Caroline Cieslik, Richard Müller, Clémence Périgon

A percevoir
Exposition
Arts plastiques
Galerie La Ferronnerie Paris 11

Clémence Périgon, 2011, Pose purin, videoperformance 30 min

Pour Á percevoir, les œuvres de Caroline Cieslik, Richard Müller et Clémence Périgon, par le biais de la photo, du dessin, de la vidéo brouillent subtilement nos repères visuels, amenant ainsi le spectateur à regarder au plus près pour discerner ce qui se joue à l’image. Caroline Cieslik continuant son approche quasi géographique, travaille sur la notion de circulation et de flux migratoires sur le territoire français. A travers la photographie Caroline Cieslik analyse les formes paysagères construites par nos sociétés et joue sur l’effacement des frontières entre paysages et ses alentours… Depuis ses premières expositions, Richard Müller produit des œuvres proposant différentes perceptions de paysages urbains, agrestes, de cartes géographiques, ponctués à l’occasion d’un texte dessiné. Il s’agit, en choisissant à dessein des images banales, d’inventorier notre relation à l’image. La distanciation du sujet est amplifiée par la diversité dans le choix du médium : mine de plomb, crayon de couleur, aquarelle pour de grands dessins muraux, photo et vidéo. "Dans sa série des Poses, qui sont toutes des vidéoper-formances, Clémence Périgon se met en scène, immobile, dans un pan de paysage cadré une fois pour toutes. Ces films ont tous une durée de 30 minutes, durée imposée par le format des cassettes vidéo utilisées. Ils sont ensuite restitués dans leur intégralité, sans aucun montage. Les deux seules options récurrentes dans sa série étant sa présence — du moins celle de son corps — et l’immobilité de cette présence. Elle peut être immergée dans l’eau saumâtre d’une mare, sa tête seule affleurant à la surface. Elle peut être accrochée à mi-hauteur d’un poteau électrique en plein champ. Elle peut être couchée au milieu d’un tas de bûches, sa tête emperruquée dépassant seule de cet amas végétal et mort. Elle peut être accrochée au tronc d’un immense pin, telle une excroissance hors règne poussée à même l’écorce. À quoi aspire l’artiste au fil de ces demi-heures de fixation patiente au flanc des paysages ? À disparaître dans le décor, à la possibilité d’une action, à expérimenter un panel de sensations naturelles, à rêver, à réaliser des exploits, ou du moins à battre des records ? Ou bien, en guerre, à attendre l’ennemi. Tout ce catalogue d’efforts éreintants et vains en vue de se camoufler finit par esquisser, bien au-delà du burlesque et d’un comique que l’on dit de répétition, l’inquiétante sensation d’une petite armée du même soldat multiplié, petite armée de sentinelles affairées à sa propre sécurité, égrenée dans un paysage perpétuellement innocent..." Extrait d'un texte de Jean-Yves Jouannais, publié dans la revue Semaine 13.07, à l’occasion de l’exposition ah ! ah !, Galerie du Dourven, Trédrez Locquémeau, 2007

Autres artistes présentés

Octavio Blasi, Dominique Dehais, Sanna Kannisto, Laurent Fiévet, Richard Müller, Frédéric Coché, Juha Nenonen, Jérôme Touron, Benjamin Nachtwey, Fabienne Oudart, Marie-Amélie Porcher, Clémence Périgon, Caroline Cieslik, Ien Lucas, Ruth-Maria Obrist, Vittorio Roerade, FX Gonzalez, Warffemius

Adresse

Galerie La Ferronnerie 40 rue de la Folie Méricourt 75011 Paris 11 France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020