Geoffrey BADEL

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Biographie

Né en 1994. Vit et travaille à Montpellier.

Sa démarche est une tentative silencieuse de « faire langue » interrogeant notre interprétation du monde. Il doute sur notre façon de s’exprimer et de nommer les choses.
Cette attitude est apparue dès l’enfance puisque ses deux grands-parents sont sourds. De ce fait, il a été très tôt sensibilisé à une manière différente de faire sens. 
Ce fut sa première confrontation au silence, au langage et également à l’Autre n’ayant pas la même appréhension du monde que soi. Ces expériences l'ont mené vers des réflexions sur l’identité, l’altérité et la perception sensorielle.
 L’artiste travaille en étroite relation avec les choses passées.
D’anciennes feuilles de papier décelées dans des archives, des greniers ou des puces deviennent le support de ses dessins. Les lieux désignés comme hantés et paranormaux deviennent le contexte de ses performances, retranscrites ensuite en photographie ou en vidéo.
Le choix de cette pratique s’explique par une volonté de se laisser guider par le vécu du support et du contexte pendant le processus de création.
Il cherche à ré animer les fantômes du passé à travers un réceptacle ; qu’il soit geste, matière, trait ou son.
Puisant ses références sur tout ce qui touche à la magie, au paranormal, à l’ethnographie et aux croyances populaires, il s’approprie et embrouille des codes visuels et gestuels afin de composer et révéler une autre réalité, un entre-deux, où la frontière entre expériences empiriques et situations irrationnelles tend à disparaître. 

Après avoir été diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier en 2017, Geoffrey Badel poursuit sa pratique artistique à travers le dessin, la vidéo, l’installation, l’art-action et leur promiscuité. Il est également membre du Collectif In Extremis depuis 2015 et de la compagnie de danse Futur Immoral depuis 2017 dans lesquels il expérimente le travail en collectif et la mise en commun des pratiques et des savoirs. Actuellement, Geoffrey Badel fait partie du nouveau dispositif post-diplôme « Saison 6 », crée en 2018 par Montpellier Contemporain, structuré en trois temps de résidences artistiques : Cochin (Inde) en décembre 2018, Italie (Venise) en mai 2019 et Istanbul (Turquie) en août et septembre 2019. 
À travers le dessin,  l’installation, la vidéo, l’art-action et leur promiscuité, Geoffrey Badel utilise la main et le langage en tant que matière et outil de prédi(le)ction. Il aborde des questions sur notre perception et notre interprétation du monde intérieur et extérieur. Puisant ses références sur tout ce qui touche à la magie, au paranormal, à l’ethnographie et aux croyances populaires, il s’approprie des codes visuels et gestuels afin de composer et révéler une autre réalité, un entre-deux, où la frontière entre expériences empiriques et situations irrationnelles tend à disparaître.
Il enclenche ses réflexions à partir d’un contexte et de son histoire. D’anciennes feuilles de papier décelées dans des archives ou des greniers deviennent le support de ses dessins. Les lieux désignés comme hantés et paranormaux deviennent le contexte de ses performances, retranscrites ensuite en photographie ou en vidéo. Le choix de cette pratique s’explique par une volonté de se laisser guider par le vécu du support et du contexte pendant le processus de création. Geoffrey Badel cherche à ré animer les fantômes du passé à travers un réceptacle - qu’il soit geste, matière, trait ou son – afin de créer une relation sensible entre le visible et l’invisible.



Ombres furtives, ailes dépliées, mains trompeuses.
Ce sont des figures de seuil et de silence — fantômes, chauve-souris, escamoteurs — qui traversent discrètement l’œuvre de Geoffrey Badel. Allégories de l’anti-normativité, elles incarnent l’invisible, le décentré, le trouble. Elles refusent les contours nets et les vérités trop sûres, préférant les murmures aux cris, l’incertitude à l’évidence.
La pratique de Geoffrey Badel est animée par l’inquiétude dans laquelle il trouve sa capacité d’agir. Le doute devient une puissance active : il ouvre et reconfigure. Les formes naissent alors d’un désir de retranscrire, de transmettre, d’un besoin de déplacer les regards et d’accueillir ce qui résiste au cadre.
Une partie essentielle de sa démarche s’appuie sur un travail de recherche constitué d’enquêtes patientes, de récits glanés, de rencontres inattendues et de corps à corps avec les lieux. Ce sont là ses outils — autant d’empreintes sensibles qui se traduisent généralement en dessin.
Faire signe, pour Geoffrey Badel, c’est laisser émerger l’invisible, faire place aux mondes silencieux, aux gestes qui vacillent, aux voix minorées. C’est dire l’Autre — non pas celui qu’on observe, mais celui qu’on devine, qu’on sent, qu’on pense reconnaître.
Du dessin à la performance, de la photographie à la vidéo, il tente de rendre perceptible ce qui se dérobe. Il fait surgir des présences étranges, des altérités vibrantes, dans un art du seuil et du passage. Là où les signes doutent d’eux-mêmes, ils s’écartent des normes et se mettent à agir autrement — c’est dans cette dissidence fluide que son travail advient, mouvant et multiple.


Geoffrey Badel est accompagné par Documents d’artistes Occitanie depuis 2024.

Site internet et réseaux sociaux

Source

Galerie Vachet-Delmas et Documents d'artistes Occitanie - Partenariat Centre national des arts plastiques / Réseau documents d'artistes

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Dernière mise à jour le 30 mars 2026