Festival d'automne à Paris 2002 : Les somnambules d'Alain Séchas. Commande du Cnap

Manifestation/Festival
Arts plastiques
Festival d'automne Paris 01
Depuis la première apparition de chats dans son oeuvre, en 1996, Alain Séchas leur permet de prendre la parole pour interpréter les comportements sociaux, les angoisses, les désirs et les tares d’une humanité. Ainsi, son installation dans la chapelle de la Salpêtrière, «les Somnambules », met en scène 3 personnages ensommeillés, à tête de chat, qui se poursuivent sans jamais parvenir à se rejoindre.Cette oeuvre, commande publique de la Délégation aux arts plastiques (Cnap) et du Festival d'Automne, est présentée du 17 octobre au 3 novembre 2002. Sont aussi au programme du festival d’automne : théatre, danse, cinéma, expositions, musique. Cette année, le festival accueille la Corée et sa créativité.

Complément d'information

les somnambules à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière

Les Somnambules
Alain Séchas

Commande du Centre national des arts plastiques (Cnap) et du Festival d'Automne à Paris
Avec le soutien de Guy de Wouters et le concours de la Caisse des dépôts et consignations

Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Du 17 octobre au 3 novembre 2002

"Des chats et des martiens, il y en a partout, c'est pour ça que je les dessine, pour qu'on s'en souvienne encore plus, pour se dire qu'on ne pourra jamais tirer un trait dessus, même double. Contre tous les Big Brothers de la planète ! Yeah !"
" Je suis moraliste. Pour moi, art égale responsabilité"
Alain Séchas


Le premier chat rencontré par Alain Séchas est sans doute celui qui logeait dans son nom comme celui de Lewis Caroll au fond de sa théière. Dans ce voisinage domestique réside peut-être l'une des raisons de cette troublante humanité et de cette immédiate présence qui naît dans l'esprit du visiteur, lorsqu'il rencontre l'animal anthropomorphe dessiné par l'artiste.
Depuis 1996, date à laquelle ils sont apparus dans son oeuvre, toujours sur papier avant d'être moulés ou sculptés dans le polystyrène, les chats de Séchas prennent la parole pour interpréter les comportements sociaux, les angoisses, les désirs et les tares d'une humanité qui à l'occasion emprunte aussi sa tête ou son corps à des martiens, des serpents, des vaches, des araignées ou des hommes à tête d'homme.
Si le dessin reste pour Séchas le médium premier d'une démarche qui vise à saisir et redonner le réel et sa pensée dans l'instantanéité de ses mouvements, la sculpture, le film d'animation ou le tableau de néons sont également utilisés. La diversité des moyens ne doit cependant pas masquer la constance du but recherché : un saisissement qui n'exclut pas une certaine violence et puisse interroger chacun sur sa capacité à voir.
Si les dessins et les installations de Séchas empruntent souvent la forme et le mécanisme du gag, l'humour qui s'y déploie est assurément grinçant. Qu'on songe pour s'en convaincre à ce dessin où des visiteurs de musée s'exclament " génial " face au pendu qu'ils viennent de découvrir dans l'une des salles. Le philosophe Adorno écrivait ceci : " Les traits habilement absurdes ou idiots des oeuvres d'arts radicales d'aujourd'hui, qui agacent tant les esprits positifs, sont moins une régression à un stade infantile qu'un procès comique qu'elles font au comique ". Ce retournement en dernière instance de l'humour, qui dénonce la complicité que le rire entretient avec son objet est l'une des clefs du travail d'Alain Séchas.
L'installation qu'il réalise pour la Salpêtrière met en scène trois chats ensommeillés se poursuivant sans jamais parvenir à se rejoindre. Un rêve éveillé né dans un lit à baldaquin monumental, cousin de hasard, de celui réalisé par le Bernin à St-Pierre-au-Vatican.

Autres artistes présentés

Alain Séchas

Accès mobilité réduite

Oui

Adresse

Festival d'automne 156 rue de Rivoli 75001 Paris 01 France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020