GERARD DALLA SANTA

Des Paysages Longtemps
Exposition
Photographie
Galerie Miranda Paris 10
Gérard DALLA SANTA, 'Paysage 16, 2017'

GERARD DALLA SANTA
Paysage 16, 2017
Tirage numérique sur papier FineArt Canson
100 x 66 cm

Pour l'automne 2021, la Galerie Miranda est heureuse de présenter une exposition personnelle de l'artiste français Gérard Dalla Santa intitulée Des Paysages Longtemps, d'après une poésie de Rainer Maria Rilke.

Les photographies présentées à la galerie procèdent de ses recherches sur le paysage qui s’inscrivent dans une double tradition, celle de la photographie documentaire et celle des peintres paysagistes de plein air (Corot, Courbet, Pissarro et Cézanne...) qui ont pris en compte la topographie des territoires et donné au paysage une dimension historique et collective. Les références sont aussi des marqueurs de temps qui jalonnent l’œuvre de Gérard Dalla Santa, lequel conjugue les temporalités, celle du paysage et de ses représentations avec le temps présent de la photographie. Dans ces derniers paysages de bords de rivière l’artiste joue du pittoresque et de la banalité avec un lyrisme retrouvé. Il laisse advenir des figures du vivant, humaines et animales dans un rapport d’égalité avec les éléments naturels.

L'œuvre de Gérard Dalla Santa résonne avec les écrits de l'historien anglais Simon Schama qui, dans 'Le Paysage et la Mémoire' (Seuil, 1999, traduction de 'Landscape and Memory', 1995), s’appuie sur la science, la géographie, la politique, la littérature, la religion, l'art et la mythologie, pour révéler le parcours de "l'union nécessaire" entre nature et civilisation au fil de l’histoire.  Evitant le cliché d'un duel entre homme conquérant d’une part, nature passive de l’autre, Schama s’emploie plutôt à mettre leurs liens en lumière.  Comme il le dit dans son introduction:

"...si toute notre tradition du paysage est un processus de culture partagée, c’est aussi une tradition construite à partir d’un riche sédiment de mythes, mémoires et obsessions. Ces cultes que l’on nous dit de rechercher dans d’autres cultures indigènes – celle de la foret primitive, du fleuve de la vie, de la montagne sacrée – sont en fait bel et bien vivants tout autour de nous, si nous apprenons seulement à les déceler… Ce livre n’est pas une explication supplémentaire de tout ce que nous aurions perdu, il explore au contraire ce que nous avons encore à découvrir."

Pour Gérard Dalla Santa ces images ne découlent pas de la nostalgie d’un passé révolu mais participent plutôt à une proposition et contribuent à la réparation d’un monde en train de se défaire.

Complément d'information

BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE

GERARD DALLA SANTA (né en 1947, France)

Ses premiers travaux photographiques datent de 1978, il photographie des scènes urbaines, les berges de Seine, des vues sur l’autoroute. Très sensible à la mobilité et au mouvement, il est marqué par l’influence de la street photography et au polar américain. C’est au début des années 90 que le paysage deviendra son champ de recherche le plus constant. Il s’intéresse à̀ l’action des hommes transformant le paysage, l’espace mémoire et à l’inscription de la coexistence des temps. Les régions de son exploration ont été́ d’abord le Sud-Ouest de la France, l’Ile-de-France, à la lisière de la banlieue et de la campagne et, depuis 1993, la Pennsylvanie aux États-Unis, où Gérard Dalla Santa reprend ces thèmes, se confrontant aux références qu’il s’est choisis tels Walker Evans, Lee Friedlander, Robert Adams.

Dans les années 2000 il s’intéresse à la représentation du travail. Il met l’accent sur les corps et les gestes du travail dans un rapport sensible et poétique.  En 2015 il obtiendra une bourse du CNAP pour un travail sur la ville de Pittsburgh ou il explore la mémoire de la ville industrielle dans le tissu urbain et saisit le mouvement continuel démolition-reconstruction. 

Les derniers paysages deviennent  des  lieux d’interactions entre les êtres vivants et la nature. Au printemps 2020 lors du confinement il photographie jour après jour le quartier Belleville–Ménilmontant où il habite, la série a été acquise par le Musée Carnavalet en 2021. Gérard Dalla Santa bénéficie de nombreuses bourses et commandes institutionnelles et il a participé à des expositions personnelles et collectives en France et en Europe.   Ses œuvres figurent dans les collections du Centre Pompidou, du Frac Aquitaine, du Frac Midi-Pyrénées, du Fonds National d’Art Contemporain et de la Fondation d’Entreprise Hermès. 

Adresse

Galerie Miranda 21 rue du Chateau d'Eau 75010 Paris 10 France

Comment s'y rendre

Metro République (sortie Blvd Magenta) ou Jacques Bonsergent

Dernière mise à jour le 24 juillet 2021