Jean-Luc PARANT Parantosaures

Exposition
Arts plastiques
Galerie Lara Vincy Paris 06

© Jean-Luc Parant, 2010.

Cette quatrième exposition personnelle de Jean-Luc Parant à la galerie Lara Vincy est l’occasion pour l’artiste de montrer son Parantosaure, son « propre monstre », animal de tous les éléments, décliné sous toutes ses apparences : formes, ombres et « paroles » en échos. Ces Parantosaures ne sont pas sans rappeler les multiples dessins de jeunesse de JLP, où les yeux s’étiraient sous toutes sortes de formes, bien souvent animales, comme si ces dessins d’yeux du début des années 60 avaient été les prémisses de ces Parantosaures des années 2010. "Entrer dans la galerie Lara Vincy comme entrer dans la nuit ; non pas dans la nuit que fait naître la disparition du soleil dans le ciel, de ce côté ou de l’autre côté de la terre quand il fait jour de l’autre côté ou de ce côté, mais dans la nuit de l’origine, la nuit des premiers hommes et à la fois dans notre propre nuit, la nuit en nous-mêmes, la nuit de notre propre disparition, la nuit du dernier des hommes. La nuit la plus nuit. J’ai inventé pour l’occasion l’animal que je recherchais depuis longtemps. Mon animal à moi, mon dinosaure, mon propre monstre : le Parantosaure, un animal dont la tête et la queue sont faits à partir du contour de mes mains, de ma main droite et de ma main gauche, les membres qui m’ont permis de me redresser et de faire mes premiers pas sur le sol. Les membres qui sont apparus quand nous nous sommes mis debout pour la première fois pour nous différencier de tous les autres êtres vivant sur la terre, dans l’eau et dans l’air. Les membres qui se sont transformés quand nous avons quitté le sol avec eux et que nous nous sommes levés pour voir plus loin, levés très haut pour voir le ciel et, à partir de cette vision, pouvoir nous projeter en lui et penser. Car avant de nous soulever de terre, et d’avoir des mains, nous ne pouvions pas voir le ciel sans fin, le ciel sans fin était invisible au-dessus de notre corps couché. Le monde avait une fin sous nos quatre membres qui touchaient la terre. Le ciel n’existe pas en rampant, rien ne vole dans l’espace, à quatre pattes sur le sol, tout se retient à la terre qui tourne et que l’obscurité fait tourner encore plus vite sous nos mains et sous nos pieds. [...] ; nous quitterons le sol de nos membres arrière après l’avoir quitté de nos membres avant et nous sortirons du monde où nous vivons en volant, avec des ailes pour envelopper ce que notre corps trop loin ne peut pas atteindre et que nos yeux ne peuvent plus saisir. Nous serons dans l’infini tout entier, non pas dans l’infini que fait naître la disparition du soleil dans le ciel, [...], mais dans l’infini de l’origine, l’infini du début des temps et à la fois dans notre propre infini, l’infini en nous-mêmes, l’infini de notre propre disparition, l’infini de la fin des temps. L’infini le plus infini. " Jean-Luc Parant

Complément d'information

Signature à la galerie vendredi 18 juin de 18h à 20h de la revue Le Bout des Bordes n° 11, 12, 13, 14, éd. Actes Sud, juin 2010.

Exposition à venir :

2011
- Lieux de belligérance, « Boulangerie » de la Forteresse de Salses, Salses-le-Château.

Principales expositions depuis 2000 :

2010
- "Manger des yeux", COMPA, Chartres.
- "Accumulation - Topos de l’indicible", Espace Topographie de l’art, Paris.
- "Rêves de boules", galerie José Martinez, Lyon.
2009
- "Dreamtime", Musée des Abattoirs de Toulouse et salle du chaos de la Grotte du Mas d’Azil.
- Jean-Luc Parant, galerie Zéro L’Infini, Besançon.
- Jean-Luc Parant : "L’Évasion du regard", Médiathèque Voyelles, Charleville-Mézières.
2008
- "Les Désordres du plaisir", Donations Daniel Cordier, Centre Georges Pompidou, Paris.
- "(L)ivre de nuit", galerie Lara Vincy, Paris.
- "L’Art dans les chapelles", Chapelle Saint-Gildas de Bieuzy-les-Eaux, Morbihan.
- "Collections d'un curieux", Musée des Beaux-Arts « La Cohue », Château Gaillard, Vannes.
- La Coopérative, Centre d’Art et de Littérature, Montolieu, Aude.
- "Du pareil au même", CIPM, Marseille.
2007
Titi et Jean-Luc Parant, Chapelle du Méjan / Actes Sud, Arles.
2006
- "Des yeux pour changer le monde", galleria Peccolo, Livorno, Italie.
- "De l’infime à l’infini", église Saint-Savinien, Melle.
- "Les Bibliothèques idéales de JLP", Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg.
- "Bibliothèque idéale", galerie Lara Vincy, Paris.
- Titi et Jean-Luc Parant, Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.
2005
- "Animobiles et Autonimaux", galerie Artcurial, Paris.
- "Animaux, Le dos et la face des animaux", Musée Denys Puech, Rodez.
- "Dix-sept artistes à 17 ans", CIPM, Marseille.
2004
- "Dix-sept artistes à 17 ans", Musée Rimbaud, Charleville-Mézières.
- "Éboulement", Musée d’Art Contemporain, Lyon.
- "Boules ?", galerie Lara Vincy, Paris.
- "De boule en couple", avec Titi Parant, galerie José Martinez, Lyon.
- "À Boulevue", Abbatiale de Saint-Philbert de Grand-Lieu, Loire Atlantique.
- "De couple en boule", Jean-Luc et Titi Parant, Le Mai de l’Art, Musée départemental, Beauvais.
2003
- "Singuliers Voyages", Domaine départemental de Chamarande, Essonne.
2002
- "Les Yeux ouverts", Hôtel Beury, L’Échelle, Ardennes.
- "La Disparition", Musée Rimbaud et Musée de l’Ardenne, Charleville-Mézières.
- "La Voiture rouge", Musée d’Art Contemporain, Marseille.
- "La Matière du regard", Espace Écureuil, Toulouse.
2001
- "Le Voyage des yeux", Chapelle du Genêteil, Château-Gontier.
2000
- "Le Voyage des yeux", « La Beauté in Fabula », Palais des Papes, Avignon.
- "Éclats", galerie de France, Paris.
- "Les boules les yeux, les yeux les boules", CIPM, Marseille.

Horaires

Lundi : 15h - 19h Mardi/samedi : 11h - 13h et 14h30 - 19h

Adresse

Galerie Lara Vincy 47 rue de Seine 75006 Paris 06 France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020