Olivier Mosset

Exposition
Arts plastiques
Carré d'art de Nîmes Nîmes

Olivier Mosset poursuit un oeuvre peint extrêmement cohérent autour des questions de signature, d’appropriation et de répétition. A l’occasion des manifestations organisées conjointement avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, sa figure de cible jouxte les rayures, marques de pinceau, bandes tout aussi neutres, choisies par les autres membres du groupe. Poursuivant le questionnement sur la signature et l’anonymat, trois des oeuvres présentées dans l’exposition sont des collaborations avec un autre artiste. Au-delà de la radicalité des années BMPT, Le parcours repensé en fonction de l’architecture de Carré d’art ne suit pas une progression chronologique mais formule un parcours formel

Complément d'information

Olivier Mosset - Travaux 1966-2003

Carré d’art - Musée d’art contemporain de Nîmes organise une exposition de l’artiste suisse Olivier Mosset du 15 octobre 2004 au 9 janvier 2005. Elle réunira un ensemble de 36 oeuvres datées de 1966 à 2003. Cette exposition est une version concentrée des expositions présentées durant l’été 2003 au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et au Kunstmuseum de St Gallen.

Olivier Mosset est né à Berne en 1944. Installé aux USA depuis 1977, il vit et travaille à Tucson en Arizona. Il poursuit depuis un oeuvre peint extrêmement cohérent autour des questions de signature, d’appropriation et de répétition. Eludant les enjeux de composition qui marquent l’abstraction géométrique de l’Entre-deux-Guerres grâce à sa connaissance du milieu des Nouveaux Réalistes, notamment de Jean Tinguely et au premier regard porté sur la peinture américaine dès 1964, Mosset s’inscrit d’emblée dans le contexte d’une analyse critique de la peinture. En 1964-65, ses toutes premières oeuvres évoluent du blanc intégral à l’inscription d’un A, première lettre de l’alphabet, degré zéro de la composition et du message. En 1966-1967, c’est la forme choisie qui devient signature : pour Mosset un cercle noir de 15,5 cm de diamètre et de 3,25 cm d’épaisseur, peint au centre d’un carré de 1m x 1m.
A l’occasion des manifestations organisées conjointement avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, cette figure de cible jouxte les rayures, marques de pinceau, bandes tout aussi neutres, choisies par les autres membres du groupe.
La réalisation des cercles se poursuit jusque 1975.
Poursuivant le questionnement sur la signature et l’anonymat, trois des oeuvres présentées dans l’exposition sont des collaborations avec un autre artiste. Andy Warhol, jouant de sa notoriété, signe un grand monochrome jaune caractéristique de Mosset. Au-delà de la radicalité des années BMPT, Mosset revendique, dès 1977 par la pratique du monochrome, une vérité née de la peinture considérée comme objet.

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Le parcours repensé en fonction de l’architecture de Carré d’art ne suit pas une progression chronologique mais formule un parcours formel.
Traditionnellement, le tableau apparaît comme le support d’un contenu. Même si dès la fin du XIXe siècle, des artistes tels que Degas, Bonnard ou Toulouse-Lautrec jouent avec la limite du tableau coupant certains motifs, la composition et le sens sont contenus dans cette limite. Certains artistes abstraits du début du XXe siècle, notamment autour de Mondrian et de Arp en France, vont accélérer la prise de conscience que le tableau peut être un élément d’intervention dans l’espace qui l’environne. Les artistes minimalistes américains ont défini le « white cube », le cube blanc de la salle, comme le lieu de présentation idéal de l’oeuvre. C’est dans cet esprit que Olivier Mosset a pensé l’accrochage de l’exposition de Nîmes, se jouant des grands espaces blancs définis par l’architecture de Norman Foster. Dès 1915, Vladimir Tatline en réaction aux toiles cubistes qu’il venait de découvrir, avait proposé des contre-reliefs de coin, sculpture fixée à deux murs adjacents. Dans la première salle de l’exposition, Red Square, 1998-1999, reprendra cette position tandis que la White Ceiling Painting, suspendue au plafond, surplombe les visiteurs.
Frank Stella invente les « shaped-canvas » en 1975, toiles dont le bord extérieur reprend exactement le motif peint. L’intérêt de Mosset pour les « shaped-canvas » coïncide avec un certain retour de la composition dans son oeuvre, avec l’apparition de champs de couleurs contrastés dans la toile. Mais contrairement aux expérimentations d’un Stella ou plus encore de Ellsworth Kelly, la forme de la toile n’est pas déterminée par une sorte de géométrie sensible mais par l’emprunt de formes toutes faites, telle l’étoile déclinée en rouge, rose et bleue dans l’exposition.
Dès 1977, le monochrome fait son entrée dans le travail de Mosset comme la solution la plus efficace pour la peinture, son état de plus grande saturation. Souvent de grand format, comme les cinq toiles de 4 x 6 m réalisées en 1989 par Mosset pour le Pavillon suisse de la Biennale de Venise (1990), le tableau est un espace physique à arpenter, pas seulement à regarder, développant l’une des intuitions que Matisse formulait dès 1908 dans ses écrits et affirmant que la peinture n’est pas un spectacle mais un fait.

Exposition co-organisée avec le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et le Kunstmuseum de St Gallen et conçue grâce au soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

Un catalogue monographique de 144 pages est édité à cette occasion, avec les textes de Michel Gauthier, Paul Ivey, Sarah King et Florian Vetsch, ainsi qu’un entretien avec l’artiste par Lionel Bovier et Christophe Cherix (en français, allemand et anglais) ; 64 pages d’illustrations couleur, chronologie raisonnée et illustrée.

Carré d’Art - Musée d’art contemporain ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h.
Entrée: 4,65 euros, tarif réduit: 3,40 euros

Artistes

Partenaires

Ville de Nîmes DRAC

Mécénat

Pro Helvétia - Fondation suisse pour la culture

Horaires

tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h

Adresse

Carré d'art de Nîmes Place de la Maison Carrée 30000 Nîmes France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020