Nicolas Moulin, Back to Azurazia , 2016

Commande du Centre national des arts plastiques et de France culture pour l'atelier de création radiophonique
Projection/Diffusion audio
Azurastad, Monument, visuel pour l'ACR Back to Azurazia

Le Centre national des arts plastiques et France Culture s’associent pour permettre à des créateurs dont le travail relève du secteur des arts plastiques de proposer un Atelier de création radiophonique (ACR) diffusé sur France Culture dans le cadre de l'émission Création on air (de 23h à minuit).

Back to Azurazia
Diffusé le 3 mars 2016 à 23h

« Cette création réalisée en collaboration avec Christine Diger aura finalement pris la forme d'un épisode de feuilleton radiophonique, presque un teaser, qui reprend trois extraits du roman en cour d'écriture Azurazia, entamé il y a quelques années alors que je résidais au Maroc pour six mois.

Back to Azurazia évoque par ces bribes de texte un monde inspiré du projet utopique de Hermann Sörgel (Atlantropa,1924) où il était question de construire un barrage au niveau du détroit de Gibraltar pour abaisser le niveau de la Méditerranée et irriguer le Sahara, dans le but entre-autres de créer deux mers artificielles dont la principale aurait été située dans la dépression du Lac Tchad.

Le monde de Azurazia est le versant dystopique de Atlantropa, et il est uchronique, sans date précise, cependant à quelques détails nous nous trouvons dans passé proche qui pourrait se situer aux alentours des années 80 ou 90. Dans Azurazia, forcément, les choses ne se sont pas exactement déroulées comme prévu. C'est un monde en échec, en désuétude, il fait parfois penser à ces années qui ont précédé la chute de l'URSS. Il ressemble aussi peut être à certaines utopies Panarabistes des années 50, il évoque aussi ce qui pourrait être un futur proche, où les états nations auront probablement disparus au profit de corporations tentaculaires et dynastiques et où l'Asie tiendra une place de plus en plus prédominante dans la démographie et la politique globale.

À Azurazia, les personnages évoluent dans un paysage sinistré, donc, parfois presque apocalyptique, cependant, j'écris cette histoire sans volonté spéciale d'appuyer un quelconque drame ou tragédie. Il m'intéresse plus d'évoquer des personnages évoluant dans un contexte en insistant sur le paysage.

Nous avons donc travaillé sur un paysage sonore à partir de cette fiction, en oeuvrant de façon presque sonophotographique, avec Christine Diger, qui revendique entre autre le fait d'être une photographe sonore. Une construction à partir d'enregistrements, de musiques et de sons de machines, parfois distordus. Puis une voix lisant le texte. Nous avons construit un paysage sonomonté comme on pourrait le faire pour un paysage photomonté.

Une excursion dans le monde de Azurazia, où une suite pourrait être envisagé. Un épisode de Feuilleton. Un teaser donc ».
 

Un Atelier de Création Radiophonique de Nicolas Moulin et Christine Diger.
Réalisation : Christine Diger
Mixage : Régis Nicolas
Voix : Marie-Odile Delacour

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