Fernand Léger, Le Transport des Forces

Par Xavier-Philippe Guiochon
Fernand Léger, Le Transport des Forces, 1937

Fernand Léger, Le Transport des Forces, 1937 (FNAC 2015-0477).

Détail de la signature en bas à droite de Fernand Léger.

Détail de la signature en bas à droite de Fernand Léger.

Détail des signatures d’Asger Jörn et de Pierre Wemaëre.

Détail des signatures d’Asger Jörn et de Pierre Wemaëre.

Fernand Léger, La danse, 1929

Fernand Léger, La danse, 1929 (Achat à l’artiste en 1936, Inv : FNAC 14175)

Fernand Léger, Les constructeurs, 1951

Fernand Léger, Les constructeurs, 1951, Don de la Galerie Louise Leiris en 1964, Inv. : FNAC 28870)

Fernand Léger, Les danseuses, 1954, FNAC 30076

Fernand Léger, Les danseuses, 1954 (Don en 1964, Inv. : FNAC 30076)

Une œuvre monumentale commandée pour l’exposition internationale de 1937

Alors que cette œuvre emblématique a fait l’objet d’une présentation exceptionnelle hors de France, et ce pour la première fois depuis 1937, dans le cadre de l‘exposition Fernand Léger : Peinture dans l’espace au Museum Ludwig de Cologne en Allemagne, du 9 Avril au 3 Juillet 2016, il convient de revenir sur l’histoire de cette œuvre inscrite sur l’inventaire du Fonds national d’art contemporain et exécutée pour L’Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937 à Paris.

Un peintre d'avant-garde

Né le 4 février 1881 à Argentan (Orne) et mort le 17 août 1955 à Gif-sur-Yvette (Essonne), Fernand Léger est non seulement un peintre, mais aussi un créateur de cartons de tapisseries et de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, et enfin illustrateur. À dix-neuf ans, il découvre Paris et sa scène artistique. Léger n’y accomplira jamais la formation d’architecte qu’il avait envisagé. Dès 1903, Léger partage un atelier avec le peintre André Mare. Après son échec aux Beaux-Arts, il s’exerce dans diverses académies dont celle de la Grande Chaumière. En 1907, il est très marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne et découvre également le cubisme de Picasso et de Braque. Dès 1908, il travaille aux côtés de Modigliani, Henri Laurens et Alexander Archipenko. Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Guillaume Apollinaire, et Max Jacob. Il entre aussi en contact avec le peintre Robert Delaunay. Il peint en 1909 La Couseuse, qui ouvre sa période cubiste, proche des figures de Picasso peintes la même année. Spectateur du cirque Medrano, Fernand Léger peint les acrobates, les clowns, les jongleurs dont les corps « mécanisés » ont la même valeur que les objets et les décors.

L’intérêt qu’il voue au dynamisme, « reflet du monde moderne », le conduit en 1911 à fréquenter l’atelier de Puteaux et à participer à la Section d’or. Il s’éloigne alors des thèmes intimistes et traditionnels de Picasso ou de Braque, et peint des sujets contemporains (Le Passage à niveau, 1912). Il entame une série de contrastes de formes (La Femme en bleu, 1912), dans laquelle il réintroduit vivement la couleur. Apollinaire baptise alors l’art de Delaunay et de Léger de « cubisme orphique ».

En 1918, il illustre le livre de Blaise Cendrars La Fin du monde filmée par l'Ange N.D., conçu comme une suite de plans cinématographiques. Il renoue avec le groupe de la revue Montjoie fondée par Ricciotto Canudo. Il rencontre le cinéaste Jean Espstein, collabore au film d’Abel Gance La Roue et réalise les décors pour le film de Marcel L’Herbier L’Inhumaine. Engagé par les Ballets suédois, il crée successivement les costumes et les décors de Skating Rink (1922) et de La Création du monde (1923). En 1924, il tourne le film Ballet mécanique où l'utilisation du gros plan et le recours aux multiples effets de fragmentation produisent une dynamique répétitive. La même année, Fernand Léger se rapproche des puristes et participe à la revue L’Esprit nouveau.

Reconnu internationalement à partir des années 30, Fernand Léger expose en Europe et aux États-Unis, où il se rend à plusieurs reprises. Dès cette époque, sa recherche picturale s'écarte de l’esthétique mécaniste pour s’inscrire dans la grande tradition picturale.
Ses œuvres témoignent d’un retour à la figure et du développement de recherches décoratives et d’œuvres de dimensions monumentales, en relation avec l’architecture.
Dans l’esprit du Front populaire, Léger prend position lors des débats sur la Querelle du réalisme, organisés par Aragon à la Maison de la culture à Paris. Enfin l’année 1937 est marquée par sa participation à l’Exposition internationale des Arts et techniques.

Le transport des forces, une oeuvre emblématique de la commande publique de l'État

Il s’agit d’une commande de l’État datant du 2 octobre 1936 (pour 22 000 francs). Ces achats sont faits avec les crédits de l’État dévolus spécifiquement à cette exposition par le biais du Ministère du Commerce et de l’Industrie1. Il est signifié à Fernand Léger dans le dossier administratif de la commande que l’œuvre doit être achevée au plus tard pour le 1er avril 1937 afin de décorer le Palais de la Découverte, aménagé pour cette même occasion comme Musée des sciences et situé dans l’aile ouest du Grand Palais qui avait été lui-même édifié pour l’Exposition universelle de 1900.

L'exposition de 1937

L'Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne », qui se tient à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937, est la première Exposition organisée en France selon les règles de la Convention de Paris de 1928 sur les Expositions internationales2. Le 19 juillet 1934, Edmond Labbé est nommé commissaire général par le gouvernement français. Il choisit de démontrer que l'Art et la Technique ne s'opposent pas mais que leur union est au contraire indispensable : « le Beau et l'Utile doivent être indissolublement liés ». Dans un contexte de crise économique et de tensions politiques internationales, l'Exposition de 1937 doit également promouvoir la paix.
C’est l’arrivée au pouvoir du Front populaire qui relance la participation de l’avant-garde à cette manifestation, alors que le contexte politique international se durcit et que le retour à l’ordre stylistique triomphe. Robert Mallet-Stevens, qui avait auparavant démissionné du comité prépa-ratoire, intervient pour soutenir à nouveau les tenants de l'architecture moderne au sein du comité d'organisation, et se voit alors confier cinq pavillons3. Les bâtiments sont temporaires, à quelques exceptions:
-    Le  Palais de Chaillot remplace l’ancien palais du Trocadéro, qui est détruit.
-    Le Palais de Tokyo est construit pour abriter le Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Musée national d’art moderne d'autre part dont les collections étaient jusqu'alors exposées au Musée du Luxembourg et au Musée du Jeu de Paume.
-    Le Pavillon des Travaux publics est construit par Auguste Perret4.
-    Le Grand Palais est enfin remodelé pour accueillir le Palais de la découverte5.

De mai à novembre 1937, l’exposition accueillera près de 2 225 000 visiteurs et marquera durablement les esprits et la vie culturelle française et internationale, tant par ses enjeux et propositions esthétiques, intellectuelles et politiques6.

Fernand Léger et l'exposition de 1937

Le Transport des Forces constitue l’une des six contributions réalisées par Fernand Léger pour l’exposition de 1937 et est la seule encore conservée aujourd’hui. En effet il exécute aussi des peintures monumentales pour le Pavillon de la Solidarité (hall d’honneur) et le Pavillon de l’Union des artistes modernes (UAM). Ces dernières œuvres, actuellement non localisées, n’ont pas été le fait de commandes gérées aujourd’hui par le Cnap.

Le Transport des Forces était originellement destiné à orner la salle 3 (Physique du globe) du Palais de la Découverte. Devant mesurer initialement 5 m x 10 m, l’oeuvre mesure aujourd’hui près de 4,91 m x 8,70 m, elle a également été réalisée par 3 jeunes élèves de Fernand Léger : Elie Grekoff (1914-1985), Asger Jorn (1914-1973) et Pierre Wemaëre (1913-2010). L’amitié artistique entre Asger Jorn, futur fondateur du mouvement CoBrA et Pierre Wemaëre, tout comme leurs années de formation au sein de l’atelier de Fernand Léger, a fait récemment l’objet d’une exposition au Musée de La Piscine à Roubaix, en 2013-20147.

Datée et signée de 1937, l’iconographie de cette huile sur toile frappe par son originalité et son caractère allégorique. L'énergie hydraulique et le cycle naturel de l'eau sont mis en parallèle. De grandes constructions en poutres métalliques - usines de production d'énergie, s'imposent par leurs masses dans la composition, traversée au centre par un torrent d'eau venu du ciel, éclairé par les couleurs d'un arc-en-ciel. Ce paysage synthétique et schématique, fait de montagnes, d‘eau, encadré par des rails et des échafaudages, célèbre la vie moderne. Nature et technique forment un cycle : le charbon, l’énergie hydraulique et l’électricité permettant ainsi un “transport des forces“, dans une sorte d‘allégorie cosmique.
L’oeuvre de Fernand Léger répond ainsi parfaitement aux aspirations du Front Populaire qui voulait faire de l‘exposition de Paris une vitrine de « toutes les productions qui représenteront un caractère indiscutable d’art et de nouveauté ». Entre 1951 et 1955, à la demande d'André Léveillé, Fernand Léger fait semble-t-il procéder à des modifications de son panneau. Très rapidement l’œuvre ne sera plus exposée dans son espace d’origine et connait plusieurs déplacements au sein du Palais de la découverte8.

Les autres commandes de l'État pour le Palais de la découverte

Il faut souligner que pas moins de 46 autres oeuvres inscrites sur l’inventaire du Fonds national d’art contemporain sont aussi commandées et déposées également au Palais de la Découverte dans le cadre de cette même exposition internationale. Parmi les artistes alors mandatés par l’Etat Français, on retrouve des noms aussi emblématiques de la modernité que Jean Aujame, Marcel Gromaire, Henri Laurens, Jean Lurçat, Jacques Lipschitz, Charles Lapicque ou encore André Lhote9.

Fernand Léger dans la collection du Cnap

Il convient également de mentionner que 26 œuvres de Fernand Léger sont également inscrites sur l’inventaire du Fonds national d’art contemporain. On citera en particulier le panneau monumental de La Danse datant de 1929, FNAC 14175, déposé depuis 1936 au Musée de Grenoble.

Xavier-Philippe Guiochon, Conservateur en chef du patrimoine, chargé de la collection historique et moderne.
 

Bibliographie

Fernand Léger. Malerei in Raum. / Katia Baudin [sous la direction de]. Munich : Hirmer Verlag. 2016.

Wemaëre & Jorn : la force des contraires : une amitié franco-danoise au XXe siècle : [expositions, Roubaix, La Piscine-Musée d'art et d'industrie André Diligent, 12 octobre 2013-12 janvier 2014, Paris, Maison du Danemark, 23 janvier-2 mars 2014] / [catalogue par Bénédicte Bollaërt et Alexandre Crochet]. Paris : Gourcuff Gradenigo, 2013.

Construire l'Exposition de 1937, perception et réception de l'évènement au miroir de l'architecture, / Hugo Delarbre ;Grenoble, Université Pierre Mendès France,‎ 2012.

Muralnomad : the paradox of wall painting, Europe 1927-1957 / Romy Golan. New Haven : Yale university press. 2009.

Paris et ses expositions universelles : architectures, 1855-1937 : [exposition, Paris, La Conciergerie, 12 dé-cembre 2008-12 mars 2009] / [organisée par le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine et les Archives nationales] ; [sous la direction d'Isabelle Chalet-Bailhache] ; [textes de Pascal Ory, Bertrand Lemoine, Volker Barth, et al.]. Paris : Éd. du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2008.

Sur les traces des expositions universelles : Paris, 1855-1937 : à la recherche des pavillons et des monuments oubliés / textes et photographies, Sylvain Ageorges. Paris : Parigramme. 2006.

Fernand Léger : l'oeuvre monumental / Yvonne Brunhammer ; préface de Thomas M. Messer ; [traduite de l'anglais par Laura Meijer] ; introduction de Pierre Descargues Milan : 5 continents, 2005.

Léger monumental : [exposition, Toulouse, 8 mars-4 septembre 2005], les Abattoirs / [catalogue par Alain Mousseigne]. Milan : 5 continents ; Toulouse : les Abattoirs, 2005.

Paris 1937: Worlds on Exhibition. / James D. Herbert ; Ithaca : Cornell University Press, 1998.

Les années 30, l'architecture et les arts de l'espace entre industrie et nostalgie / sous la dir. de Jean-Louis Cohen. Paris : Éd. du patrimoine, 1997.

Années 30 en Europe : le temps menaçant 1929-1939 : exposition du 20 février au 25 mai 1997, musée d'art moderne de la ville de Paris / Musée d'art moderne de la ville de Paris ; [exposition réalisée sous la dir. de Suzanne Pagé, Aline Vidal] ; [réd. Fabio Benzi, Carel Blotkamp, Jana Claverie...[et al.]. Paris : Paris musées : Flammarion, 1997.

Face à l'histoire, 1933-1996 : l'artiste moderne devant l'évènement historique : [exposition, Paris, Centre natio-nal d'art et de culture Georges Pompidou, Grande Galerie et Galerie Nord, 19 décembre 1996-7 avril 1997] / conception et réalisation, Jean-Paul Ameline ; [publ. sous la dir. d'Harry Bellet] . Paris : Flammarion : Centre Georges Pompidou, 1996.

Fernand Léger. Tome V, 1932-1937 : catalogue raisonné : le catalogue raisonné de l'oeuvre peint / établi par Georges Bauquier ; assisté de Irus Hansma, Claude Lefebvre du Preÿ, Nelly Maillard . [Paris] : A. Maeght, 1996.

Paris 1937 : cinquantenaire de l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne : [exposition, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 13 mai-30 août 1987] / [organisée par l'] Institut français d'architecture [et] Paris-Musées. Paris : Institut français d'architecture : Paris-musées, 1987.

Paris, Paris : créations en France, 1937-1957, arts plastiques, littérature, théâtre, cinéma, vie quotidienne et environnement, archives sonores et visuelles, photographie : [Paris], Centre Georges Pompidou, 28 mai-2 novembre 1981. Paris : Centre Georges Pompidou, 1981.
 
Léger : œuvres de Fernand Léger, 1881-1955. Catalogue établi par Claude Laugier et Michèle Richet. Collections du Musée national d'art moderne. Paris : Centre Georges-Pompidou, Musée national d'art moderne, 1981.

1937, exposition internationale des arts et des techniques: [exposition], 13 juin-20 août 1979, Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne. Paris : Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, 1979.

Fernand Léger [exposition], Grand Palais, octobre 1971-janvier 1972, [Paris] / [catalogue par Michèle Richet] ; [avec la collaboration de Claude Laugier].Paris : Réunion des musées nationaux, 1971.

Fernand Léger, exposition rétrospective, 1905-1949, 6 octobre-13 novembre 1949, Musée national d'art moderne, Paris. [Préface par Jean Cassou. Fernand Léger, par Guillaume Apollinaire. Construction, poème par Blaise Cendrars.] . (Paris,) : Editions des Musées nationaux (Impr. Union), 1949.

Exposition internationale. Paris, 1937 : Arts et techniques dans la vie moderne. Le Guide officiel, mai-novembre, Paris, Éditions de la Société pour le développement du tourisme,‎ 1937.

 

 

1 Les dossiers aux Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine se trouvent répertoriés et conservés dans la série F/12/12181 (Exposition de 1937)

2 Il est à noter que ce sera également le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris. 

3 Outre, deux pavillons significatifs de la politique du gouvernement, celui de la Solidarité nationale et celui de l’Hygiène, dont il organise l’accès par deux rampes majestueuses, le long de la Seine, trois autres bâtiments lui sont commandés par des établissements industriels et commerciaux : le Palais de l’Électricité et de la Lumière, particulièrement spectaculaire la nuit, le Pavillon de la Régie des tabacs et celui des Cafés du Brésil. Il conçoit également, avec les frères Martel, le Signal des Ciments français.

4 Il abrite aujourd'hui le Conseil économique et social. 

5 Jean Perrin, agrégé de physique, prix Nobel le 12 décembre 1926 est nommé sous-secrétaire d’État à la recherche scientifique dans le gouvernement de Léon Blum en octobre 1936. Il a un rôle primordial dans l’organisation de la recherche française : fondateur de l’observatoire de Haute Provence, il est à l’origine de la création du Centre national de la recherche scientifique en 1939 et va conduire le projet du Palais de la découverte. Reprenant un avant-projet d’un musée scientifique proposé par André Léveillé, vice-président de la Confédération des Travailleurs Intellectuels en 1932, il propose d’organiser une exposition temporaire scientifique du 25 mai au 25 novembre 1937 intitulée « le palais de la découverte ». C’est André Léveillé qui deviendra le 1er directeur du Palais. 

6 Il convient de préciser que les États souverains, la France et ses colonies, ainsi que les territoires placées sous mandats, disposent chacun d'un pavillon, pour un total de 55 bâtiments. Les sections étrangères se répartissaient dans les jardins du Trocadéro, autour des fontaines, et de l'autre côté du Pont de l’Alma, aux pieds de la Tour Eiffel et jusqu'à l'avenue bordant l’École militaire. Les colonies françaises sont regroupées sur l'île aux Cygnes. 

7 Wemaëre & Jorn : la force des contraires : une amitié franco-danoise au XXe siècle : Roubaix, La Piscine-Musée d'art et d'industrie André Diligent, 12 octobre 2013-12 janvier 2014. 

Le panneau a été exposé vraisemblablement à Avignon en 1949, puis ensuite en 1979 au Centre Georges Pompidou dans le cadre de l’exposition 1937, exposition internationale des arts et des techniques. 13 juin-20 août 1979. L’œuvre n’a jamais depuis cette date fait l’objet d’une exposition ou d’une présentation spécifique. 

9 Certaines de ces pièces sont encore en place au sein des différents espaces du Palais de la Découverte ou dans les réserves d’Universcience. 

Sites internet associés