Photographier la guerre

Prêt d'œuvres de la collection photographique du Cnap
Exposition
Arsenal Metz
Timothy Hetherington, Sans titre, 2004

Timothy Hetherington, Sans titre, 04/2004

Du 5 novembre 2013 au 5 janvier 2014, dans le cadre de la 7ème édition des Assises Internationales du Journalisme et de l’Information, l’Arsenal de Metz expose certaines photographies issues des collections du Centre national des arts plastiques explorant le thème de la photographie de guerre au travers des œuvres de Chim, Olivier Coret, Éric Baudelaire, Françoise Demulder, Stanley Greene, Yuri Kozyrev, Gianni Motti, Sophie Ristelhueber, Timothy Hetherington et Raed Bawayah.

La photographie de guerre

En 1855, à l’occasion de la guerre de Crimée, apparaissent les premières photographies d’un conflit armé et le nom de Roger Fenton sera désormais associé à la fameuse bataille de Balaklava. À l’instar des peintres classiques qui s’attachent à glorifier le courage des soldats sur le champ de bataille, exaltant le sentiment patriotique au milieu du danger et dénonçant les horreurs subies, le photographe de guerre connait en outre l’impact d’une image en raison du rapport au réel qu’induit la photographie et c’est justement cette relation qui fait du reporter un témoin privilégié alors qu’il se trouve au plus près de l’action. Si l’on trouve dans les photographies de guerre les mêmes exigences formelles (choix du sujet, point de vue, cadrage, lumière) que dans les œuvres picturales, l’exigence de l’information contraint le reporter à préciser en outre le contexte, l’action des belligérants, mais aussi, par exemple les conséquences sur les civils. Ainsi, la guerre et la représentation du territoire où elle s’exprime devient un « genre » photographique qui élargit considérablement l’espace visuel du lecteur.

Le reportage de guerre à l'honneur

Le reportage de guerre sera à l'honneur à travers les images de Stanley Greene qui a suivi des GI sur le terrain, celles de Yuri Kozyrev réalisées en Irak au plus près de la population locale ou encore le témoignage sur la fragilité de la vie au Nigéria de Timothy Hetherington, qui a payé de sa vie son engagement. D'autres artistes ont décidé de prendre une position plus radicale et conceptuelle, comme Gabriele Basilico et ses images de Beyrouth. Eric Baudelaire quant à lui présente une maison de repos en ruine dans un Etat imaginaire.

Le Cnap en faveur de la photographie

Le Centre national des arts plastiques collabore avec l’Arsenal de Metz en réalisant un important prêt d’œuvres afin de participer à la mise en lumière de la photographie de guerre. Certaines des œuvres exposées ont fait l’objet de commandes publiques de la part du Cnap dans l’objectif de soutenir ce véritable travail de mémoire collectif que les photographes de guerre constituent.

Commissariat : Agnès de Gouvion Saint-Cyr, ancien inspecteur général pour la photographie au Ministère de la Culture et de la Communication et co-fondatrice des Rencontres d’Arles.

Horaires

Du mardi au dimanche de 14h à 19h. Fermé le lundi et jours fériés

Tarifs

Entrée libre

Adresse

3, avenue Ney
57000 Metz
France

Dernière mise à jour le 3 avril 2020