Saâdane Afif, Wilfrid Almendra, Élisabeth Ballet, Olivier Blanckart, Gauthier Leroy, Didier Marcel, Pierre Paulin

Collection Frac Basse-Normandie
Exposition
Arts plastiques
FRAC Normandie Caen Caen

L’exposition présente des œuvres acquises ces deux dernières années par le Frac Basse-Normandie. Ces œuvres développent des liens formels entre la sculpture, l’espace et l’architecture. L’espace social ou privé est investi pour créer de nouveaux espaces permettant de le rendre visible ou de le dissimuler, souvent par le biais d’objets usuels. Dans une première salle sont réunies les sculptures de Saâdane Afif, d’Olivier Blanckart, de Gauthier Leroy et de Didier Marcel faisant référence à l’architecture. Ainsi, "The XX Century’s Wolf" de Gauthier Leroy se penche sur la culture populaire américaine à travers l’architecture moderniste et le modèle de la "Fallingwater’s house"" de Franck LLoyd Wright. "Babel" de Saâdane Afif rappelle la forme des empilements d’enceintes des rave party autant que les "Architectones" de Kasimir Malevitch - sculpture et concepts architecturaux sont ici affranchis de leur usage. La maquette de Didier Marcel, "Sans titre (Prefab Church, d’après E. T.)" reprend une image de l’artiste Eric Tabuchi. Les matériaux utilisés rappellent les bâtiments d’élevage intensif, alors que la croix qui apparaît sur le bâtiment transforme « ce local en un lieu de culte étrange ». Dans "The Remix Koolhaas (after August Sander, the Architect, 1926)" d’Olivier Blanckart, le personnage est une reproduction en volume d’une photographie de l’architecte Hans Poelzig réalisée par August Sander. La figure de l’architecte symbolise celle de l’artiste qui crée quelles que soient les conditions qui l’entourent, «Fuck the context» comme indique la pancarte qu’il tient. Plus loin, Pierre Paulin, soulignant la «schizophrénie» de l’artiste face à la séduction de la publicité et des moyens plastiques qu’elle utilise, «sculpte» des cibles dans des magazines disposés dans 44 cadres vides saturant le mur d’exposition. Dans une autre salle, l’imposante installation d’Elisabeth Ballet, intitulée "Bande à part", occupe le lieu : elle cerne un vide et infléchit les déplacements du spectateur. Cette «dramatisation plastique de la frontière» confronte le public à un espace reconfiguré et incite à une réflexion sur l’espace social. Accrochée au mur, la sculpture "Killed in Action (CHS # 5, Whitney R. SMITH)" de Wilfrid Almendra, reprend le plan d’une maison du programme d’architecture moderniste « Case Study House », édité par la revue "Art & architecture" à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des barres de béton viennent symboliser la frontière entre intérieur et extérieur, ce que questionnait cette architecture moderniste constituée de pavillons vitrés. Jouant avec l’esthétique des années 1970, l’artiste transforme, non sans ironie, ces pavillons en étagères de bois verni sur une desquelles repose un vase.

Horaires

Tous les jours de 14h à 18h

Adresse

FRAC Normandie Caen 7 bis rue Neuve-Bourg-l’Abbé 14000 Caen France
Dernière mise à jour le 2 mars 2020