Silver memories, le désir des choses rares

Daphné Le Sergent
En partenariat avec le Cnap
Exposition
Photographie
CPIF Pontault-Combault
Daphné Le Sergent, Codex de 2031, détail, 2019

Essentiel à la photographie argentique, le minerai d’argent pourrait bientôt être épuisé. À partir de cette hypothèse, à travers une pratique artistique hybride faisant dialoguer photographie, dessin, vidéo et installation, Daphné Le Sergent évoque et construit des récits ayant tout autant trait à l’histoire de la photographie qu’à l’exploration des Amériques et des données (data mining).

De la colonisation des terres mexicaines dès le début du XVIe siècle à l’extraction minière contemporaine, ce sont alors autant de rencontres avec l’altérité qui sont évoquées, explorant la relativité de notre horizon culturel, un horizon ouvert par le « désir des choses rares ». Confronté à cette tension dialectique, le visiteur est invité à s’engager dans un mouvement de recherche de l’image, un cheminement à la fois physique et mental faisant écho aussi bien à la course vers l’argent qu’à la construction du regard.

Polysémiques, les pièces exposées ne sont pas sans soulever des questions animant le débat sur le développement civilisationnel reposant sur la surexploitation des ressources naturelles. Il s’en dégage un modèle culturel
« extractiviste » réaffirmé de nos jours par la ruée vers les données, avec une activité « minière » menée grâce aux algorithmes.

Daphné Le Sergent propose alors un corpus qui, fruit de multiples déplacements, suggère des associations inédites d’époques, de lieux et de pratiques d’apparence éloignés tissant une trame dont le visiteur est appelé à déceler les nombreuses pistes.

Cette exposition, qui associe pièces nouvelles et récentes, représente l’aboutissement d’une recherche développée entre 2018 et 2021 au fil de
trois résidences au CARMA, centre d’art et de recherche guyanais, et dont les prémices ont été produites par la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de l’exposition « Silver memories» à l’Atelier Hermès, Séoul, Corée du Sud, en 2019.

 

• Vernissage de l’exposition

Samedi 20 mars à 15h*

Navette gratuite au départ de Paris, place de la Bastille, sur réservation : contact@cpif.net

*Cette date est susceptible d’évoluer en fonction du contexte sanitaire

Complément d'information

Daphné Le Sergent, née en Corée du Sud et travaillant en France, mène des recherches autour des notions de schize et de frontière. C’est au travers de divers agencements (polyptiques photo ou vidéo) ou de la mise en tension de différentes zones dans l’image (photographie-dessin) que son travail créé une dissociation dans la perception directe pour rendre compte de la présence d’une scission, d’une fêlure, dans l’espace intime du regard.

Après avoir exposé le projet « Géopolitique de l’oubli » en 2018 au Jeu de Paume à Paris, au CAPC à Bordeaux et au musée Amparo à Puebla (Mexique), elle présente le projet « Silver memories : how to reach the origin » à l’Atelier Hermès, espace d’exposition de la Fondation d’entreprise Hermès à Séoul, Corée du Sud, en 2019. Daphné Le Sergent est maître de conférences à l’Université Paris 8 et membre de l’AICA.

Site internet de l’artiste : www.daphnelesergent.com

Commissaires d'exposition

Partenaires

Soutenu par la Fondation d’entreprise Hermès, ce projet a également été nourri par plusieurs résidences artistiques, dont trois au CARMA, Centre d’art et de recherche de Mana (Guyane), et une au sein de l’entreprise SIAL (label RJC, exploitant alluvionnaire artisanal de Guyane) en partenariat avec le Carma et avec le soutien de la Direction de la Culture - Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports des Services

de l’État en Guyane (dispositif « Résidence d’artiste en entreprise »). Les tirages présentés ont été réalisés par l’Atelier Boba (Paris) suite à des recherches techniques spécifiquement conduites en vue de la présente exposition.

Daphné Le Sergent et le Centre Photographique d’Île-de-France souhaitent exprimer leur gratitude pour le soutien accordé au projet par les partenaires mentionnés ainsi que par Film Washi, Stéphane Cormier - Atelier de tirages argentiques, le Conservatoire du littoral / Parc naturel régional de la Guyane et le Fonds A. Heuret.

Sont également remerciés pour leur précieuse aide : le Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, la Collectivité territoriale de Guyane et le Musée des cultures Guyanaises.

Horaires

Du mardi au vendredi de 13h à 18h
Samedi et dimanche de 14h à 18h. Fermé les lundis et jours fériés

Visite commentée gratuite chaque dimanche à 15h.

Tarifs

Entrée Libre

Accès mobilité réduite

Oui

Adresse

CPIF 107 avenue de la République Cour de la ferme briarde 77340 Pontault-Combault France

Comment s'y rendre

En VOITURE
depuis Paris (30 min) : autoroute A4 (porte de Bercy), dir. Metz-Nancy, sortie Émerainville / Pontault-Combault – gare (sortie 14). En ville, suivre « centre ville », puis « Centre Photographique d’Île-de-France » ; Hôtel de Ville, puis Centre Photographique d’Île-de-France. Se garer sur le parking de l’Hôtel de Ville. Le CPIF se trouve dans la cour de la Ferme Briarde.
depuis Melun (35 min) : francilienne N104, sortie Émerainville / Pontault-Combault – gare (sortie 14)
depuis Meaux (35 min) et Reims (1h20) : autoroute A4 (dir. Paris) puis francilienne N104 ; sortie Émerainville / Pontault-Combault – gare (sortie 14)

En RER E (25 min depuis Gare du Nord – Magenta, 2 trains par heure) : Direction Tournan-en-Brie, descendre à Émerainville / Pontault-Combault. Le Centre est à 10 min à pied de la gare. En sortant de la gare, prendre sur la droite puis l’avenue de la République sur la gauche, traverser le parc en direction de l’Hôtel de Ville.
Le CPIF se trouve dans la cour de la Ferme Briarde.

En RER A : Depuis Châtelet Les Halles, direction Marne-la-Vallée - Chessy. Descendre à l’arrêt Val-de-Fontenay, et prendre la correspondance pour Pontault-Combault (RER E direction Tournan).

 

Dernière mise à jour le 26 janvier 2021