Nuances #2

Programme national CURA, une saison arts visuels dans les scènes nationales
Exposition

Le Théâtre, Scène Nationale de Mâcon Mâcon

Un homme vêtu de noir froisse une feuille de papier sur une table en bois.

Ismaïl Bahri, Revers, 2017, Collection Frac
Occitanie Montpellier 

Le Théâtre, Scène nationale de Mâcon présente le projet Nuances #2 du 5 octobre 2024 au 6 décembre 2024. Ce projet est conçu par la commissaire Elise GIRARDOT dans le cadre du programme CURA porté par le Centre national des arts plastiques (Cnap) et l’Association des scènes nationales (ASN). 

Initié par le ministère de la Culture, le programme CURA vise à soutenir la présence des arts visuels au sein des scènes nationales en invitant 12 commissaires d’exposition (individuel ou en équipe) à concevoir et mettre en œuvre une programmation d'arts visuels durant toute une saison.

Deuxièmes gestes d'artistes pour Nuances 

Ismaïl Bahri

Les travaux d’Ismaïl Bahri résultent souvent d’une série d’opérations dont les acteurs sont toujours des éléments simples issus du quotidien, tandis que l’intrigue se noue dans l’interaction qui s’établit entre eux. Par son regard attentif, son sens du détail et son goût pour l’énigme, l’artiste provoque des micro-événements dont il interroge les conditions de visibilité. Dans le film Revers 2017, présenté pour Nuances, on découvre l’artiste en train de froisser et défroisser des pages glacées de magazines jusqu’à l’évaporation de l’image et son transfert sur la paume de la main. L’action sensible, l’expérience du frottement font corps et produisent une nouvelle image.

Bruno Silva

La pratique artistique de Bruno Silva est double : elle explore la fonction et le dysfonctionnement tout en cherchant à relier l’inerte et le vivant. Se déplaçant en tant qu’observateur, il s’entoure d’éléments dans les limbes – abandonnés, résiduels, objets consommés, motifs – pour construire des chorégraphies entre objets et images. Dans la série Insomniacs, que l’artiste présente pour Nuances, des images d’yeux sont prélevés d’objets du quotidien.  ls nous rappellent une expérience accablante pour certain·es, productive pour d’autres : l’insomnie. Piégés dans une forme dont les plis dans les coins et l’ondulation de la surface suggèrent un coussin, un lit sur lequel nous luttons contre un sommeil qui ne vient jamais, les yeux sont entourés de motifs évoquant des paysages de rêve - ou de cauchemar.

Andréa Spartà

Les installations discrètes d’Andréa Spartà réunissent des objets que chacun·e peut reconnaître et dont la noblesse se soustrait habituellement à notre regard. Le choix des éléments s’établit de manière non hiérarchique, soigneuse et attentive, dans une relation à la domesticité : des multiprises, des détecteurs de fumée, des chaises de jardin, une lampe anti-moustique, des barque es de framboises importées. De même, l’intérêt pour le flétrissement des matières vivantes (herbes, fruits, légumes) est un autre aspect de ce travail sur l’inframince en regard de matériaux plus stables. Par les menus déplacements qu’il réalise dans ses environnements, l'artiste suggère la fragilité et l'instabilité, une forme d'intimité qui favorise une mélancolie contemplative. Pour Nuances, l'artiste propose une nouvelle installation dans le Théâtre.

Commissaires d'exposition

Adresse

Le Théâtre, Scène Nationale de Mâcon

1511 avenue Charles de Gaulle

71000 Mâcon

France

Dernière mise à jour le 3 octobre 2024