Piero Golia, Postcards from the edge, 2007

Interview vidéo de Marc Bembekoff
Piero Golia, Postcards from the Edge, 2007

Piero Golia, Postcards from the Edge, 2007 (FNAC 08-090)

Il est souvent difficile de suivre les projets de Piero Golia : sculpteur, performeur, entrepreneur (avec sa société de production New Atlantis Entreprises) et co-fondateur d’une école d’art alternative et gratuite (The Mountain School of Arts), l’artiste italien développe une pratique protéiforme riche et complexe.

Postcards from the Edge (Snake River, Grand Teton) (2007) est un exemple des démarches conceptuelles de l’artiste. Suite à un documentaire sur les techniques et les sciences de traque et de géolocalisation, Piero Golia décide de disparaître de New York, tel un fugitif. Le soir du 14 janvier 2005, il disparaît sans laisser de traces ni indices de ses déplacements et activités, réapparaissant trois semaines plus tard à Copenhague. De cette action évanescente, les seuls documents à la disposition du public sont un documentaire (The Vanishing, réalisé en 2005 par Filippo Barbieri), et une série de tapisseries, Postcards from the Edge, figurant des paysages sauvages des Etats-Unis, dont Snake River, Grand Teton fait partie. C’est n’est donc qu’à travers les récits oraux et une iconographie de paysages que la performance est connue, et que l’on peut commencer à émettre des possibilités sur les étapes de son voyage – voire à douter de ce périple. Piero Golia invite ainsi le spectateur à construire la légende qui entoure cette disparition, et à construire le mythe autour de la figure de l’artiste, en s’appuyant sur de vagues indices, des hypothèses ou des rumeurs.

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Dernière mise à jour le 27 avril 2020