Estefanía Peñafiel Loaiza

l’espace épisodique
Exposition
Arts plastiques
le Crédac Ivry-sur-Seine

Estefanía Peñafiel Loaiza, sismographies 3. entrenerfs, 2013. Livres, cire noire, 353 x 75,5 x 86,5 cm. © Mauve Serra - Villa du Parc, Courtesy Galerie Alain Gutharc.

Les deux expositions solos et concomitantes d’Estefanía Peñafiel Loaiza et Benoît-Marie
Moriceau renouent avec la volonté de Claire Le Restif de donner une place aux jeunes artistes.
De la même génération, mais se rencontrant pour la première fois au Crédac, Estefanía
Peñafiel Loaiza et Benoît-Marie Moriceau sont nés respectivement en 1978 et 1980.
Ce sont sans doute ces rapports au visible, à la trace, à la mémoire, en résonance étroite avec le contexte spatial et politique qui les accueille, qui font écho dans leur travail. L’idée de ces expositions n’étant pas de trouver un dénominateur commun aux deux artistes mais permettre de présenter une production récente, le plus souvent in situ, à leur mesure. Parfois des connivences se jouent, sans obligation.

* Dès 2005, Claire Le Restif a mis en place un programme d’expositions « Duo » :
2005 - Karina Bisch et Vincent Lamouroux
2008 - Dove Allouche et Leonor Antunes
2011 - Jessica Warboys et Aurélien Froment

Estefanía Peñafiel Loaiza, née en Équateur en 1978, poursuit en France à partir de 2002 ses études d’arts aux Beaux-arts de Paris, puis de Lyon. Elle construit son oeuvre sur la tension entre le visible et l’invisible. Invitée à exposer en 2007 au Crédac, l’artiste produit une oeuvre presque
imperceptible, un long trait de gomme tracé sur le mur à hauteur de regard et parallèle au sol
(mirages(s) 2. ligne imaginaire, équateur ; 2007). Comme on marque un horizon, cette ligne à la fois radicale et précise évoque la ligne imaginaire de l’Équateur, son pays natal. Estefanía Peñafiel Loaiza a conservé cette position esthétique toute en économie de moyens. Ce jeu d’appropriation et de subversion se traduit par le biais d’actions de destruction (pages trouées, encre effacée, image gommée) ou de reconstruction (lecture et réécriture à l’envers) des images et du langage. Cette dimension plastique n’exclut pas une position politique signifiante. Vecteur de mémoire, la masse invisible des anonymes – manifestants, migrants, figurants et seconds rôles au cinéma – est révélée par des traces, elles-mêmes imperceptibles. À la Manufacture des OEillets, ancienne usine occupée par le Crédac, Estefanía Peñafiel Loaiza a pour projet l’évocation de l’ancien usage des lieux, celui du travail, du bruit des machines et du mécanique. Dans ce bâtiment construit en 1913 sur le modèle américain de la Daylight Factory, la lumière du jour ponctuait le rythme mécanique du travail. L’artiste s’attachera à cet aspect indissociable du monde ouvrier en intervenant à la fois au coeur des salles du centre d’art, mais également dans la partie la plus
ancienne du site (la Grande Halle de la Manufacture) et principalement sur son horloge. Celle qui
rythmait le temps de travail des ouvriers est désormais arrêtée ; seule sa lumière continue aujourd’hui à fonctionner. Cette exposition accueillera de toutes nouvelles productions, accompagnées d’un cycle de films programmés par l’artiste au cinéma Le Luxy à Ivry, tels que Les yeux sans visage de Georges Franju (1960), Casa de Lava de Pedro Costa (1994) ou encore Canine de Yorgos Lanthimos (2009).

 

Tarifs :

Entrée libre

Complément d'information

Cette exposition aura lieu en parallèle de l'exposition de Benoit-Marie Moriceau "Rien de plus, tout du moins".

Commissaires d'exposition

Autres artistes présentés

Cette exposition aura lieu en même temps que l'exposition de Benoit-Marie Moriceau "Rien de plus, tout du moins"

Partenaires

Partenaires média : 02, Slash.

Mécénat

Grolsch

Horaires

Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h, le week-end de 14h à 19h, Le Crédac sera fermé le 1er mai, 8 mai, 29 mai 2014.

Adresse

le Crédac 1 place Pierre Gosnat La Manufacture des Œillets 94200 Ivry-sur-Seine France

Comment s'y rendre

Métro : ligne 7, station Mairie d'Ivry - à 20 mn de Châtelet - 50 m du Métro. RER : Ligne C, station Ivry-sur-Seine (sortie Centre ville) Voiture : depuis Paris, sortie Porte d’Ivry puis Ivry Centre ville.
Dernière mise à jour le 2 mars 2020