J'accuse

Moussa Sarr
Projet soutenu par le Cnap
Exposition
Film, vidéo
Galerie Martine & Thibault de la Châtre Paris 03

Moussa Sarr est né en 1984 à Ajaccio.

 

Depuis son DNSEP à l’Ecole supérieure d’Art de Toulon-Provence-Méditerranée (ESART TPM) en 2008, il participe à de nombreux événements d’art vidéo (festival Vidéo Formes, Clermont Ferrand ; Biennale Bandits-Mages, Bourges) et de jeune création (résidence à la Friche la belle de mai, Marseille ; Salon d’art contemporain de Montrouge ; Biennale de la jeune création au Triplex de Houilles).

 

Après avoir été sélectionné pour la première Arte Videonight en 2010,  la chaîne de télévision a réalisé un reportage sur l’artiste diffusé lors de la nuit de l’art vidéo 2011.

 

Lors de la FIAC 2010, sa vidéo Fredi la Mouche a été sélectionnée dans le cadre de la programmation Cinéphémère de la Fondation d’entreprise Ricard. En 2011, il a participé à la Biennale des Jeunes Créateurs d’Europe et de Méditerranée (Thessalonique) avec cette même vidéo.

Il vit et travaille entre Hyères et Paris.


Moussa Sarr est pour le moins laconique quand il s’exprime sur son travail : “Très souvent, je joue avec ma propre image ; il s’agit de devenir un cliché pour tordre le cou aux clichés.”

Il a finalement raison, ses images sont explicites, elles résistent d’ailleurs au bavardage.

Si il est effectivement le sujet de ses photographies et de ses vidéos, l’artiste dépasse largement les problématiques généralement associées à la pratique de l’autoportrait (de l'autoreprésentation, de l'autofilmage, etc.) pour aborder un questionnement sur les stéréotypes et les préjugés raciaux, sociaux ou sexuels, l’exercice du pouvoir et les discriminations qu’ils supposent, un questionnement sur la morale et son principe simpliste de hiérarchie, un questionnement sur l’altérité qui le pousse à revêtir l’habit de celui dont il diffère, éventuellement de l’ennemi juré.

“Blanc et noir”, “amour et haine”, “bien et mal”, “bourreau et victime”, “colonisateur et colonisé”, “appartenance et exclusion”, “singulier et générique”… pourraient constituer le début d’une liste de notions duelles que Moussa convoque et met en tension subtilement dans ses images, par le biais d’une iconographie identitaire abordée avec humour et autodérision.

Complément d'information

Avec le soutien du Centre national des arts plastiques (aide à la première exposition), ministère de la Culture et de la Communication

Artistes

Horaires

du mardi au samedi de 11h à 19h

Adresse

Galerie Martine & Thibault de la Châtre 4 rue de Saintonge 75003 Paris 03 France
Dernière mise à jour le 2 mars 2020