Laurie Anderson, Rien dans les poches (Nothing in My Pockets), 2003-2006

Commande du Centre national des arts plastiques et de France culture pour l'atelier de création radiophonique
Projection/Diffusion audio

Le Centre national des arts plastiques et France Culture s’associent pour permettre à des créateurs dont le travail relève du secteur des arts plastiques de proposer un Atelier de création radiophonique (ACR) diffusé sur France Culture dans le cadre de l'émission les Ateliers de la création.

Rien dans les poches (Nothing in my pockets)
Diffusé le 21 septembre 2003

« Je n'ai jamais tenu de journal. Pourtant, c’est une forme que j'aime beaucoup. Par exemple, je trouve le journal de Brian Eno remarquablement honnête…Je ne sais pas si je pourrais l'être autant. En tant qu’artiste, j'aurais beaucoup de mal à faire un choix entre la vérité et le beau…». Laurie Anderson

En ce jour de juin 2003, Laurie Anderson regarde de sa fenêtre passer un transatlantique, à New York, et, songeuse, se laisse convaincre à l’idée d’imaginer à son tour un « journal intime sonore», sur une suggestion de l’Atelier de création radiophonique. Trois ans plus tard, elle crée Rien dans les poches (Nothing In My Pockets), une pièce radiophonique en deux parties d’une heure qui adopte la forme d’un sound diary (journal sonore) tenu entre le 4 juillet (jour de l'Independence Day aux États-Unis) et le 4 octobre 2003. C’est l’occasion ici d’un voyage inédit dans l’univers personnel de l’artiste au long d’une suite de rebonds quotidiens : depuis son studio new-yorkais de Tribeca, de multiples voyages, une tournée européenne, les sons familiers qui l’entourent, les paysages sonores qu’elle traverse, en tous lieux et tous les jours – trois mois durant, elle « écrit » avec son micro…

Laurie Anderson a débuté sa carrière d'expérimentatrice sonore (pop électronique) et de chanteuse avec l'album Superman qui l'a propulsée dans les charts britanniques dès sa sortie. Égérie du Velvet Underground, compagne de Lou Reed, elle est une figure incontournable de la scène artistique new-yorkaise. Depuis vingt ans, Laurie Anderson use des moyens électroniques – sons et images – pour tisser une expression artistique exceptionnelle. Elle est reconnue à travers le monde pour son approche mêlant arts et technologie. Durant ces dernières années, elle a composé des thèmes pour les J.O. d’Athènes, l’exposition 2005 de Tokyo, ainsi qu’une commande de l’opéra Garnier de Paris avec Trisha Brown, intitulée O Zlozony/ O Composite. Sa dernière pièce marquante est une installation-performance pour la galerie Sean Kelly en 2005, The Waters Reglitterized, où elle proposait un travail sur le rêve et son interprétation au réveil, pour une recréation avec dessins, peintures, vidéos et DVD. Artiste-résidente à la Nasa de 2003 à 2005, elle mène une tournée mondiale en 2009.

Frank Smith, Cahiers de la création contemporaine #4, Mars 2010.

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