Libelle 2009 - 2012

Une exposition conçue par Rosascape / Alexandra Baudelot
Exposition
Arts plastiques
Gilles Drouault, galerie/multiples Paris 03

Du 5 juillet au 2 août 2014, GDM... présente:

LIBELLE, 2009 - 2012
Une exposition conçue par Rosascape / Alexandra Baudelot

Vernissage le samedi 5 juillet à partir de 16 heures.

Marc Augé, Renaud Auguste Dormeuil, Jean-Christophe Bailly, Daria de Beauvais, Berger&Berger, Katinka Bock, Ulla von Brandenburg, Georges Didi-Huberman, Elie During, Yona Friedman, Dora Garcia, Rebecca Geldard, Raymond Gervais, Rodney Graham, Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige, Camille Henrot, Dean Inkster, Christian Jendreiko, Christophe Khim, Florence Lazar, Maria Loboda, Franck Leibovici, Benoît Maire, Catherine Malabou, Raimundas Malasauskas, Nicholas Mangan, Simone Menegoi, Chantal Pontbriand, Raphaël Siboni et Fabien Giraud, Oliver Rohe, Vittorio Santoro, Simon Starling, Tatiana Trouvé.



LIBELLE, 2009 - 2012

Entre février 2009 et novembre 2012, le projet Libelle a mis en circulation 18 œuvres dans l’espace public et privé. 18 œuvres inédites offertes au public, cadeau des artistes qui se sont prêtés au concept d’un projet d’exposition sans lieux ni temporalité définis, hors des logiques classiques du marché de l’art et de l’institution. L’exposition LIBELLE - 2009 - 2012 rassemble désormais l’intégralité de la collection constituée par ces 18 œuvres imprimées. 

L’œuvre se présente sous la forme d’une feuille au format A2 imprimée recto verso sur du papier synthétique Polyart. 1300 exemplaires de ces œuvres ont été mises en circulation en France et à travers le monde et proposées en libre service. 30 exemplaires sont numérotés et signés par l’artiste. Certaines de ces œuvres ont été augmentées par d’autres objets de type vinyle (Dora Garcia), carte postale (Benoît Maire) ou carte géante (Franck Leibovici pour Simon Starling). Présentées dans des enveloppes en plastique grise, les œuvres en libre circulation ont également été l’objet d’une relation spécifique à un(e) auteur(e), lequel auteur était invité à travers l’écriture d’un texte à créer un dialogue entre lui et l’œuvre produite par l’artiste. Le texte est donc une invitation à concevoir l’œuvre d’un point de vue spécifique, personnel, et moins un exercice de critique.

A  l’origine du projet Libelle il y a donc le désir de réfléchir à la fois les modes de circulation d’une œuvre, sa production, la nature même de la relation qui lie un artiste à un public, le principe de collection et celui de l’exposition. L’idée aussi d’appropriation d’une œuvre par le public car – tout au long du projet - les entrées étaient multiples. Certains préféraient les collectionner dans leur version sous enveloppe et gratuite, d’autres ne s’intéressaient qu’à quelques projets, d’autres encore n’ouvraient jamais les enveloppes préférant préserver le mystère d’une œuvre latente, jamais révélée à son propre regard ; certains avaient une préférence pour sa version numérotée et signée, payante celle-ci, devenant par ce biais partenaire et producteur du projet - c’est en effet grâce à la vente des exemplaires signés que les œuvres de Libelle ont pu être produites et offertes.


Le projet désormais achevé et clôt sur lui-même offre une dernière version, celle d’une exposition qui rassemble tous les éléments constitutifs du projet Libelle - œuvres signées, objets multiples, activation live de ces œuvres - le tout rassemblé dans un seul et même espace, celui de la Galerie des multiples ; celui aussi d’une boîte à entrées multiples, sorte de « white box » faisant office de boîte d’exposition et d’objet de collection.

Concevoir un projet d’exposition sur plus de trois ans, avec une œuvre nouvelle livrée environ tous les trois mois et dans plusieurs lieux différents, implique de tenir compte des transformations inhérentes aux événements qui traversent le monde sur une période aussi étendue – période qui s’est par ailleurs avérée historiquement très dense. Le fil conducteur qui traverse l’ensemble des œuvres proposées pour Libelle pose donc la question du rapport que nous entretenons aujourd’hui avec notre environnement : comment nous y réagissons, quelles sont nos stratégies personnelles et intimes pour y faire face, quel rapport entretenons-nous entre l’Histoire en train de s’écrire et le passé qui l’informe ? D’une œuvre à l’autre, un paysage multiforme se dessine montrant la complexité croissante qu’il y a à saisir les différents aspects des environnements dans lesquels nous évoluons, des environnements à la fois proches et lointains, réels et virtuels, intimes et sociaux. Une complexité sans fin que les œuvres de Libelle, chacune dans leur singularité, ont tenté de saisir, que le projet même de Libelle a tenté de circonscrire dans un laps de temps de presque quatre ans.

Alexandra Baudelot

Horaires

Du mardi à samedi - de 11H à 19H.

Adresse

Gilles Drouault, galerie/multiples 17 rue Saint-Gilles 75003 Paris 03 France
Dernière mise à jour le 2 mars 2020