Julien CHAPSAL
© Julien Chapsal
Photographie extraite de "L'été" (2010-2012) — Tirage lambda 60x75cm d'après négatif couleur au moyen format (édition de 5)
Julien Chapsal est né en 1977 à Paris, où il vit.
Titulaire d'une Maîtrise (M1) de lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle, et d'un DEA (M2) d’anthropologie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), il est entré dans le milieu de la photographie via des stages (Agence Vu, Galeries Photo Fnac…), a choisi d’y travailler à des fonctions variées (Magnum Photos, The Eyes…), et de développer ses recherches artistiques, en parallèle ou en alternance, en vue de l’exposition et l’édition.
Nourrie d’autres arts et de sciences humaines, sa démarche s’inscrit dans le champ trop vite dit documentaire, à mi-chemin du politique et du poétique. D’un essai à l’autre, il cherche moins à affirmer un style qu’à expérimenter des formes, adéquates autant que possible à des situations ou à des réflexions.
L’héritage du passé, l’épreuve de l’exclusion, la construction de l’identité, mais aussi les enjeux de l’urbanisation, sont autant de questionnements récurrents dans ses travaux, qui, malgré leur éclectisme apparent, trouvent une unité dans des images épurées, souvent empreintes d’étrangeté.
Julien Chapsal a exposé notamment à la Maison de l’Unesco à Paris en 2004, aux Rencontres d’Arles en 2006 et 2010, à la Bibliothèque nationale de France à Paris en 2010 et 2017, et à la Galerie Folia à Paris en 2018. Certaines de ses oeuvres ont intégré des collections publiques et privées.
Lauréat du Cnap en 2024, après une première fois en 2012, il ambitionne depuis de se consacrer pleinement à des projets de recherche et création, et des missions auprès d’institutions, en privilégiant l’approche trans-disciplinaire et le temps long.
Principaux travaux réalisés :
« Les petits riens » (2024…) (en cours) — Une recherche photographique en écho à la poésie haïkaï… à développer au Japon (France/Japon)
« Tanger » (2024-2025) — Un portrait composite de la ville portuaire de Tanger, cas d'urbanisation et de globalisation accélérées (Maroc)
« Avant la fin » (2023) — Une évocation presque ironique de l’anthropocène, au moyen d’images isolées, à réinterpréter (France)
« Miscellanées » (2022) — Ici, pas d’image, des bribes de mots, débridées : une recherche poétique, à la fois grave et ludique
« Le Plateau » (2014) — Des portraits d’agriculteurs et d’éleveurs en moyenne montagne (sixième volet du travail « En France »)
« Calais » (2013) — Une vision de Calais comme territoire, hyper-lieu des flux migratoires (cinquième volet du travail « En France »)
« Le Mirail » (2013) — Des portraits de jeunes d'un grand ensemble de banlieue (quatrième volet du travail « En France »)
« Lieux » (2010-2012) — Des vues de lieux où se sont joués des événements des deux guerres mondiales (troisième volet du travail « En France »)
« L’été » (2010-2012) — Des scènes des vacances d’été, des littoraux jusqu’aux sommets (second volet du travail « En France »)
« Zones » (2007-2010) — Une exploration des zones pavillonnaires et commerciales, en périphérie des villes (premier volet du travail « En France »)
« L’Éclipse » (2000-2010) — Dans la nuit, voir autrement : une recherche coloriste, quasi-expressionniste (France et autres pays)
« Entre-Deux » (2004-2008) — Une traversée du Maroc, aux lisières et dans les creux des villes (Maroc)
« Extérieur Passé » (2006) — Installations d’images d’archives de la seconde guerre mondiale dans les ruines du camp de Rivesaltes (France)
« Harkis à vie? » (2003-2005) — Portraits, vues d’anciens camps d'accueil, et témoignages, pour évoquer l’histoire complexe des Harkis et leurs descendants (France)
« Presque rien mais assez » (2001) — Jeunes de la rue à Jogjakarta : une approche croisée, à multiples entrées (Indonésie)
Site internet et réseaux sociaux
Dernière mise à jour le 6 mars 2026