Numéro quatre : Intempestif, Indépendant, Fragile

Œuvres soutenues par le Cnap
Projection/Diffusion audio
Cinéma Le Cratère Toulouse
Louidgi Beltrame, Energodar, 2010

Louidgi Beltrame, Energodar, 2010, 36’

Le cinéma Le Cratère invite le Cnap à renouveler le programme Numéro quatre,écrans parallèles conçu dans le cadre de l’exposition Número tres, de la casa a la fábrica qui s'est tenue au Centre de l’image La Virreina - Barcelone jusqu'au 30 septembre 2012. Ce nouveau cycle de projection intitulé Numéro quatre : Intempestif, indépendant, fragile  « expose » les motifs du travail, des médias, de la privatisation de l’espace public et la publicisation de l’espace privé, entre l’usine et la maison.

La première de ces soirées est consacrée au film History Minus Zero_ No Limit de Jordi Vidal. Les deux autres soirées présenteront quelques unes des œuvres présentées à Barcelone dont des fragments sont ré-employés dans History Minus _Zero No Limit.

Programmation

23 octobre 2012 à 20h45
Jordi Vidal, History Minus Zero_ No Limit, 2012, 1h26’
Commande publique ministère de la Culture et de la Communication - Centre national des arts plastiques.
En présence de Jordi Vidal
Le film est un essai sur le gel de l’histoire, un dialogue cinématographique qui cartographie un monde au degré zéro de la conscience historique. Histoires, fictions, textes théoriques ou poétiques vidéos et photographies d’artistes, fragments arrachés au flux d’internet organisent de singulières «correspondances», une lecture élargie de l’époque, selon le principe du «bon voisinage» cher à Abby Warburg. History Minus _Zero No Limit tente de faire un autre usage du cinéma.

24 octobre à 20h45
Julien Prévieux, Anomalies construites, 2011, 8’
Dans Anomalies construites, un travelling sur des écrans d’ordinateurs assemblés dans une salle de réunion constitue le cadre pour un dialogue virtuel entre deux voix placées en hors-champ : des voix discourent sur l’utilisation d’un logiciel gratuit de modélisation Google sketch up pour la construction de monuments en 3D sur Google Earth. Le film soulève des problématiques afférentes aux pouvoirs de réification généré par l’usage des nouvelles technologies et à la reproduction de la pensée, ou aux tâches d’émancipation, sous la forme d’un dialogue sans qualité, à la diction neutre d’un film d’entreprise.

Louidgi Beltrame, Energodar, 2010 , 36’
Vidéaste et cartographe de l’architecture moderniste qu’il filme à travers le monde, Louidgi Beltrame dessine dans Energodar (littéralement « don d’énergie ») le portrait d’un paysage ruiné, dans l’Ukraine postatomique.
Le film prend la forme d’une ballade-expédition à travers les villes « Atomgrads»- villes dortoirs situées à proximité des centrales nucléaires- mêlant aux images une bande-son nourrie de multiples strates d’archives sonores russes et britanniques. Mettant en oeuvre une approche documentaire très rigoureuse comme il le fit dans Brasilia et Chandigarh, Energodar est un journal filmé au présent.

Harun Farocki, Contre-chant, 2004, 23’
En tant que remake du film de Walter Ruttman, Symphonie d’une ville, Contre-chant s’attache à articuler six grands moments qui ponctuent une journée type de la métropole lilloise, à partir de l’échantillonnage d’images prélevées sur internet, mais aussi à partir de copies de disques durs, d’enregistrements de caméras de surveillance. Deux écrans distribuent des fragments de récit et les images de nature différente : fragments de films en noir et blanc, mangas, images de régie vidéo, imagerie numérique, convoquant des réalités disparates et des échelles de réalité contradictoires. Monté sans commentaire ni son, le film invente son propre tempo, sa propre narration.

25 octobre à 20h45
Marie Reinert, Faire, 2008, 13’36’’
Faire a été tourné aux Archives départementales d’Ille et Vilaine à Rennes.
La vidéo s’attache à définir et décrire sur un mode abstrait les espaces de travail envisagé comme une enquête sur l’ergonomie des espaces de travail.
L’artiste a inventé sa méthode de travail personnelle en adaptant quelques passages de certains documents officiels en matière d’ergonomie - notamment « les connaissances incorporées et règles collectives : à la découverte des savoir-faire -travailler ensemble », pour en formuler des repères formels lui permettant d’organiser l’espace à filmer. Un seul travelling circulaire saisit l’ensemble de la communauté des agents des archives, déréalisant peu à peu l’ensemble de la représentation pour laisser place à une libre interprétation par le regard du lieu même.
Faire a été acquis par le Cnap en 2011.

François Nouguiès, Jean-Pascal pour la France, 2009, 56’
Le film Jean - Pascal pour la France s’inscrit dans cette perspective d’une sociologie sauvage des nouveaux modes de vie et de socialisation, à l’ère de leur globalisation. Le dispositif, mis en place comme protocole expérimental, consiste à faire interpréter à des acteurs installés sur un plateau de scène , un texte, des questions, des commentaires, à partir du récit de la vie réelle d’un cadre du quartier des affaires de la Défense à Paris qui a choisi de vivre dans une communauté de cadres en Touraine. La mise en abyme subtile qui en résulte transforme le film en une fable de l’extrême contemporain, portée par l’acteur Jacques Bonnaffé.

Ces films ont reçu le soutien du Centre national des arts plastiques (commission Image / Mouvement).

Adresse

Cinéma Le Cratère

95 grande-Rue Saint Michel
\N
31400 Toulouse
France

Dernière mise à jour le 9 avril 2020