Araks SAHAKYAN

Araks Sahakyan, Las meninas, 2021

Araks Sahakyan, Las meninas, Feutres pigmentaires sur papier bristol 250g/m2, 42 x 59.4 cm, 2021. 

Biographie

Sans frontières et en mouvement constant, Araks Sahakyan est une artiste pluridisciplinaire qui conjugue le multiculturel à tous les temps et dans toutes les langues.

Vidéo, performance, installations, danse et théâtre, musique, dessin, peinture, sérigraphie et même reliure et ébénisterie… aucun médium ni savoir-faire ne lui résiste.

Détournant les symboles et les mythologies, tout comme les techniques d’artisanat anciennes, l’artiste met la mémoire et l’intime, le corps et le politique au centre d’un travail pop, coloré et vivant. Flux migratoires, drapeaux, identités et transmission, frontières et langues deviennent pour elle des matériaux à part entière et rendent compte des bouleversements du monde actuel.

Et pour cause, cette infatigable globe-trotteuse âgée d’une trentaine d’années, curieuse de tout et polyglotte de surcroît, a déjà vécu plusieurs vies.

Née en 1990 en Arménie, élevée en Espagne, elle choisit la France comme terre d’élection pour s’illustrer dans le champ des langues et des Arts Plastiques à l’Inalco, à la Sorbonne ainsi qu’à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Plastiques de Paris-Cergy (ENSAPC).

Depuis sa participation au programme vidéo de la Jeune Création en 2020, puis sa présence à la 65e edition du Salon de Montrouge, tout s’enchaîne pour elle :  une résidence à la Drawing Factory à Paris, l’exposition collective « Paper Art » au CODA Museum d’Apeldoom aux Pays-Bas, et enfin, avec le soutien de la bourse FoRTE, sa première exposition personnelle au centre d’art YGREC à Aubervilliers.

Très impliquée dans l’artisanat du tapis, Araks Sahakyan initie ses premiers « Paper Carpets » dès 2018 : des dessins au feutre où s’entrecroisent des scènes du quotidien et d’ancestraux motifs de tapis. Rangés dans des boîtes-valises de cuir relié ou bien déployées au mur, ces œuvres morcelées sur plusieurs feuilles laissent s’entrevoir, dans des couleurs vives et joyeuses, les tensions entre Orient et Occident. Alors que de véritables projets de tapis sont depuis peu développés avec des artisans d’Arménie, Araks Sahakyan vient actuellement d’obtenir une résidence au TAMAT (Musée de la Tapisserie et des Arts Textiles) à Tournai en Belgique, et se prépare à participer à l’exposition collective « Western Silk Road » à la Giudecca Art District de Venise.

Pour finir, grâce au Prix Transverse, elle travaille avec la photographe Rebecca Topakian sur un double-projet de tapis et d’édition intitulé « Vordan Karmir » qui sera présenté au Salon Polycopies à Paris fin 2022.

Telle une citoyenne du monde, Araks Sahakyan évolue sur plusieurs territoires, faisant fi des limites esthétiques, disciplinaires ou géographiques.

- Anaïd Demir

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Dernière mise à jour le 28 février 2022