KLEIN + 10 COLLECTIONNEURS

Exposition
Photographie
Galerie Le Réverbère Lyon

Fêter 30 ans de galerie en célébrant 20 ans de compagnonnage avec William Klein et en invitant des collectionneurs fidèles qui ont su nous faire confiance, nous donner les moyens de continuer et le désir de les surprendre. Nous avons proposé à 10 d’entre eux de construire avec nous cette exposition hommage à ce grand photographe américain inventeur de la photographie contemporaine. Chacun a imaginé ”sa” collection idéale en 5 photos, certains montrent celle qu’ils ont constituée, d’autres partent de celle-ci pour la compléter, l’enrichir, d’autres encore en créent une nouvelle pour l’occasion. Une belle aventure, excitante, intime, ludique entre eux et nous avec l’accord bienveillant de William Klein. En point d’orgue, une carte blanche est offerte à l’artiste pour répondre à sa manière aux choix de ses 10 collectionneurs. Une façon aussi d’évoquer sans didactisme toutes les facettes d’une oeuvre : sa puissance évocatrice, son énergie, son sens d’une époque, sa force novatrice avec des photos noir & blanc, couleur et des contacts-peints des années 50 à aujourd’hui. William Klein, homme d’images, est aussi un cinéaste accompli. Pour la première fois à Lyon, grâce à l’Institut Lumière, une rétrospective d’une dizaine de films est programmée au mois de septembre avec une soirée exceptionnelle présentée par Thierry Frémaux le lundi 12 septembre à l’Institut Lumière. À l’occasion de la projection de son film Qui êtes-vous, Polly Maggoo?, William Klein répondra aux questions du public et recevra la médaille de la Ville de Lyon des mains de Georges Képénékian adjoint au Maire de Lyon délégué à la culture et au patrimoine. Merci à Alain Lombard, directeur de la D.R.A.C Rhône-Alpes, Olivier Faron, directeur de l’ENS, et au Responsable des affaires culturelles David Gauthier qui organisent dans les murs de l’école une master-class ouverte à tous publics le lundi 12 septembre après-midi. William Klein commentera s a série Contacts et un reportage sur sa rétrospective à Beaubourg en 2005. Nos remerciements pour leur soutien à Gérard Collomb, Maire de la Ville de Lyon, Nadine Gelas, Vice-Présidente du Grand Lyon chargée des événements culturels, Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional Rhône-Alpes et Farida Boudaoud, Vice-Présidente déléguée à la culture de la région Rhône-Alpes. Ce bel événement est conçu en partenariat avec l’Institut Lumière, www.institut-lumiere.org « Le geste de photographier est pour moi un moment de transe où l’on peut saisir plusieurs centaines de choses qui se passent en même temps et que l’on sent, que l’on voit, consciemment ou non. » Ces propos de William Klein décrivent assez bien le sentiment que l’on ressent devant ses photographies, qui nous montrent, le plus souvent, des scènes de rue, toutes en mouvement, foisonnantes et pourtant organisées, déformées et aléatoires autant que rigoureuses et concentrées : images de foules, puzzles de visages, flux de gestes multiples, pleins d’une violence et d’une angoisse à peine contenues, le tout dans des tirages à grains, très noirs, avec des flous de bougé durs et marqués. Né à New York, vivant à Paris depuis 1948, peintre (d’abord), puis photographe, cinéaste, graphiste, photographe à nouveau, cinéaste encore, toujours indépendant, guidé par les hasards et ses impulsions, voyageant sans cesse entre les médias et d’une ville à l’autre, dont il tire chaque fois un livre d’images fortes (tétralogie New York , 1956 ; Rome, 1958 ; Moscou , 1964 et Tokyo, 1964), Klein est sans conteste, et dans tous les sens du terme, un « photographe du bougé ». Jamais en place, toujours ailleurs, toujours plus loin, toujours plus vite. On a souvent dit de Klein qu’il était inclassable, dérangeant, qu’il marchait à contre-courant, etc. C’est que son rapport à la photo est d’abord physique et total. Procédant par corps à corps avec le réel, Klein, dès les années 1950, a fait descendre la photo dans la rue. Il travaille par phases intensives, par décharge, opère par déclenchement ininterrompu, use du grand angle et du flash, s’immerge dans les choses, la foule, les visages et — c’est là le miracle — parvient à cadrer le chaos, à mettre le désordre dans l’image, avec une vitalité intense et un sens extrême de la fulgurance. Pour lui, la photographie n’a jamais été une fin en soi, seulement un moyen comme un autre de vivre dans les mouvements du monde. Après des études de sociologie à Paris, après un passage par des ateliers de peintres (il travaille avec Fernand Léger dès son arrivée à Paris) et quelques expositions (Bruxelles, Milan en 1950-1951), il découvre la photo. En 1954, de retour à New York, il fait pendant huit mois intensifs son Journal photographique dans les rues (publié au Seuil par Chris Marker en 1956). Le livre, dont il a assuré toute l’architecture (texte, photo et maquette), suscite beaucoup de polémiques. Engagé à Vogue pour réaliser des photos de mode, il continuera ses travaux personnels et sortira successivement les livres Rome, Moscou et Tokyo, construits sur les mêmes principes. En même temps, et au gré des circonstances et de ses envies, Klein avait déjà touché au cinéma (en 1958, son premier court métrage : Broodway by Light, fondé sur les enseignes lumineuses de la grande artère new-yorkaise). À partir des années 1962-1964, il délaissera de plus en plus la photographie pour se consacrer davantage au cinéma, réalisant de nombreux films, dont les plus célèbres sont ceux sur le boxeur Cassius Clay (Cassius le Grand, 1964-1965, et Muhammad Ali the Greatest, 1974), ou celui intitulé Qui êtes-vous Polly Maggoo ?, 1965-1966, qui a obtenu le prix Jean Vigo, Mr. Freedom, 1969, « film-pamphlet-bande dessinée sur l’Amérique-Ubu », et Grands Soirs et petits matins (1968-1978) sur les événements de Mai-68. À partir de la fin des années 1970 se manifeste, aux États-Unis et en France, un grand retour de la photographie. On redécouvre alors les photos de Klein. Nouvelles photos (en couleurs), grandes expositions (Arles, 1978 ; New York, 1980 ; et surtout celle du Centre Georges-Pompidou à Paris en 1983), importantes publications (dont la monographie chez Aperture à New York, désavouée par Klein, ou le gros catalogue du Centre Georges-Pompidou, William Klein, Photographe, etc., avec un texte de C. Naggar en 1983), nombreuses commandes (pour le Sunday Times, Leica et surtout Libération, ainsi que pour le Centre national de la photographie à Paris). En même temps, Klein relance ses activités de cinéaste, à partir de 1980, avec The Little Richard Story (sur un autre « Super-Noir américain »), The French (sur le tennis et le stade Roland-Garros, 1981), Contacts (sur les planchescontacts de photographes) et Ralentis (sur le ralenti...), Mode en France (1985) que prolonge In and Out of Fashion (1994). Il a également réalisé un film sur le danseur Jean Babilée (Babilée 91, 1992). Comme il le dit lui-même, au terme de sa biographie dans la petite monographie publiée par le Centre national de la photographie (William Klein , coll. Photopoche, 1985) : « Je prépare un nouveau livre, pense à un nouveau film et à d’autres façons de faire de la photo. » Klein, un homme toujours en mouvement, sans cesse emporté, a publié Close Up en 1990. Le Centre Georges-Pompidou à Paris lui a consacré en 2005 une exposition rétrospective, mettant en évidence les différentes facettes de son talent. Philippe DUBOIS, professeur à l’université de Paris-III-Sorbonne nouvelle - Extrait de l’Encyclopaedia Universalis.

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Merci à Alain Lombard, directeur de la D.R.A.C Rhône-Alpes, Olivier Faron, directeur de l’ENS, et au Responsable des affaires culturelles David Gauthier qui organisent dans les murs de l’école une master-class ouverte à tous publics le lundi 12 septembre après-midi. William Klein commentera s a série Contacts et un reportage sur sa rétrospective à Beaubourg en 2005. Nos remerciements pour leur soutien à Gérard Collomb, Maire de la Ville de Lyon, Nadine Gelas, Vice-Présidente du Grand Lyon chargée des événements culturels, Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional Rhône-Alpes et Farida Boudaoud, Vice-Présidente déléguée à la culture de la région Rhône-Alpes. Ce bel événement est conçu en partenariat avec l’Institut Lumière, www.institut-lumiere.org

Horaires

Du mercredi au samedi de 14h à 19h ou sur rendez-vous en dehors de ces horaires

Adresse

Galerie Le Réverbère 38 rue Burdeau 69001 Lyon France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020