOAP, 2017). Publié dans la collection essais des éditions 369, l'ouvrage se présente comme un outil à la fois théorique et pratique au croisement des arts, des sciences sociales et du design. Il rassemble des textes théoriques et critiques, des ressources pédagogiques issues de l'éducation populaire, des propositions d'ateliers et des exercices, des références sur la notion d'employabilité et une analyse politique sur le fonctionnement de l'enseignement artistique et supérieur. Outre la traduction française du texte original, un appareil critique est ajouté : des statistiques et des chiffres sur la situation actuelle française dans une perspective comparative, de nouveaux exercices, une note des éditeur·ices ainsi des articles des chercheuses en sociologie Maud Simonet et Laurène Le Cozanet, dont les recherches abordent respectivement le travail gratuit et la distinction entre employabilité et professionnalisation.
After 8 Books pour des écrits de Moyra Davey
Moyra Davey. Index, Notes, Écrits
Avec des textes de Moyra Davey
Conception graphique : Marco Caroti
After 8 Books travaille à l’édition française d’un recueil de textes de l’artiste canadienne Moyra Davey, dont les écrits sur la photographie et la lecture relèvent de la forme de l’essai dans ce qu’elle a de plus riche et de plus stimulant, et tissent une voix singulière et essentielle, entre écriture de soi et réflexion sociale et politique sur la création artistique. Ancrés dans sa pratique de la photographie, du film et de la vidéo, et empreints de son goût de la lecture et de littérature, les écrits de Moyra Davey constituent aujourd’hui un ensemble remarquablement cohérent. Discutant les textes de Virginia Woolf, Jean Genet, Hervé Guibert, ou Susan Sontag, tout en abordant de manière personnelle l’œuvre de photographes comme Peter Hujar ou Alix Cléo Roubaud, Moyra Davey propose une généalogie de la photographie ancrée dans l’écriture de soi ainsi que dans la réalité sociale.
Atelier EXB pour une monographie de Donna Gottschalk
Nous Autres
En coédition avec LE BAL
Avec un texte de Hélène Giannecchini, Julie Héraut et Carla Williams
Conception graphique : Coline Aguettaz
Cet ouvrage, première monographie consacrée à l’œuvre photographique de l’artiste américaine Donna Gottschalk, propose une immersion dans son travail grâce aux recherches inédites menées par l’auteure et théoricienne Hélène Giannecchini, et complétées par de nombreux entretiens avec la photographe. L’œuvre de Donna Gottschalk, quasiment inconnue en France, brosse un portrait social et politique de l’Amérique invisible, de la fin des années 1960 aux années 1980, qui résonne encore fortement aujourd’hui. Son regard, à la fois sensible et engagé, se porte plus particulièrement sur les personnes à la marge – jeunes mères célibataires, adolescents en rupture avec leur famille, petits délinquants…– et sur la communauté queer, à laquelle elle-même appartient. Donna Gottschalk montre ceux auxquels on s’intéresse peu, ceux qui vivent dans une certaine fragilité économique et affective, ceux qui subissent homophobie et rejet social. L’ouvrage sera conçu comme un dialogue entre les images de Donna Gottschalk et les textes d’Hélène Giannecchini, qui racontent cette Amérique des marges et donnent voix aux vies ignorées. Il sera complété par un long entretien entre les deux femmes et un riche appareil critique comprenant des documents d’archives inédits ainsi que deux essais, signés par Carla Williams, photographe et historienne de l’art américaine, et par Julie Héraut, co-commissaire de l’exposition de Donna Gottschalk qui se tiendra au BAL à l’été 2025.
Éditions Autonomes pour un ouvrage sous la direction de Patricia Allio et Florian Gaité
Autoportrait à : performer l'identité relationnelle
Ouvrage collectif
Conception graphique : H·Alix Sanyas
Cet ouvrage rend compte d'une recherche menée par Patricia Allio et Florian Gaité depuis plusieurs années autour des pratiques performatives, qui forment un point de convergence entre leurs spécialités respectives, l’une venant initialement du théâtre et du cinéma, l’autre des arts plastiques et du monde de la danse. Après plusieurs années d’échanges, dont les Rencontres ICE, dans le pays de Morlaix, sont devenues le terrain d’expérimentation, iels ont pu structurer leurs recherches autour de plusieurs événements scientifiques et artistiques. Fruit d'une recherche au long cours, empirique et théorique, l’ouvrage réunit une communauté d’artistes et de chercheureuses fédérée autour d’un geste d’écriture (l'« Autoportrait à ») et du concept qui lui est corrélé, l’identité relationnelle, pour répondre à un même questionnement : en quoi la performance artistique répond-elle à la performativité identitaire en donnant plus facilement à éprouver l’altérité qui la fonde ? En quoi la primauté de l'autre est-elle une donnée oubliée de l'autoreprésentation ? Dans quelle mesure, enfin, l’art, saisi comme agent relationnel, peut-il manifester la dimension radicalement socialisante de l’identité ? L'énoncé « Autoportrait à » ne va pas de soi. Il apparaît impropre, problématique, voire incorrect. Il s’agit avec lui de rendre compte des paradoxes de l’identité relationnelle, soit la primauté de l'autre sur le moi qui défait le modèle de la préexistence d'un ego autonome. Je suis toujours les autres qui agissent déjà en moi. Cette anomalie est aussi la création d’un langage ambigu, elle dit que lorsque nous nous dédions au portrait, un autoportrait se dessine souvent en creux, et inversement. Adossé à une définition politique de l'art, le projet s'inscrit dans une histoire des pratiques sociales et documentaires. Un des objectifs de cette publication est de repenser, à partir d’un discours non-identitariste sur l’identité, désormais pensée comme non-close, les liens entre esthétique et politique, art et démocratie.
Éditions de La Martinière pour une monographie de Marie-Laure de Decker
Marie-Laure de Decker
En coédition avec la Maison Européenne de la Photographie
Avec un texte de Simon Baker, Victoria Aresheva, Damarice Amao, Paul Bernard-Jabel
Conception graphique : Lisa Sturacci
Durant plus de quatre décennies (1967-2013), Marie-Laure de Decker a témoigné des bouleversements du monde. En 1970, pour son premier reportage, elle se rend seule dans un Vietnam alors en guerre. Elle s’impose comme femme photoreporter dans un milieu dominé par les hommes. Au fil des conflits qu'elle couvre, elle fait le choix de ne représenter ni les personnes en souffrance ni les atrocités de guerre, afin de protéger la dignité́ humaine. D’une liberté́ absolue, elle ne s’interdit aucun sujet, aucun pays. Au cours de sa carrière, elle a également signé de nombreux portraits. À partir des années 1980, elle pratique la photographie de mode et de cinéma, faisant ainsi tomber toute hiérarchie de genres – et de préjugés – sur les sujets qu’elle décide de photographier. Le livre accompagne l’exposition proposée par la Maison européenne de la photographie à Paris en juin 2025.
Éditions deux-cent-cinq pour un essai de Nolwenn Maudet
Cultures du design numérique
Avec un texte de Nolwenn Maudet
Conception graphique : Bureau 205
À partir de la seconde moitié du XXe siècle s’est constitué un nouveau champ d’action pour le design, autour d’une catégorie singulière d’objets : le design numérique. Empruntant à différentes disciplines du design, design produit et design graphique, il présente ses propres spécificités, liées à la nature numérique et interactive de ses productions. Malgré différentes appellations professionnelles volatiles – UI, UX, product design, webdesign –, il s’agit d’un champ professionnel très actif et prolifique en méthodes et bonnes pratiques destinées à rationaliser les productions.
À l’heure où la conception d’artefacts numériques semble parfois se résumer à glisser et agencer des composants d’interface standardisés dans le logiciel Figma, ce livre propose une archéologie des grandes idées et théories qui traversent ces pratiques et qui ont participé à donner aux interfaces la forme qu’elles ont aujourd’hui. L'ouvrage a pour ambition de présenter, souvent pour la première fois en français, quelques-unes des théories de ce champ, afin d’outiller les praticiens et les étudiants pour leur permettre de prendre du recul sur les automatismes et les injonctions qui orientent aujourd’hui leurs pratiques. Car les choix derrière les interfaces et les mots qui les décrivent intègrent des visions politiques et des imaginaires technologiques qui, loin d’être anodins, façonnent profondément notre rapport au numérique et, à travers lui, notre manière d’être au monde.
Éditions les commissaires anonymes pour un ouvrage de Mathilde Pellé
Maison soustraire
Avec un texte de Jean-Baptiste Farkas
Conception graphique : Vincent Gebel
Le projet se présente sous la forme d’un ouvrage bilingue rendant compte de la démarche de recherche en design de Mathilde Pellé menée depuis 2016. Le livre met en scène un corpus iconographique des objets réalisés lors des résidences de Mathilde Pellé qui sont autant de moment d’investigation de sa recherche, menée depuis plusieurs années (résidence Cité du design — Pôle recherche 2020, résidence site Cap Moderne – Association Eileen Gray en 2021, résidence Fondation Martell en 2024). Il vise à rendre compte de l’ensemble de cette production de design qui prend donc la forme d’objets prototypes fonctionnels, mais aussi d’images de documentation, et d’écriture poétique. L’ensemble se décline sur différentes approches : analyse d’objet, enquête sensible sur le processus de production et narration sur l’expérience vécue.
Éditions Loco pour un ouvrage de Philippe Bazin et Christiane Vollaire
Politique de la représentation
Avec des textes de Christiane Vollaire
Conception graphique : L'atelier d'édition
Le livre entend mettre à jour l’ensemble des projets réalisés en commun par Philippe Bazin et Christiane Vollaire. Cette association de travail, entre philosophie et photographie, n’a pas d’équivalent en France et s’étend de 1999 à 2024, soit 25 ans. Dix-neuf projets réalisés témoignent de l’ampleur du travail, au cours desquels la collaboration a pris différentes formes : entretiens, textes, conférences, projection parlée, affiche, éditions spécifiques, théâtre et expositions. L’ouvrage n’entend pas faire le catalogue des différents projets, mais plutôt montrer comment ceux-ci sont reliées par des préoccupations communes : la question esthétique dans sa relation au politique (faire du commun) traversée de nos jours par les processus de globalisation autour de grands thèmes que sont solidarités, migrations, résistances et protestations, Habiter, Histoire.
Éditions Sylvain Courbois pour un ouvrage consacré à Yves Brochard
Potlatch!
Avec des textes de Yves Brochard et une introduction de Patrick Javault
Conception graphique : Surfaces (Faustine Lemens, Nicolas Millot et Jane Secret)
Ce projet éditorial souhaite réunir dans un coffret constitué de 12 livrets une sélection de textes écrits par le critique d'art et commissaire d'exposition Yves Brochard. Il s'agit ici de présenter la vision singulière de ce dernier sur certains artistes et notamment sur la jeune création contemporaine française entre 2007 et 2017. Soutien infaillible envers les jeunes artistes, Yves Brochard a participé à leur émergence et a produit de nombreux écrits souvent destinés à n'être diffusé que lors d'expositions en galerie. Après son décès en 2017, il a aussitôt été question de donner une existence pérenne à ces textes en les regroupant dans une collection de livres. Tous les artistes sollicités ont été enthousiasmé par ce projet exprimant ainsi leur gratitude envers cette personnalité toujours bienveillante qui leur a permis pour certains de trouver une certaine visibilité et reconnaissance critique.
Immédiats Publications pour une monographie de Laurie Dall'Ava
Laurie Dall'Ava, Le Temps vibré
En coédition avec La Villa du Parc
Avec des textes de Jean-Christophe Bailly et Hélène Meisel
Conception graphique : Emmanuel Leroy
Laurie Dall’Ava développe depuis une quinzaine d’années une recherche artistique expérimentale et singulière sur la mémoire et le vivant à l’intersection des champs photographiques, plastiques et conceptuels. S’appuyant sur une archive photographique collectée dans les domaines des sciences de la nature, des sciences humaines et de l’anthropologie, Laurie Dall’Ava filtre et transforme sa riche matière iconographique, faisant dialoguer les images et techniques dans des installations minimales et puissantes. Depuis 2018, elle mène une recherche expérimentale et scientifique intitulée Emerald Green Pigment, visant à créer un matériau complémentaire dans son œuvre, un pigment organique à base de chlorophylle et de cyanobactéries. Ce pigment d’un vert profond est utilisé dans des peintures, des sérigraphies, des sculptures, et enrichit la pratique de nouveaux liens, résonances et perspectives temporelles et culturelles.
Kulte pour une monographie d’Adrian Schindler
Tetuan, Tetuán, تطوان
En coédition avec Le Lait
Avec des textes d’Adrian Schindler, Antoine Marchand, Salma Mochtari, Nouha ben Yebdri, Anna Manubens, Aicha Trinidad Gououi, Touda Bouanani et Jesus Alcaide
Conception graphique : Montasser Drissi
L'ouvrage conclut un projet développé entre 2018 et 2025 entre la France, l’Espagne et le Maroc. La trilogie filmique « Tetuan, Tetuán, نتطوا » aborde le passé colonial de l’Espagne au Maroc et les traces qu’il a laissées dans la société espagnole, au moyen d’une méthodologie collaborative expérimentale, examinant tant la production culturelle et l’espace public que l’imaginaire collectif. Développés dans trois villes en dialogue avec les protagonistes du projet, chacun des chapitres explore des stratégies narratives pour resignifier des lieux tels que la Plaça de Tetuan à Barcelone ou le Teatro Cine « Español » de la ville de Tétouan. Ponctué de lectures, de chansons, de conversations informelles et de scènes de fiction au pied de monuments, dans des rues, cafés et édifices emblématiques, le projet soutient l’idée que l’oralité offre une résistance aux discours hégémoniques et favorise l’émergence d’autres imaginaires. En effet, en parallèle des différentes sessions de tournage à Madrid, Barcelone et Tétouan, documentées dans cet ouvrage, de nombreux temps d’échange et de rencontre ont également été organisés. Ainsi, bien au-delà d’un ouvrage rétrospectif, cet ouvrage se veut également un objet éditorial indépendant, qui permet de poursuivre les questionnements et thématiques abordés dans les films.
L'Atelier contemporain pour des écrits de Agnès Thurnauer
Notes d'atelier 2009-2024
Textes d'Agnès Thurnauer avec une préface de Tiphaine Samoyault
Consignées depuis 2009, les notes d’atelier d’Agnès Thurnauer participent pleinement de sa recherche et mènent de plain-pied vers le lieu actif de sa création. Cet ouvrage dévoile – au fil des jours, des événements et des rencontres – des pensées, saisies sur le vif, au centre de sa pratique, qu’elle questionne à travers une matière vivante qui abreuve tout son art. Interrogeant l’activité picturale en tant que langage et le langage dans son rapport au domaine pictural, l’écriture est au centre de la recherche d’Agnès Thurnauer depuis plusieurs dizaines d’années. L’artiste poursuit en effet une réflexion qui (re)met en question la façon dont le texte et l’espace entrent en résonnance pour modeler un champ de représentation qui conditionne le regard – ainsi, par exemple, celui porté sur la femme et sa place dans le milieu de l’art, sujet particulièrement mis en lumière dans son travail. Tissant avec les mots un lien étroit et constant, elle les inscrit au cœur de son œuvre dans un rapport sensible, dont ces notes d’atelier sont une nouvelle manifestation.
Le Mégot éditions pour un ouvrage de Yann Stofer et Julien Perez
Tu ne peux pas toujours tuer tout le monde à la fin - dans le sommeil de Harry Crews
Conception graphique : Geoffrey Saint-Martin
En décembre 2019, Yan stofer et Julien Perez se sont rendus dans la ville de Gainesville, en Floride, dans l’espoir de retrouver les traces de l’écrivain américain Harry Crews, illustre représentant du Southern Gothic, genre littéraire typique du sud des États-Unis. Fervents lecteurs de son œuvre à la fois déchirante et grotesque, ils souhaitaient dresser un portrait de l’homme, disparu 7 ans auparavant, à travers les lieux qu’il avait fréquentés.(...) De ce voyage, ils ont rapporté beaucoup de matière sous la forme de photographies, de vidéos de notes et d’enregistrements audio sans savoir exactement quelle forme ils souhaitaient donner à ce projet. C’est en se replongeant récemment dans ces documents, que l’idée d’en faire un livre photographique où se mêle documentaire et fiction a germé en eux. En effet, avec le recul, il leur a semblé que les matériaux dont ils disposaient leur offraient la possibilité de réaliser quelque chose de plus ambigu et retors qu’un simple portrait illustré. En ce sens, le livre qu'ils souhaitaient concevoir met en avant le travail plastique de Yann Stofer et le travail d’auteur de Julien Perez, assumant leur point de vue artistique, dans une forme d’autofiction qui s’agrège autour de la figure insaisissable d’Harry Crews et s’abreuve de son esthétique.
L'échappée pour une monographie de Grapus
Grapus ou le graphisme engagé (1970-1990)
Avec un texte de Pascal Guillot
Conception graphique : ADGP
Voici la première monographie de Grapus. Elle restitue toute une époque en apportant un éclairage historique et en contextualisant ses réalisations (luttes internationales, mobilisations sociales, collectivités locales…). Né en 1970, le collectif se déploie sur deux décennies. Il s’attache à lier recherche graphique et engagement politique, social et culturel. Luttant contre l’image standardisée et marchandisée, il expérimente de nouveaux langages visuels, produit des images fortes, qui interpellent. À rebours de l’individualisme et des stratégies de communication dominantes, Grapus revendique une pratique collective jubilatoire et incarne à la fois la solidarité, l’esprit critique, l’espoir, et la vitalité. En créant des images d’utilité publique Grapus acquis une reconnaissance de plus en plus significative et, lorsque la gauche arrive au pouvoir en 1981. Le Cnap, la Villette ou le Musée du Louvre lui confient leur identité visuelle. Malgré une signature toujours collective et un mode de fonctionnement fondé sur la mise en commun, les nouveaux rapports de force politiques et l’offensive néolibérale aboutissent à des tensions internes tandis que les difficultés financières persistent. Le collectif met fin à son aventure en 1990. C’est cette folle aventure que restitue ce livre richement illustré par les travaux de Grapus, les plus marquants notamment mais aussi par de nombreuses photographies rares et par de documents de travail.
Manuella Éditions pour une monographie de Joël Auxenfans
Les Haies - Réponses artistiques aux crises climatiques
Ouvrage collectif sous la direction de Joël Auxenfans
Conception graphique : Lisa Sturacci
Canicules, sécheresses, chute de la biodiversité, pluies diluviennes : chaque année voit se succéder de nouveaux records vers le cataclysme planétaire annoncé par les sciences et en particulier par le GIEC. Joël Auxenfans, depuis sa pratique d’artiste, propose que l’art soit actif concrètement dans l’effort inouï de plantations qu’il nous fait dès à présent tous accomplir pour contenir le réchauffement. Il a pour cela créé ce concept Les Haies qui réunit toutes les formes de plantations par lesquelles restaurer de la biodiversité et fixer le gaz carbonique, tout en dessinant, dans un geste plastique, les paysages qui correspondent à cette nécessaire mutation mondiale. Qu’elles prennent la forme de haies champêtres ou de haies comestibles, de boisement, de pépinières, de vergers, d’agroforesteries, d’arboretums, « Les Haies » sont ce monument. Elles sont ce « chant(i)er du siècle », qui n’est pas seulement l’occasion d’une action enfin concertée de toutes les populations à travers ce chantier, mais également un chant de l’humanité pour la biosphère. Pour cette aventure, Joël Auxenfans invite artistes, chercheurs, philosophes, paysagistes et planteurs de haies à le rejoindre. Cela donne cet autre concert de propos diversifiés allant dans le même sens : planter pour sauver la vie. C’est une démarche d’artiste pour fédérer les savoirs vers l’action commune salvatrice du climat.
Marcel le Poney pour un ouvrage de Christian Lhopital
Un trait, c’est magique
Avec un entretien de Christian Lhopital réalisé par Kristell Loquet
Entretiens avec l'artiste Christian Lhopital qui élabore une œuvre fondée essentiellement sur la pratique du dessin, qu’il soit couché sur papier, sur toile ou déployé, de manière éphémère, sur de larges surfaces murales. Il fait naître de ses compositions fluides et complexes un univers foisonnant et poétique, marqué par l’enfance et ses figures récurrentes, prenant parfois la forme de projections mentales (au bord du surgissement ou de la disparition) dont on ne sait si elles procèdent du rêve ou du cauchemar.
Marcel le Poney pour un ouvrage de Pierre Tilman
La Vie elle est comme ça
Avec un entretien de Pierre Tilamn réalisé par Kristell Loquet
Ouvrage monographique sur Pierre Tilman accompagné d'un entretien entre Kristell Loquet et Pierre Tilman. Pierre Tilman, né en 1944, est poète et artiste. Il vit et travaille à Sète, sa ville d’adoption depuis un quart de siècle. La poésie est sa maison. Le langage est son terrain d’expérimentation, de jeu, de vie. Pour lui, le langage n’est pas seulement charpenté de mots, de syllabes et de consonnes, il est aussi constitué de gestes, de formes, de couleurs. Il fait physiquement danser les phrases le long de lignes légères, multicolorées et flottantes mais en connaît aussi tout le poids (au gramme et au moral). Ses œuvres ont le don de raconter des histoires. Tilman ne raconte jamais une simple anecdote. Il part du petit fait ou de la petite aventure mais il les emporte avec lui très loin et, avec humour toujours, il les transforme en leçons d’existence. C’est l’art de l’écoute et de la conversation. L’art du rebondissement. En vrai poètartiste, Pierre Tilman change le drame de la vie en comédie de l’esprit.
Même pas l'hiver pour un ouvrage sur David Antin
La durée de la parole
Avec un texte de Camille Pageard
Conception graphique : Olivier Lebrun
Ce livre fait suite à une recherche de l’historien de l’art Camille Pageard autour du poète et critique d’art américain David Antin (1932-2016). Menée sur plusieurs années et accompagnée de publications et de traductions, elle prend aujourd’hui la forme d’un essai construit à partir de documents issus des archives d’Antin et dans un lien étroit avec la documentation visuelle et bibliographique. L'ouvrage se construit autour de chapitres qui chacun se focalise sur un élément graphique, textuel et éditorial qui jalonnent l’œuvre d'Antin : les blancs typographiques de ses transcriptions de performances, les skypoems réalisés dans les années 1980, le rapport à l'écriture et à la lecture interrogée dans son analyse des œuvres photographiques de John Baldessari, les notes d'un de ses carnets et leur rapport à la durée, aux journaux et aux photographies publiées sur la couverture de son premier livre.
Optical Sound pour la revue éponyme
Optical Sound #10
Collectif
Conception graphique : ABM Studio et P. Nicolas Ledoux
Cofondée en 2013 par Pierre Beloüin et P. Nicolas Ledoux, la revue OpticalSound a été appréhendée d’emblée comme un projet éditorial qui trouverait son achèvement au terme de dix numéros ponctuant une période d’une dizaine d’années.
Un objectif – à tenir.
Une manière de faire à respecter, une maquette à décliner.
Un panorama à cartographier et à archiver.
Une séquence dans un monde de l’art.
Une revue transversale, rassemblant travaux d'artistes, textes critiques ou de fictions, portfolios, chroniques et entretiens, qui s'intéresse aux frontières entre création contemporaine et musique expérimentale, mais puise aussi plus largement dans l'histoire de l'art, le cinéma, les sciences sociales et la littérature. Le dixième numéro fera appel à une large sélection d’artistes, auteurs et autrices qui ont contribué jusqu’à présent à l’élaboration de la revue et participé à en façonner l’identité. Un numéro qui condense et vient clore une aventure humaine en même temps qu’il célèbre une décennie de collaborations et de rencontres passionnantes. Un dernier opus menant à une somme collective déclinée en 10 volumes, faite de fragmentation et de réactivation ; un numéro 10 au sein duquel seront proposées des suites ou alternances aux dialogues préalablement initiés et qui trouveront en cette publication leurs épilogues – comme un continuum au long cours.
Palais Books pour un ouvrage de Sarah Ritter
La terre n'existe pas
Avec un texte de Michel Poivert
Conception graphique : Yann Linsart
En mêlant des photographies issues des archives nationales du monde du travail, des prises de vue réalisées dans des exploitations minières en France et en Terre de Feu, ainsi qu’un travail de superpositions en studio, le projet de Sarah Ritter explore le lien tellurique entre l’humain et la matière, entre les gestes de l’extraction et ceux de la représentation. Ces images, à la fois documentaires et réinventées, interrogent des espaces où le sol devient mémoire et projection. À travers les strates d’archives, les paysages industriels et les jeux d’ombres et de lumières en studio, le travail propose une lecture ambigüe et fragmentée du monde souterrain. À la fois archaïques et contemporaines, les formes, les textures et les lumières composent une expérience visuelle qui invite le spectateur à se perdre dans les profondeurs – à la rencontre de ce qui nous soutient et nous échappe tout à la fois.
The Eriskay Connection pour un ouvrage de Maxime Brygo
Pays brûlé
Avec un texte de Maxime Brygo
Conception graphique : Carel Fransen
Pays brûlé interroge l’imaginaire de l’île déserte – territoire vierge et sauvage, territoire de la conquête – en convoquant la figure du robinson. Sur l’île de La Réunion, Maxime Brygo s’intéresse à trois moments, et trois robinsonnades. Le travail explore une relation aux paysages du centre de l’île – les montagnes, cirques, îlets, volcans de ce “Royaume de l’Intérieur” – que des hommes et des femmes ont habité à différentes époques, y cherchant refuge hors de la société dominante. Le livre mêle des photographies de “robinsons modernes”, des paysages qu’ils habitent, de leurs installations, et un texte poétique qui esquisse une île atemporelle et mythologique. Pays brûlé interroge les concepts d’habiter, d’insularité, de maronage et de féralité, de marge, d’émancipation, d’appropriation symbolique, de dialogue au sein d’un écosystème, de sacralisation territoriale, de métissage et de créolisation. Le livre se situe plutôt du côté de l’étrangeté poétique et de l’imaginaire, que du postulat documentaire ; même si des éléments – mis sur un second plan de lecture – offriront une contextualisation spatiale et historique.
The Eriskay Connection pour un ouvrage de Seif Kousmate
Waha – Oasis
Avec des textes de Taous Dahmani et Karim Kattan
Conception graphique : Rob van Hoesel
Dans Waha (« oasis » en arabe), l’ancien ingénieur et photographe Seif Kousmate s’intéresse à son pays d’origine, le Maroc, et plus précisément à la situation de déclin de nombreuses oasis en raison des changements climatiques et sociaux. Autrefois foyers agricoles, plaques tournantes du commerce et réserves de biosphère, les oasis souffrent de la surexploitation de leurs matières premières et sont ravagées par des cycles de sécheresse. Leur superficie diminue progressivement. Découragée, la génération actuelle les déserte. L’artiste se sent affecté par cette transformation. Pour exprimer de manière subtile la dégradation de ces zones autrefois fertiles, il tache ses images d’acide et les corrompt à l’aide de restes de la flore locale. Ainsi, contenu et forme, sujet et matérialité fusionnent pour interroger les questions de représentation. Dans l’art du photographe comme à la surface de l’image, poésie et politique scintillent, pour raconter la réalité écologique, économique et sociale des oasis d’aujourd’hui.
Tombolo presses pour un ouvrage de Marion Cachon
La Gauchère
Avec des textes de Florence Aknin, Gabrielle d’Alessandro, Marion Cachon, Phaedra Charles, Cathine Guiral, Alice Savoie, Coline Sunier et Alexia de Visscher
Conception graphique : Marion Cachon
La Gauchère est une recherche plastique, graphique et typographique de Marion Cachon menée depuis 6 ans ; une revendication à penser la gaucherie comme une force de caractère au-delà des connotations péjoratives que notre imaginaire collectif attribue au terme et à ses figures de l’ombre, celles et ceux qui écrivent de leur main gauche. Elle donne lieu à la création d’une typographie et d’un récit mêlant texte et images (dessins, peintures, écriture théorique et fictionnelle, collecte d’images, récoltes de témoignages et expériences d’autres gauchères). Ce récit prend forme depuis 2 ans en conférence, en exposition, et désormais en livre, qui marque l’aboutissement et la mise en forme la plus complète de cette recherche.
Vroum pour un ouvrage d’Esther Ferrer
ACTION !
Avec des textes de Laurence Corbel et Sylvie Zavatta et un entretien de Frédéric Dumond
Conception graphique : Vincent Menu
ACTION !, un chemin de performances est un projet éditorial original et novateur au sein de la production française et internationale d’éditions sur et autour de l’œuvre d’Esther Ferrer. ACTION !, un chemin de performances prend le parti de mettre en regard l’ensemble des partitions de performances d’Esther Ferrer avec un long entretien réalisé avec elle par Frédéric Dumond, artiste et auteur, de janvier 2022 à novembre 2024. C’est parce qu’il y a cette mise en regard entre les formes (les partitions) et ce qu’Esther Ferrer dit de son travail, de sa position, de son rapport au monde, au féminisme, à l’art… que quelque chose d’autre a lieu. Ainsi se confondent l’art et la vie tout autant que la pensée, pour paraphraser le titre du célèbre ouvrage d’Allan Kaprow. Point majeur de notre projet, la partition n’est pas traitée comme document, mais avant tout comme objet activable. Pour cela nous avons fait le choix de ne pas inclure de dessins ou d'images. L’édition entière été pensée avec l’accord d’Esther Ferrer, qui accompagne le projet à chacune de ses étapes. En mettant de côté toute forme d’exemplarité ou de contextualisme, le lecteur, l’artiste, l’amateur, le critique, le curieux, l’historien.ne de l’art est mis en présence d’un squelette d’action. À chacun et chacune d’y mettre chair, tendons, muscles... — ce mot de squelette est un des termes par lesquels Esther Ferrer désigne elle-même ses partitions.
Session 2
20 projets portés par 19 éditeurs ont bénéficié en 2025 du soutien à l'édition, imprimée et numérique/hors livre, à la suite de la commission dédiée qui s’est déroulée les 29 et 30 octobre.
Archivio pour un essai de Marie Griffay
24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 - Le musée de rue de Thomas Hirschhorn
Avec un texte de Marie Griffay
Conception graphique : ABM Studio
Chaque livre de la collection « La vie privée des œuvres » décrit et analyse un épisode remarquable de la vie matérielle d’une œuvre d’art ; ses péripéties éclairent le contexte historique et les divers enjeux qui ont pesé sur son destin. Le numéro 7 de la collection est un essai de Marie Griffay consacré à l'apparition soudaine sur la chaussée parisienne du « musée de rue » de l'artiste suisse Thomas Hirschhorn. L’artiste a vendu Skulptur Sortier Station (station de tri de sculptures) au Centre Pompidou à la condition que cette grande œuvre ne soit jamais exposée dans ses salles : l'artiste la destine à la rue. Cette condition débouchera sur une expérience rare et hors norme, à rebours des canons de l'art dans l'espace public. Un artiste qui ne cède rien, une institution qui sort de sa zone de confort, du carton, du scotch et du plastique, mais aussi des rencontres entre « les gens qui ne s'intéressent pas du tout à l'art et les gens qui s'intéressent beaucoup à l'art » (Thomas Hirschhorn), sous l'arche de la station de métro Stalingrad à Paris, pendant 62 jours et 62 nuits.
Archivio pour un essai de Cédric Loire
108 tonnes aux Tuileries
Avec un texte de Cédric Loire
Conception graphique : ABM Studio
Le numéro 8 de la collection est un essai de Cédric Loire consacré à la gigantesque sculpture fantôme de l'artiste américain Richard Serra, à partir, notamment, des archives de l'exposition Richard Serra au Centre Pompidou en 1983. Les 108 tonnes de Clara-Clara de Richard Serra ont fait deux fois le voyage aux Tuileries : pourquoi n'y sont-elles pas restées ? Expulsée du Centre Pompidou que son poids mettait en péril, cette gigantesque sculpture fut l'objet de plans B successifs visant à ancrer quelque part à Paris ses deux longues courbes de 36 mètres, aussi admirées que décriées. L'histoire de Clara-Clara montre que la monumentalité ne fait pas nécessairement le monument, et que demeurer dans l'espace public, pour une œuvre d'art, n'a rien d'une évidence.
Christian Bourgois éditeur pour un essai de Thibaud Croisy
Copi, dans les marges du monde
Avec un texte de Thibaud Croisy
Conception graphique : Juliette Morineau-Le Houssine
Copi, dans les marges du monde est un essai de Thibaud Croisy sur Copi, auteur, dessinateur et performeur argentin d’expression française (1939-1987). De Buenos Aires à Paris, ce livre propose un récit chronologique du parcours de cet artiste, auquel s’entremêlent des analyses de son œuvre. Pour la première fois, cet essai met en regard l’œuvre argentine de Copi et son œuvre française, ses deux médiums de prédilection (le dessin et le théâtre) et montre comment la page et la scène communiquent pour s’enrichir mutuellement. De l’Argentine péroniste aux « années sida », en passant par Mai 68 et l’effervescence des années 1970, Thibaud Croisy analyse les mutations successives de cette œuvre pluridisciplinaire, en la replaçant dans le contexte des arts graphiques, plastiques, scéniques et visuels. Il questionne les traits saillants de cette œuvre libre et insolente et s’intéresse en particulier à la représentation des minorités sexuelles, au mélange des genres, à l’évolution des archétypes en accordant une place particulière aux œuvres mineures de Copi : affiches, romans-photos, publicités… Ce livre s’enrichit de documents inédits : témoignages des proches de Copi, correspondance, études graphiques, dessins-collages, bandes dessinées, manuscrits, ainsi que de nombreuses photographies (prises par Édouard Boubat, Jorge Damonte, Ulf Andersen ou Deidi von Schaewen). Il s’agit du premier essai iconographique sur cet auteur-dessinateur emblématique de la contre-culture.
Éditions du Sandre pour un ouvrage sous la direction de Bruno Montpied
Les Palais de l'intime
Avec un texte de Bruno Montpied
Ce livre, qui prolonge l’ouvrage Le Gazouillis des éléphants (2017) du même auteur, lequel invitait à un inventaire des environnements populaires spontanés, propose un panorama de la créativité d’autodidactes à l’intérieur de leurs habitats. Cet art qui s’épanouit dans le secret des demeures, parce qu’il ne nécessite aucun adoubement d’une quelconque autorité, fait preuve d’une extravagante fantaisie et liberté. Ce volume invite à une déambulation : des « causeries vagabondes » et des rencontres avec les créateurs sous forme d’entretiens viennent rythmer la découverte de ces décors jusque-là conservés à l’abri des regards : « muralisme interne naïf ou brut, tricots muraux de papier mâché, parois incisées et sculptées, grottes et caves ornées, églises décorées par des ecclésiastiques atypiques, graffiti, mobiliers transformés, planchers gravés ou tapissés, jungles domestiques, petits musées privés, bistrots étranges, interventions excentriques au secret des lieux »… En explorant ces créations intérieures, qui ont pu lui être dévoilées un court laps de temps, Bruno Montpied cherche aussi à percer la conduite et le projet de leurs auteurs, notamment à travers une étude développée sur un rare cas de peintre spontané ayant vécu sous l’empire d’une psychose que ses médecins avaient laissé s’exprimer dans la maison héritée de sa mère. Documenté par 500 photographies en couleur, cet étonnant voyage donne à voir un paysage patrimonial resté jusqu’alors ignoré.
Éditions El Viso pour un catalogue raisonné de François Stahly
Catalogue raisonné des sculptures de François Stahly
Avec des textes de, Laëtitia Blanchon, Thierry Dufrêne, Juliette Laffon, Anne de Staël et Catherine Stahly-Mougin
Conception graphique : Marie Nicol
Introduit par un article de l’historien Thierry Dufrêne, le catalogue propose un regard inédit sur l’œuvre de François Stahly, en soulignant notamment l’importance de ses années américaines, peu étudiées jusqu’ici. Laëtitia Blanchon, après avoir inventorié une partie de sa correspondance, en tire un article original sous forme de lettres adressées à l’artiste. Ces deux approches dévoilent ce qui a nourri Stahly dans son atelier comme sur ses grands chantiers.
L’artiste lui-même distingue plusieurs périodes : une œuvre intime et personnelle de 1945 à 1960, des années 1960-70 marquées par de vastes réalisations expérimentales et collectives, puis un temps de silence entre 1970 et 1974.
Juliette Laffon a recensé plus de 830 œuvres, réparties entre collections privées, musées européens, américains et commandes publiques en France, Allemagne et États-Unis. Chaque pièce est documentée et photographiée, constituant un véritable historique.
Enfin, la chronologie établie par Anne de Staël retrace les grandes étapes de sa vie, enrichies de documents intimes et de témoignages d’amis et d’artistes. Ce catalogue, clair et vivant, s’adresse à un public élargi : il offre à la fois une approche nouvelle de Stahly et un répertoire complet de son œuvre, animé par l’image et nourri par la recherche.
Éditions FP&CF pour une monographie d’Adrien Fregosi
A Soup of Mixed Feelings
En coédition avec le MIAM, Musée International des Arts Modestes
Avec des textes de Françoise Adamsbaum, Margaux Bonopéra, Marianne Derrien, Hervé Di Rosa, Cédric Fauq, Julien Kedryna, Marine Lang, Georgia René-Worms, Gaëtan Thomas, etc.
Conception graphique : Jad Hussein
À l'annonce du décès d'Adrien Fregosi, nous sommes toute une équipe à nous être spontanément présenté à Marine Lang, sa compagne et désormais dépositaire de son œuvre, afin de nous rassembler pour produire un ouvrage qui rendrait hommage au travail prolifique de cet artiste disparu trop tôt. Rapidement, Hervé di Rosa a aussi témoigné de son fort intérêt pour le projet et a décidé avec Françoise Adamsbaum de programmer une grande rétrospective de ses productions au MIAM de Sète. Nous souhaitons aujourd’hui vous présenter ce projet de monographie, qui accompagnera l’exposition à Sète mais aussi un autre évènement prévu en parallèle au Magasin de Grenoble.
Éditions Païen pour un ouvrage thématique de Simona Kossak et Lech Wilczek
Białowieża, la forêt vivante de Lech & Simona
Avec un texte de Lia Pradal
Conception graphique : Lia Pradal
Białowieża, la forêt vivante de Lech & Simona propose de révéler pour la première fois en France l’œuvre du photographe Lech Wilczek (1930-2018). Passionné de nature et défenseur de l’environnement, il a vécu plus de trente ans dans la forêt primaire de Białowieża, en Pologne, aux côtés de la biologiste Simona Kossak (1943-2007). A partir de leur chalet isolé, Dziedzinka, il a documenté leur vie partagée avec une faune apprivoisée – hiboux, élan, lynx, sanglier – dans un quotidien hors normes où la frontière entre humain et animal s’effaçait. Le fonds, constitué de plus de 5000 images dont la plupart inédites, révèle un regard singulier : Wilczek capte la forêt comme un univers onirique et intemporel. Au rythme de la lumière et des saisons, ses clichés composent une fable visuelle où cohabitent arbres centenaires, faune sauvage et paysages sylvestres. Par son objectif, la forêt devient un monde en mouvement, et la complicité de Simona avec la faune et la flore devient tangible, ouvrant la possibilité d’un autre rapport au vivant. Les Éditions Païen publieront le premier ouvrage photographique consacré à ce corpus. Fidèle à sa ligne éditoriale, la maison va s’appliquer à transformer ces archives en un ouvrage contemporain qui conjugue mémoire et création, et qui résonne fortement avec les enjeux actuels : sauvegarde des écosystèmes, lien sensible au vivant et quête d’un imaginaire écologique renouvelé.
Hatje Cantz Verlag pour une monographie de Juli Susin
Juli Susin : Chronos-Swimmer
Avec des textes de Juli Susin, Suzanne Escaig et Mirron Mitzkewich
Conception graphique : Cédric Bouvard
À partir d’expériences liées à l'émigration, à la précarité et à la perte, Chronos-Swimmer, remettant en jeu 40 ans d’archives photographiques argentiques produites par Juli Susin, explore les questions de la mémoire, de la destruction et de réparation dans un écosystème instable où le temps et l'espace se disloquent. La publication présente une archive photographique monographique sous la forme d'un livre d'artiste, une fiction expérimentale. Elle reproduira les planches photographiques originales et le manuscrit français annoté. Une brochure séparée de 56 pages contient la traduction intégrale en anglais, la note de la traductrice, Suzanne Escaig, et une postface de Mirron Mitzkewich.
it: éditions pour la traduction des écrits de Gui Bonsiepe
Design, périphérie et autonomie: une anthologie de Gui Bonsiepe
Sous la direction de Gwénaëlle Bertrand et Maxime Favard
Traduction de Raphaël Roché
Conception graphique : Sarah Vadé
L'ouvrage anthologique réunit une sélection de textes, de projets et de repères biographiques consacrés à Gui Bonsiepe, figure majeure et pionnière de la recherche en design. Élaboré en étroite collaboration avec l’auteur, ce recueil souligne la cohérence de sa démarche, où théorie et pratique se nourrissent mutuellement, où réflexion critique et projection concrète se répondent. Destiné à la communauté francophone du design, l’ouvrage vise à faire connaître les écrits d’un designer, pédagogue et chercheur dont l’influence a marqué durablement le développement du design industriel, en particulier dans les contextes dits « périphériques ».
La Manufacture de l'image pour un livre de Françoise Quardon
Françoise Quardon - Songs for a Dry Stone
Avec des textes de Marie-Laure Bernadac, Bernard Marcadé et Alice Laguarda
Conception graphique : Thibault Geffroy
Ce livre est une œuvre artistique multidisciplinaire, comprenant sculptures, dessins et textes de fiction, pour sonder les complexités de la mémoire et de l’identité humaine. Il s’agit d’une entité artistique à part entière où chaque médium exprime sa voix distincte, offrant une narration riche et polyvalente. Structuré en cinq chapitres, il explore des thèmes variés tels que les histoires familiales, les paysages éloignés, et les questions d’humanité et d’animalité, tout en rendant hommage à des figures historiques et mythologiques. Le livre s’ouvre avec un texte d’introduction par Alice Laguarda et se conclut par une postface à quatre mains de Marie-Laure Bernadac et Bernard Marcadé, enrichissant ainsi le dialogue entre les arts et la critique. La mise en page de l’ouvrage, les textes de fiction de l’artiste ornés de pictogrammes ou de calligrammes, les plans de couleur spacialisant les œuvres ainsi que les pages de garde et têtes de chapitre, sont créés à quatre mains par Françoise Quardon et le graphiste Thibault Geffroy.
Les presses du réel pour un ouvrage théorique sous la direction de Mathilde Arnoux et Anne Zeitz
La polyphonie en dialogue. Rencontres autour de pratiques artistiques et de points de vue théoriques
En coédition avec le Centre allemand d'histoire de l'art (DFK Paris)
Avec des textes de Mathilde Arnoux, Anne Zeitz, Simha Arom, Vincent Meessen, Caryl Emerson, Natascha Sadr Haghighian, David Toop, Félicia Atkinson, Matthieu Saladin, Ari Benjamin Meyers, Adriana Cavarero, Lerato Shadi, Mladen Dolar, Lawrence Abu Hamdan, Peter Szendy
Conception graphique : Nicolas Bardey
La polyphonie requiert l’écoute, l’attention à de multiples voix équipollentes, engagées dans une relationnalité complexe. Elle implique des dialogues, des phénomènes de traduction ; elle invite à penser la construction de soi à travers autrui. Le présent ouvrage repose sur le séminaire intitulé « Comment exposer la polyphonie ? » qui s’est tenu entre 2021 et 2023 au Centre allemand d’histoire de l’art à Paris pour accompagner l’exposition Polyphone. Celle-ci a montré différentes manières de faire coexister des voix multiples à travers des œuvres de 21 artistes contemporains issus de différents contextes historiques et géographiques. Entre forme musicale, pensée artistique héritée de l’analyse que Mikhail Bakhtine a pu donner des romans de Dostoïevski et recherches en études sonores, la réflexion autour de la polyphonie comme rencontre de voix multiples se déploie dans cet ouvrage sous la forme de dialogues entre certains artistes de l’exposition et des chercheurs de différents horizons disciplinaires.
Loose Joints pour une monographie de Camille Farrah Lenain
Feu Sans Fumée / Made OF Smokeless Fire
Avec des textes de Fatima Daas et Camille Farrah Lenain
Feu Sans Fumée / Made OF Smokeless Fire est un projet photographique de l’artiste Camille Farrah Lenain, consacré aux identités LGBTQIA+ au sein de la culture musulmane en France, souvent invisibilisées ou réduites au silence. Né de la mémoire fragmentée de Farid, son oncle gay décédé en 2013, ce projet tisse portraits, archives familiales et témoignages poétiques pour interroger les stéréotypes, la mémoire collective et les héritages spirituels et coloniaux. À travers une démarche douce et fondée sur l'écoute, l’artiste crée des portraits issus de longues conversations, et transforme les récits oraux en « poèmes-portraits » traduits en français, anglais et arabe. Feu Sans Fumée explore comment représenter sans trahir, comment rendre visibles des existences plurielles tout en respectant leurs zones d’ombre, et propose ainsi de nouvelles formes pour documenter les identités queer musulmanes en France.
MAAR Books pour une monographie de Marthe et Jean-Marie Simonnet
Les Simonnet. Architectes, artistes, sculptures, designers ?
Avec des textes de David Perreau et Vincent Romagny
Conception graphique : Paul&Thomas
Le projet vise à éditer la première monographie consacrée à Marthe et Jean-Marie Simonnet, un livre qui n'existe pas. Il s'agit moins de publier un catalogue raisonné que de construire une approche historique et critique d'une œuvre dense et prolifique – de construire un récit sur la base d'une réévaluation. Architectes de formation, les Simonnet participent très tôt aux événements d'art contemporain qui comptent alors en France : Biennale de Paris en 1965, 67 et 71, Salon de la jeune sculpture de 1967 à 1979. C'est l'époque où la galeriste Iris Clert s'intéresse à leurs œuvres. Et où le critique d'art Pierre Restany les invite à participer à l'exposition Le plastique dans l'art. Les années 70 et 80 sont celles de l'art dans l'espace public – de l'art dans les villes (nouvelles). Le duo trouve ici un contexte favorable pour multiplier les commandes pérennes ou temporaires qui ne passent jamais inaperçues : des compositions formelles qui historiquement restent des marqueurs importants de l'art monumental en plein air.
Illustrée d'une riche iconographie issue des archives des artistes, cette première monographie donnera à lire une sélection de textes de Jean-Marie ainsi qu'un long entretien inédit avec Marthe. Dans le livre, cet échange agira comme une sorte de conducteur : une occasion d'évoquer certains aspects connus et moins connus de leur pratique –les cerfs-volants monumentaux, le mobilier-sculpture, les sculptures en herbe et résine, les peintures, les reliefs, etc.
Manuella éditions pour une monographie de Jérémie Setton
Jérémie Setton – Monographie
Avec des textes d’Anne Bernou, Anne Favier et Florian Gaité
Conception graphique : David Poullard
Jérémie Setton vit et travaille à Marseille. Il est sans conteste l’un des artistes majeurs de la scène artistique marseillaise. Il expose régulièrement dans les lieux privés, associatifs ou institutionnels tel que le Bonisson Art Center (Rognes), la Fondation Vacances bleues (Marseille), le Mucem (Marseille), le Frac Sud (Marseille), et récemment au MAC pour l’exposition ‘‘Des exploits des chefs d’œuvres’’. Profondément inscrit dans des logiques de transmission, les portes de son atelier sont ouvertes à la jeune création, ainsi que sa connaissance de la peinture puisqu’il enseigne le médium à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Cette monographie viendra répertorier quinze années de travail et d’expositions sur le territoire et au-delà, elle aidera Jérémie Setton à expliciter une démarche artistique qui a évolué au fil des années mais qui demeure farouchement ancrée dans des questions picturales, et des questions de mémoire avec celle sous-jacente de l’archive personnelle. Les années 2025 et 2026, constituent une étape importante dans la carrière de l’artiste qui sera artiste invité au salon du dessin contemporain Paréidolie en août 2025 et bénéficiera d’une exposition personnelle d’envergure au Château de Servières à l’occasion du PAC 2026. Au-delà de ces deux invitations, Jérémie bénéficie depuis quelques années d’une renommée nationale qui lui ont permis d’exposer dans différents centres d’art et prochainement à la Halle du Boucher à la fin de l’année 2025.
Ness Books pour une monographie de Fabienne Audéoud
Fabienne Audéoud – Catalogue raisonné (titre de travail)
Avec des textes de Fabienne Audéoud, Alex Quicho et un entretien d’Elsa Vettier
Conception graphique : Espace Ness
Les écrits de Fabienne Audéoud ont été publiés dans divers magazines, ses œuvres ont été présentées dans plus d’une cinquantaine de publications et de catalogues d’exposition, mais elles n’ont jamais fait l’objet d’un livre qui leur soit entièrement dédié. Cet ouvrage a pour ambition de présenter et de mettre en lien la production écrite et plastique de l’artiste sur les trente-cinq dernières années. L’articulation de l'ouvrage est chronologique et reprend les questions inhérentes à la pratique d’Audéoud, comme autant de thèmes incarnés : l’interprétation de la littéralité du langage, les questions de genre et celles des rapports de forces politiques et personnels.
Pensée comme le prolongement de la pratique d’Audéoud, cette ‘biographie artistique’ généreuse et immersive est rythmée par des textes courts, incisifs et personnels qui alternent entre anecdotes, réflexions théoriques et éléments contextuels des œuvres présentées. Cette double narration sera traversée par des allers-retours entre humour et drame, éléments caractéristiques de la pratique de l’artiste.
Palais Books pour une monographie de Smith
Ici grand ouvert
En coédition avec le MAC VAL
Avec des textes de Taous Dahmani, Frank Lamy, Sergio Valenzuela Escobedo, Edward Shanken, Lucien Raphmaj
Conception graphique : Yann Linsart
La pratique de Smith, depuis près de vingt ans, explore la transformation et la traversée des formes dans un écosystème mêlant photographie, installation, performance, film, texte et sculpture. À l’occasion de l’exposition monographique prévue au MAC VAL en 2026, une monographie sera conçue avec Palais Books comme un livre-organisme : ni archive figée ni simple catalogue, mais un espace vivant de circulation des œuvres et des idées. Pensé comme le prolongement du projet d’exposition, l’ouvrage rassemblera images, textes et contributions plurielles (Frank Lamy, Taous Dahmani, Sergio Escobedo Valenzuela, Edward Shanken, Lucien Raphmaj, Nadège Piton, entre autres) afin de restituer l’élan vital de cette œuvre en mouvement. Polyphonique et évolutif, il s’attachera moins à documenter un passé qu’à ouvrir des futurs, en faisant du livre un sol vivant, un terreau à partager.
Philippe Thomas: Do Readymades Belong to Everyone? pour un catalogue raisonné en ligne de l'artiste
Philippe Thomas: Do Readymades Belong to Everyone
Avec des textes d’Émeline Jaret et Mathilde Garrett
Conception graphique : Élise Gay et Kevin Donnot
Philippe Thomas: Do Readymades Belong to Everyone est un projet éditorial bilingue (français-anglais). Il se présente comme une monographie en ligne de Philippe Thomas, visant à proposer un site ressource augmenté d’un catalogue raisonné de l’œuvre. Il est conçu et réalisé par Élise Gay et Kévin Donnot, designers graphiques du studio E+K spécialisé dans les projets éditoriaux, sous la coordination d’Émeline Jaret, historienne de l’art spécialiste de l’œuvre de Philippe Thomas, assistée par Mathilde Garrett, artiste et designer graphique diplômée d’un Master en Design & SHS de l’Université Rennes 2. Il est soutenu par l’Estate Philippe Thomas, qui travaille à la reconnaissance, la conservation et la diffusion de l’œuvre de l’artiste.
RVB Books pour une monographie d’Anne-Charlotte Finel
Les Passagers (titre de travail)
Avec des textes de Phoebe Hadjimarkos Clarke et Clara Darrason
Conception graphique : Alice Monguzzi et RVB Books
L’ouvrage monographique de l’artiste vidéaste Anne-Charlotte Finel appréhende quinze ans de pratique de la vidéo. Cet ouvrage rassemblera de façon intuitive et sensorielle plus de 300 images issues des films de l’artiste, mêlant captures de films et rushs inédits extraits de ses œuvres vidéo depuis 2010. Plus qu’une simple rétrospective, il prend la forme d’un véritable livre d’artiste, offrant une exploration sensible et fragmentaire des multiples couches du paysage visuel qui constitue son univers. Comme un songe, le livre se composera d’apparitions, de fragments narratifs et de digressions. Cette séquence sera ponctuée d’une nouvelle écrite par l’écrivaine Phœbe Hadjimarkos Clarke et augmentée d’un texte critique rédigé par Clara Darrason. La séquence sera enrichie également d’un index détaillé, accompagné de notices pour chacune des œuvres présentées dans l’ouvrage.
Tombolo presses pour une monographie de Babeth Rambault
Babeth Rambault et le problème de l’exposition
Avec un texte de Vanessa Morisset
Conception graphique : Olivier Lebrun
Il s’agira d’une première monographie sur le travail de Babeth Rambault qui présentera vingt années d'une pratique de la sculpture et de l'image dans un catalogue composé d’une riche iconographie dont la mise en forme du graphiste Olivier Lebrun fera écho à la dimension organique présente dans le processus de travail de l'artiste. La critique et historienne de l’art, Vanessa Morisset déploiera un texte, un arc narratif en chapitres, dont chacun d'eux éclairera, tels des carrés en miroirs, un événement, un geste, un objet. Des chapitres permettant de rendre compte de la « méthode de fortune », au sens fort de la détermination alliée à la buona fortuna italienne, de l’artiste. Ce catalogue au format d’un grand livre de poche, broché avec une reliure dos carré collé, ainsi qu'une couverture souple et sans pli, en facilitera la lecture et la manipulation.
UV Éditions pour des écrits du collectif RYBN.ORG
IL - Une histoire de l'Informatique Laborieuse suivi de Six protocoles d’autodéfense permacomputationnelle
Avec des textes de RYBN.ORG
Conception graphique : Schulz&Leary
L'ouvrage vient documenter l’œuvre Human Computers du collectif d’artistes RYBN.ORG. Ce second opus, après The Great Offshore (UV Éditions, 2021), rend compte d’une recherche artistique menée sur une période de dix ans, de 2015 à 2025, qui traverse et revisite toutes les histoires de l’informatique et du calcul mécanisé, et qui tente d’apporter un éclairage médiarchéologique sur ce qu’on appelle aujourd’hui intelligence artificielle, ou IA. L’ouvrage vient donc apporter différents matériaux – artistiques, historiques, généalogiques, pratiques, sémantiques et pédagogiques – nécessaires à une meilleure compréhension de l’intelligence artificielle, et plus particulièrement, de la part de travail humain nécessaire à son fonctionnement.
Dernière mise à jour le 1 avril 2026