Actualités de la photographie documentaire contemporaine

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Conférences et d’échanges autour de la photographie documentaire contemporaine - 18 mars 2019 - Jeu de Paume, Paris

Le Centre national des arts plastiques a organisé le 18 mars 2019, en partenariat avec le Jeu de Paume, un après-midi de conférences et d’échanges autour de la photographie documentaire contemporaine, dans le Centre d'art.

Mises en place à la suite de l’analyse menée par la journaliste Émilie Chaudet et la commissaire indépendante Fannie Escoulen sur le dispositif de soutien du Cnap au profit des photographes documentaires, les tables rondes présentent différentes expérimentations et projets photographiques qui ont pu être accompagnés depuis 2015. Elles portent également sur les actualités et les enjeux à venir de ce secteur.

Après une introduction de Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume et d’Yves Robert, directeur du Cnap, deux tables rondes ont abordé les sujets suivants :

Des dispositifs pour représenter les communautés

« La représentation des communautés est centrale dans nombre de projets photographiques aujourd’hui. La mise en place par les photographes de dispositifs plastiques, documentaires, participatifs, leur engagement autobiographique parfois, permettent-ils de donner vie à ces communautés, de les rendre visibles, légitimes ? Comment le spectateur peut-il recevoir la représentation de ces communautés, entrer en interaction avec elles ?
Autant de questions soulevées lors de cette table ronde qui proposera la rencontre de trois projets, tous bâtis sur des terrains d’investigation différents, de la question des femmes et de l’enfermement aux solidarités consécutives de la crise grecque jusqu’au christianisme africain au Maroc. Nous observerons aussi, grâce à l’intervention de Christiane Vollaire, philosophe, comment d’autres disciplines, telles que les sciences sociales, éclairent souvent les recherches des photographes et donnent d’autres perspectives à leurs projets. »

Laisser la place au « je »

« Pourquoi sommes-nous attirés par un lieu, une personne, une histoire ? Qu'est-ce qu'une image dit de celui ou celle qui la produit ?
Il y a les thèmes et les visages récurrents dans un travail photographique, qui peuvent nous renseigner sur les obsessions, les interrogations d'un.e photographe. Et il y a aussi le choix pleinement assumé de dire « je » dans ses propres photos. Parce que la présence du ou de la photographe, son regard, à ce moment-là, raconte une autre histoire. Un portrait peut devenir une rencontre, voire une relation, un paysage peut devenir un voyage, voire un lieu de vie, le sien. À quel moment d'un projet choisit-on de s'engager de cette manière-là dans un travail photographique ? Quelles incidences sur l'esthétique photographique, ou la dimension documentaire d'un travail ? »

Ces tables rondes ont eu lieu à l’occasion de l’exposition Florence Lazar, Tu crois que la terre est chose morte…, présentée au Jeu de Paume du 12 février au 2 juin 2019. Commissaires : Sandra Cattini et Dean Inkster.

Dernière mise à jour le 24 janvier 2020