The Buried Works

Exposition
Galerie Frank Elbaz Paris 03

Vue de l'exposition The Buried Works,  2012,  galerie frank elbaz, Paris
Courtesy artist, galerie frank elbaz, Paris
Photo : Zarko Vijatovic

Dans le prolongement de ses recherches sur la peinture (Burnt Paintings, River Paintings, Artificially Aged Paintings et autres peintures temporelles), l'artiste modifie l'architecture et installe dans la galerie un incubateur pour toiles, un vivarium où les toiles sont en cours de fabrication. L'installation se compose de plusieurs tonnes de terre, d'eau, d'un plancher en bois et de toiles de lin vierges enterrées dans le sol de la galerie. Une fois le temps de l'exposition écoulé, les peintures seront extraites par les trappes amovibles pré-découpées à même le sol. Elles seront ensuite tendues sur châssis, encadrées de bois avant d'être dispersées à nouveau dans différents espaces.
Une version de l'exposition The Buried Works se composera notamment d'aliments crus ou cuits à base de terre comestible et autres aliments de saison. (Recettes en collaboration avec la chef Agata Felluga. Vins natures sélectionnés par Lara Brutinot et Marc Grand d'Esnon.)

 

Alors que Linda avalait ses kilomètres quotidiens à Riverside Park, tout en écrivant ses Mémoires, Davide, lui, allait plantant de l'herbe et des peintures sous les pieds des parisiens. Depuis deux endroits en même temps, ils s'échangent des mots et des images en marchant d'un même pas :
— Linda, dans ton dernier poème, tu opposes l'art et la terre.
— Imaginons: Verse de l'eau, remue la boue.
— Verser de l'eau sur l'Art ?
— ... remue la boue. Plante une rose. Laisse sécher la terre. Nourris le mort, nourris l'abeille. Continue.
— Tiens, là, regarde, un ver luisant !
— Il est éteint on dirait. Et il marche comme nous en plein jour. Ce doit être un somnambule. Un som-nam-bule.
— Tu sais que quand les vers luisants dorment, il ronflent à la même fréquence que les néons qu'on met au plafond ? Et pendant des mois, sous la terre, ils passent leur temps à jouer avec les protéines de leur cerveaux pour changer les couleurs de leur derrière ?
— À ce propos, l'heure tourne et les couleurs ne devraient pas tarder à changer.
— Je commence à sentir quelque chose pousser sous mes pieds.
— Ça me rappelle un de mes plus vieux souvenir de quand j'étais petite. Nous étions à Miami Beach. Je voulais à tout prix une paire de chaussures "à travers lesquelles on pouvait voir la terre". Evidemment, personne ne comprenait ce que je voulais dire... Je me souviens très clairement m'être accroupie et avoir montré le paysage de palmiers entre les orteils et le talon de ma cousine. Je voulais moi aussi des talons hauts !
— Haha ! Déjà de bien originales perspectives ! On peut s'arrêter là si tu veux. Face au plafond.
— Bonne idée, on prendrait d'ailleurs plus de distance en ouvrant ces portes, là parterre.
— Et puis après manger, on pourrait s'installer sur ce mur-là ? Qu'en penses-tu ?
(D'après une conversation entre Davide Balula et Linda Nochlin suite au poème Art is not Dirt de Linda Nochlin, 18/03/2012)

 

Remerciements : Jean-Paul Germann, Linda Nochlin, Julia Trotta, Astier de Villatte.
Un catalogue de l'exposition sera édité sous la forme d'une bouteille de vin.

Complément d'information

Dossier de presse disponible. Contacter Estelle: 01 48 87 50 04 ou estelle@galeriefrankelbaz.com

Artistes

Horaires

Du mardi au Samedi 11h - 19h

Adresse

Galerie Frank Elbaz 66 rue de Turenne 75003 Paris 03 France

Comment s'y rendre

métro saint Sébastien Froissart
Dernière mise à jour le 2 mars 2020