Machines Pneumatiques

Dominique Blais | Michele Spanghero
Exposition
Arts plastiques
Chapelle Saint-Jospeh Montfort-sur-Meu
michele Spanghero

Les deux oeuvres présentées dans l’exposition, ont été choisies en écho à la fonction religieuse de la chapelle Saint-Joseph et à son atmosphère de recueillement à la fois solennelle et lumineuse.
Au fond de l'édifice, l’orgue d’ Ad lib. de Michele Spanghero fait résonner sous la voute d’ogive les dernières notes d’un requiem mécanique. Plus que le fait religieux, l’œuvre de l’artiste italien interroge  notre rapport aux machines qui peuvent nous maintenir en vie, sur la fin de vie médicalisée, et le fait que nous puissions être dépossédés de nos derniers instants suspendus à une décision médicale : celle de débrancher. La création d’Ad Lib. a été notamment  inspirée par la notation musicale Ad Libitum qui se trouve sur certaines partitions et donne la possibilité à l’interprète ou chef d’orchestre de répéter à volonté une phrase ou une mesure d’un morceau de musique. Michele Spanghero, en utilisant un respirateur médical pour alimenter en air un orgue jouant un accord tiré du Deutsch  Requiem de Brahms, établit un parallèle entre cette notation et la possibilité de faire vivre un.e patient.e ad libitum.

Malgré l’antériorité de l’œuvre de Michele Spanghero au COVID, conçue dans une première version en 2013,  on ne peut s’empêcher d’y voir une évocation de celui-ci. Le respirateur artificiel, allié au long souffle sans fin de l’orgue, rappelle les images venues d’Italie lors des premiers mois de l’épidémie. C’est certainement là le signe d’une œuvre qui se démarque par sa polysémie et la capacité qu’elle offre au spectateur de s’y projeter et de l’interpréter.

Guidant le visiteur vers l’automate, sur les parois latérales de la chapelle, se déploie Dynamique des fluide  de Dominique Blais. L’œuvre, pensée comme un retable,  se compose d’ une série de panneaux d’un noir profond habité par de grandes nuées dorées évoquant l’infini sidéral et les cieux. Les pigments utilisés, le « bitume de Judée » et l’or inscrivent ce polyptique dans une filiation de la peinture sacrée. L’or plus particulièrement, abondamment utilisé dans les œuvres religieuses tout au long de l’histoire de l’art chrétien,  vient souligner cette  dimension mystique d’un travail qui, malgré un titre nous tirant vers la sciences dures, installe une atmosphère chargée de spiritualité liée à la sensation d’incommensurable et de sublime.

Les deux oeuvres réunies, dans une chapelle, créent  un ensemble méditatif et allient les questions de la technicisation de la santé, de la prolongation de la vie artificiellement par des machines, de la part d’invisible et de mystère qui nimbe la vie et d'un possible au-delà.

Le titre de l’exposition, inspiré du recueil de nouvelles 1001 fantômes d’Alexandre Dumas et des Machines célibataires  de Michel Carrouges joue sur la racine du mot « pneumatique », du latin pneumaticus signifiant  relatif à l’air, provenant du grec ancien  pneumatikós signifiant « spirituel », pour signifier cette alliance entre la machine, le souffle, et le spirituel.

Complément d'information

Commissariat et production : Le Bon Accueil & Galerie Quinconce
Avec le  soutien de la Ville de Montfort-sur-Meu.

 

Commissaires d'exposition

Artistes

Partenaires

Galerie Quinconce et Ville de Montfort-sur-Meu

Horaires

Exposition présentée  à La Chapelle saint-Joseph de Montfort-sur-Meu.
du 17 septembre au 10 octobre 2021
Horaires d’ouverture aux publics : les mercredis,  vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18 h

 

Tarifs

Entrée libre

Adresse

Chapelle Saint-Jospeh Montfort-sur-Meu France

Comment s'y rendre

En train depuis Rennes : TER (15 minutes)
EN voiture depuis Rennes : N12 direction Saint-Brieuc => sortie Pleumeleuc

Dernière mise à jour le 9 septembre 2021