Canicule. Chicago, été 1995.

Autopsie sociale d'une catastrophe
Parution
Editions 205 Lyon
Couverture Canicule. Chicago, été 1995.

Collection “À partir de l’Anthropocène”
Une coédition École urbaine de Lyon et Éditions deux–cent–cinq

Jeudi 13 juillet 1995, les habitants de Chicago se réveillent; une journée torride commence, au cours de laquelle la température va atteindre 41 degrés. La vague de chaleur s’étendra bien au–delà des deux jours initialement annoncés par les météorologues. Au cours de la semaine qui suit, plus de sept cents personnes
vont périr. La grande vague de chaleur de Chicago est l’une des plus meurtrières de l’histoire américaine.
   Eric Klinenberg entreprend l’“autopsie sociale” d’une métropole, examinant les organes sociaux, politiques et institutionnels de la ville. Il y étudie les raisons de la surmortalité marquée dans certains quartiers, examine comment la municipalité a réagi à la crise et comment les journalistes, les scientifiques et les fonctionnaires ont rapporté et expliqué ces événements.

Combinant des années de travail sur le terrain, des entretiens approfondis et des recherches d’archives, l’auteur découvre qu’un certain nombre de formes surprenantes et inquiétantes de rupture sociale ont contribué aux taux élevés de mortalité.
   Ce compte rendu incisif et saisissant de la condition urbaine contemporaine révèle les fissures de plus en plus importantes dans les fondations sociales des villes américaines.

“Les dynamiques qui ont affecté Chicago de manière si désastreuse perdurent et nous ne pouvons continuer de les ignorer” affirme Eric Klinenberg.

Le changement climatique a fait des événements météorologiques extrêmes dans les centres urbains, un défi majeur pour les villes et les nations de notre planète.
   Un défi qui nécessitera un engagement: celui de la modification des infrastructures pour les rendre résistantes au climat plutôt que de se contenter de mesures de secours.

Auteur: Eric Klinenberg est professeur de Sociologie et directeur de l’Institute for Public Knowledge à l’université de New York (NYU). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Palaces for the People: How Social Infrastructure Can Help Fight InequalityPolarization, and the Decline of Civic Life (Crown, 2018); et Going Solo: The Extraordinary Rise and Surprising Appeal of Living Alone (The Penguin Press, 2013). Son travail universitaire a été publié dans des journaux comme Le Monde diplomatiqueThe American Sociological ReviewTheory and Society et Ethnography, il a aussi contribué à The New YorkerThe New York Times MagazineRolling Stone et This American Life.

Traducteur: Marc Saint–Upéry est journaliste, éditeur et traducteur. Il a notamment traduit en français des ouvrages de Matthew Crawford, Mike Davis, Paul Gilroy, John Rawls, Jeremy Rifkin, James C. Scott, Yuri Slezkine et Immanuel Wallerstein. Il a été directeur littéraire pour les sciences humaines aux éditions La Découverte et membre des rédactions de l’hebdomadaire Courrier International et de la revue Mouvements. Vivant entre Paris et Quito (Équateur), collaborateur régulier de nombreuses publications académiques, politiques et culturelles en France et en Amérique latine, il est aussi l’auteur de Le rêve de Bolivar: le défi des gauches sud-américaines (La Découverte, Paris, 2007).

Dirigé par: Valérie Disdier et Michel Lussault
Édité par: Valérie Disdier et Lou Herrmann

Complément d'information

Format: 16 × 23 cm
Pages: 416
ISBN: 978–2–919380–43–5
Parution: 2022
Langue: Français
Thème: Anthropocène
Prix: 22,00€

Design graphique: Bureau 205
Polices de caractères: Thelo Text dessiné Tassiana Nuñez Costa et Plaax dessiné par Damien Gautier, disponibles chez 205TF
Impression: Imprimerie Ott, Wasselonne (67), France

Cet ouvrage est soutenu par le Centre national du livre.

Partenaires

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Dernière mise à jour le 11 mars 2022