Récolement

Exposition
Photographie
Entre deux Nantes

© Hervé Beurel, Saint-Gratien, avril 2015

Une exposition d’Hervé Beurel
Récolement

Vernissage : vendredi 6 octobre à 18h30
Exposition : du 7 octobre au 25 novembre 2017
Rencontre : jeudi 9 novembre à 18h avec le critique d’art
Jean-Marc Huitorel et l’artiste Hervé Beurel

« Le récolement est la vérification de la présence des œuvres à partir des inventaires. Il est la conséquence de l’existence d’un domaine public (de l’État et des collectivités territoriales) dont il sert à vérifier l’intégrité. Il s’agit d’une pratique très ancienne, mais inscrite récemment dans la loi (loi de 2002 sur les musées), et codifiée à l’article L. 451-2 du Code du patrimoine qui précise que « les collections des musées de France font l'objet d'une inscription sur un inventaire. Il est procédé à leur récolement tous les dix ans. »
Circulaire n° 2006/006 du 27 juillet 2006 relative aux opérations de récolement des collections des musées de France (décret n° 2002-852 du 2 mai 2002 et arrêté du 25 mai 2004 publié au JORF du 12 juin 2004)

Récolement, le projet d’Hervé Beurel proposé à Entre-deux, provient d’une enquête amorcée il y a plusieurs années. Un livre trouvé dans une brocante est l’élément déclencheur de cette aventure à mi-chemin entre l’état des lieux d’une collection d’œuvres parsemées dans le paysage urbain francais et un véritable road-movie pour les retrouver. L’ Art présent dans la cité a été publié en 1969, il s’agit du premier ouvrage sur l’art public depuis l’arrêté du 18 mai 1951 sur le 1% dans les établissements scolaires et universitaires ; il témoigne d’un programme de commandes d’œuvres aux artistes par la Caisse des Dépôts et Consignations. La publication n’est pas neutre avec son format carré et sa couverture toilée, c’est un beau livre ! Ouvert, les pages livrent des photographies aux couleurs acidulées. Sculptures, fontaines, décors muraux, espaces de jeux apparaissent dans leur contexte, intégrés à l’architecture urbaine, aux halls d’immeubles, aux centres commerciaux, aux jardins et places. Les espaces sont habités par les usagers de la ville et portent l’utopie d’un cadre de vie pensé pour ses habitants où l’art trouve toute sa place.
    Près de cinquante ans après, que reste-il ?
    Cette question a été le moteur des allers et retours de l’artiste, entre l’atelier et les sites d’implantation des œuvres à partir du livre, son guide de voyage, avec, comme indices, les légendes des images. Une fois l’œuvre retrouvée, à la recherche du même point de vue que le photographe d’origine, il a enregistré les lieux à la même distance et avec le même angle, autant que possible car la ville a bougé ! Ces photos, avant et après, la première (issue de l’ouvrage) et la seconde (enregistrée par Hervé Beurel), ne sont pas présentées côte à côte mais forment deux ensembles qui inventent un dialogue à interpréter par le spectateur.  Dans l'intervalle, cinquante ans de transformation urbaine, des barres HLM dynamitées, des places minérales envahies par le végétal, des œuvres déplacées, partielles ou disparues, des fontaines asséchées, des jeux démontés témoignent de l’évolution  de la ville et de son rapport au patrimoine des Trente Glorieuses.
    Cet intérêt pour les œuvres dans l’espace urbain n’est pas nouveau chez Hervé Beurel, la récente monographie (2016) Collection publique sur son travail l’atteste. L’ouvrage met en avant une série de photographies dont les motifs sont des décors muraux (peintures, mosaïques, reliefs) prélevés sur des façades d’immeubles construits dans les années 60 et 70. Le cadre photographique découpe exactement les contours des motifs au point qu’architecture, peinture et photographie se superposent et se fondent en un objet synthétique de l’ordre de l’image. À ce propos, Jean-Marc Huitorel écrit : « On ne renonce décidément pas à cette oscillation entre le pôle photographique et le pôle pictural au profit d’un milieu, certes ambivalent, mais ouvert tout autant. C’est ici sans doute l’endroit qui convient pour poser ces propos de l’artiste : « Je cherche toujours des solutions pour ne pas inventer. Ce sont les choses qui préexistent. Je reprends, je réitère, je reproduis ». Photographe dans le sens le plus basique du terme ; mais, au-delà de cette apparente modestie, porteur d’une véritable ambition, l’affirmation du geste, fût-il le plus minimal, le plus invisible, l’obtention d’un objet singulier. » (Huitorel Jean-Marc, « Le principe d’incertitude », Collection publique, Hervé Beurel, Rennes : Ed. Frac Bretagne, 2016, 123 p.)
    Hervé Beurel vit à Rennes, Il s’agit de sa première exposition personnelle à Nantes. Il a réalisé de nombreuses expositions en Bretagne, à la Galerie du Dourven à Trédrez-Locquémeau et à la Galerie Art&Essai de l’Université Rennes 2 en 2014, mais aussi à la Galerie Fernand Léger à Ivry-sur-Seine et à la Galerie Bebensee à Hambourg en 2006 entre autres. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections publiques dont le Frac Languedoc-Roussillon ; le Fonds départemental d'art contemporain d'Ille et Vilaine ; la Collection du Conseil Général des Côtes d'Armor, Saint-Brieuc ; le Frac Bretagne et le Fonds communal de la Ville de Rennes.
http://ddab.org/fr/oeuvres/Beurel

Commissaires d'exposition

Artistes

Partenaires

Entre-deux bénéficie du soutien de la Ville de Nantes, du Conseil départemental de Loire-Atlantique, de la Région des Pays de la Loire, de l’État – Préfecture de la région des Pays de la Loire – Direction régionale des affaires culturelles et de la Fondation de France dans le cadre des projets de l’action Nouveaux commanditaires. Entre-deux est membre du Pôle arts visuels Pays de la Loire et de Économie solidaire de l’art.

Horaires

Du mercredi au vendredi de 15h à 19h, samedi de 15h à 18h Réservation pour les groupes : contact@entre-deux.org

Adresse

Entre deux 5 bis avenue de l'Hôtel Dieu 44000 Nantes France

Comment s'y rendre

Tramway 2 et 3 ou bus C3 arrêt : Hôtel-Dieu, bicloo : station 53 Olivettes
Dernière mise à jour le 2 mars 2020