SALON DU SALON #15

LAST CRY
Exposition d’œuvres du Cnap
Exposition
Arts plastiques
Salon du salon Marseille

SALON DU SALON #15 — Last Cry

 

15ème édition

 

Proposition d’exposition & co-commissariat d’Angeline Madaghdjian

 

avec les œuvres de Dominique Blais, Katia Kameli, Patrick Lefebvre, Marianne Mispelaëre, Matthieu Saladin, Félix Gonz​á​lez​-Torres, Sarah Venturi

 

 

L’exposition collective Salon du Salon #15 - Last cry aborde la question de l’identité de l’Homme une fois défaite de son emprise symbolique. Elle met en perspective diverses prises de paroles, détournées, silencieuses. L’exposition participe de l’intime, du quotidien, fait lien et rapport entre privé et personnel. Cette exposition est une phase de recherche où Salon du Salon, la commissaire invitée, les artistes et visiteurs sont invités à porter leur attention vers l’Homme, sa personnalité, sa pudeur, sa situation d’individu dans une communauté d’individus.

 

Cette exposition est une carte blanche donnée à Angeline Madaghdjian, commissaire indépendante, 

3ème commissaire d’exposition invitée par Salon du Salon. Cette exposition inaugure est une nouvelle phase de recherche de Salon du Salon sur l’année 2018, en lien avec les éditions précédentes. 

Direction de projet : Philippe Munda

 

Déclarer, déclamer, dire, en creux, en silence et en suspend.

 

Les gestes ont remplacé les mots au sein des espaces publics. Ils se sont situés pour exister, en place et au coeur des villes. Générés individuellement, puis, dupliqués, répétés par le groupe, les gestes se dessinent au travers de corps synchronisés pour déclamer organiquement un refus de complaisance, une opposition, une idéologie souhaitée ou contestée. Ce corps uni est constitué d’Hommes, il s’est bâti par imitation, comme viralement/virilement. Ce mimétisme est empathie. 

 

Être homme. 

 

Le genre masculin est celui sur lequel on a construit l’identité humaine. L’homme se perçoit lui même comme un symbole, cette perception ou projection, est la résultante du fait que dans de nombreuses traditions, depuis les plus primitives, l’homme est décrit comme « une synthèse du monde, un modèle réduit de l’univers, un microcosme. Il est le centre du monde des symboles. » 

 

Se détacher du groupe, et prendre la parole. Sortir des rangs. Le micro est mort,  sa parole s’est consumée, il a emporté dans sa chute sa possible émission, il n’entrera pas en contact avec l’homme. La pudeur des hommes est réelle, concrète mais, inavouable, non-substantielle, car un homme conventionnellement , s’affirme et se tient droit. Il porte et définit notre espèce, nos gloires, nos conquêtes, notre déclaration des droits de l’homme lui revient. Qu’est-ce que l’essence même d’un homme en dehors du monde des symboles, non l’icône d’une masse, mais seul, individuellement, qu’est-il s’il n’est point dans les stigmates de la société, s’il est mendiant, migrant, inverti ?

 

Individu seul sans bruit.  

 

L’absence, le vide, la disparition sont élocution, sont physionomie. Ainsi, c’est par l’invective que le message est adressé et demeure, quand la mort opère, dans le souvenir. Un par un les hommes, formés en ronde, chantent leurs espoirs et leur conditions, We utopians are happy / This will last forever, entonnent-ils avec chaste, entre une gorgée de bière et une bouffée de cigarette dans le court métrage de Ben Russel, évocation d’un mythe marin Atlantis. L’utopie serait-elle synonyme de pudeur, la pudeur d’utopie. 

 

Angeline Madaghdjian

 

Angeline Madaghdjian

 

Historienne de l’art de formation, Angeline Madaghdjian étudie la muséologie, le patrimoine, et l’art contemporain à l’université de Grenoble de 2008 à 2013. Durant ses études elle travaille au Centre national d’art contemporain - le MAGASIN, et se familiarise à l’art contemporain et à l’exposition en centre d’art réhabilité. Elle est co-fondatrice avec Cloé Beaugrand (artiste) et Marine Lang (déléguée générale Mécène du Sud, Montpellier) de la résidence d’artistes PRESENCE de 2012 à 2013. En septembre 2013, elle intègre le Master Sciences et Techniques de l’Exposition à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et se spécialise en pratiques curatoriales. Elle est assistante du conservateur-commissaire Sébastien Faucon (actuel directeur du Musée de Rochechouart) au Centre national des arts plastiques (Cnap) de 2013 à 2014. Elle travaille au département des collections et coordonne trois expositions (Palais de Tokyo, FRAC Franche-Comté, Musée de la Danse). De 2014 à 2017 elle est chargée de projets pour les artistes-chorégraphes Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) où elle initie des projets de performance avec différentes institutions en France et à l’étranger. Depuis janvier 2017 elle est assistante de direction à la galerie Salle Principale à Paris.

 

 

Salon du Salon est un projet artistique autogéré mené par Philippe Munda en lien avec des artsites et commissaires invités depuis décembre 2013 qui a pour objet la recherche pratique collaborative et individuelle en art, en lien à l’édition. Salon du Salon est membre de Marseille Expos, réseau des galeries et lieux d’art contemporain à Marseille.

Salon du Salon finance ces activités avec les adhésions et dons de ces membres, puis par la vente des œuvres et éditions qu’il produit et accueille lors des expositions.  

 

Projets d’expositions : www.salondusalon.com — Publications / editions :  www.editionsdusalon.com

 

Philippe Munda

 

Son activité en photographie l’amène à la réalisation d’expositions. Tour à tour photographe, artiste, commissaire d’exposition, éditeur et coordinateur de projets culturels, c’est en œuvrant collectivement qu’il mène sa recherche personnelle.

De 1993 à 2005, il collabore en tant que photographe avec bureau de style et de tendances Studio Edelkoort, les revues Vogue living, Bloom, View on Colour, Vogue Gioello, The Guardian, Wall Street Journal, Dwell et Citizen K ; les artistes Gisèle Vienne, Noriko Sunayama, Joel Hubaut, Pierre Joseph, Thomas Hirschhorn ; les galeries et centres d’art CCC Tours, Air de Paris, Galerie Kréo, Les Laboratoires d’Aubervillier, Phillips de Pury & Cie, ... Ceci forme la base de son apprentissage autodidacte et de sa recherche en arts visuels.

En 2005, il intègre le collectif  Générale (autogéré) à Belleville puis Générale en Manufacture à Sèvres (sautogéré avec le soutien de la DRAC Ile-de-France et David Caméo / Manufacture de Céramique de Sèvres) en tant qu’artiste et administrateur.  De 2007 à 2009, il y organise les expositions : Ouverture, One plus one, Station, Monographie en rose ainsi que la coordination de deux parcours d’art contemporain à Paris, Panorama et West III en collaboration avec Bétonsalon, Mains d’œuvres, France Fiction, La Maréchalerie, Micro Onde, Le Château de Versailles, Glassbox, La Cité internationale Universitaire - Le Pavillon Suisse.

En 2011, Sylvie Boulanger, directrice du CNEAI lui confie l’organisation et l’archivage de la photothèque du centre d’art CNEAI, suivi d’une résidence de recherche au CNEAI de Chatou, liée à son travail photographique (en lien avec l’ENSP Arles).

En 2013, il fonde le projet Salon du Salon à Marseille. 

Philippe Munda travaille actuellement à un projet de livre, Histoire d’un (vrai) faux, agencement et reprise de pratiques éditoriales pirates et d’emprunt, édité par Salon du Salon et soutenu par CNAP (2016), Région PACA (2017), Dotation Guyot/Stein (2017). Mai / juin 2018 ainsi qu’au projet de recherche lié aux expositions passées mises en regard des projets livres et expositions 2018.

 

www.philippemunda.com - www.histoiredunvraifaux.info

Commissaires d'exposition

Partenaires

Galerie Xippas, Paris Galerie Salle Principale Centre international d’art et du paysage de Vassivière CNAP, Centre National des Arts Plastiques

Horaires

VENDREDI, SAMEDI, DIMANCHE 15-19h

Adresse

Salon du salon 21 avenue du Prado 13006 Marseille France

Comment s'y rendre

Métro ligne 1&2 - Tram ligne 3 : Station CASTELLANE Le Vélo : Place Castellane
Dernière mise à jour le 2 mars 2020