La collection du Centre national des arts plastiques : éléments d’histoire quantitative
Par Laurent Jeanpierre - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Graphisme : Studio Double
Afin de décrire la collection du Centre national des arts plastiques, dont l’origine remonte à 1791, une enquête statistique a été menée par Laurent Jeanpierre, sociologue et professeur au département de science politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à partir de données extraites de la base produite par le logiciel de gestion et de documentation GCOLL qui accompagne son informatisation depuis trente ans.
Trop peu connue, trop peu étudiée surtout, bien qu’il n’y ait pourtant pas d’autre collection d’État d’une telle ampleur et d’une telle ancienneté dans le monde (environ 110 000 éléments et 20 000 artistes au moment de l’enquête), elle offre pourtant un point de vue unique et vaste sur l’histoire longue de ce qui s’est longtemps appelé le « dépôt de l’État » et, indirectement, de la création artistique.
Dans cette note de synthèse, seuls quelques résultats sont présentés et synthétisés, au sujet des œuvres (nombre, modes d’entrée, types) puis des artistes (dates de naissance, genres, pays d’origine) de la collection. Le regard panoramique rendu possible par l’analyse quantitative apporte des réponses inédites mais il ouvre aussi de nombreuses questions nouvelles, preuves de l’intérêt scientifique majeur de la collection, qui s’ajoute à sa valeur historique et esthétique déjà amplement reconnue.
Tous ces résultats témoignent de la richesse des informations que contiennent la collection et sa base de données et de leur intérêt scientifique majeur pour la connaissance et l’histoire des politiques artistiques, des collections publiques et pour l’histoire de l’art en général. Il y a là un gisement considérable et sous-exploité pour de nombreux savoirs et de nombreuses études possibles, un gisement unique à l’échelle nationale et internationale.
Il reviendra à des recherches futures, individuelles ou collectives, de compléter et de prolonger ces premiers éléments d’histoire quantitative en les croisant avec d’autres démarches historiographiques et de nouveaux questionnements.
- Laurent Jeanpierre, 2021
Dernière mise à jour le 23 novembre 2022