Aki Lumi

PARADISE DIAGRAM
Exposition
Arts plastiques
Galerrrie du Grrranit Belfort

Contrairement à ce que pourrait suggérer le nom de « jardin », la série Garden d’Aki Lumi n’est pas une invitation au repos ; il s’agit d’un espace tout en surabondance, en profusion, gorgé d’eau, de verdure et de monuments semblables à des ruines. Les perspectives sont délibérément modifiées pour provoquer le vertige. L’œil s’y égare à mesure qu’il parcourt l’œuvre et l’espace qui s’y dessine – un espace clos à la manière d’une jungle, mais recouvrant la vision d’un paysage lointain. Ce paysage, qui tient à la fois de la forêt et de la jungle, n’a aucune existence réelle; il est le fruit d’un montage synthétique combinant des photographies prises dans divers lieux et fournissant chacune des attributs de jardin (arbres, plantes, rivières, cascades, étangs, fleurs, insectes…). Certaines pièces résultent ainsi de la combinaison de plus de trois cents images initiales.

Dans une tentative de représentations du monde comme système -tantôt modèle d’organisation tantôt foisonnement inextricable jusqu’au chaos-, Aki Lumi nous plonge dans l’univers du règne de l’artificiel, de l’exponentiel : des flux d’informations, des réseaux de constructions, des circuits d’échanges présents à priori à travers toute construction élaborée par l’homme, toute manifestation du vivant de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Ces images obtenues patiemment par accumulation, superposition, collage, stratifications perdent le regard dans un dédale de formes, de lignes, en l’incitant à la bonne distance pour «voir». Elles évoquent pour les photographies, certains «mandalas» ou encore les tapisseries médiévales «mille fleurs» pour les dessins des plans de constructions de vaisseaux ou demeures imaginaires. Il se pourrait même que chacune soit la métaphore de ce qui se passe dans le cerveau du spectateur tant ce qui intéresse Aki Lumi relève plus des conditions de l’expérience que de son sujet, lorsqu’ il utilise la règle et le compas pour réaliser ses dessins «Traces» et des logiciels pour retravailler ses photographies.

 

Aki Lumi est né à Tokyo en 1957, il vit et travaille à Paris. Après des études de peinture il étudie à l’Ecole supérieure de Design de Tokyo, le Kuwasava Institut, école dont l’esprit est basé sur le concept du Bahaus. Il se consacre aux arts graphiques et à la photographie avec l’ambition d’élaborer un nouveau langage de communication visuelle autour du concept de «système» ou «réseau» au moyen d’outils photographiques et informatiques ; un travail qui analyse et synthétise les systèmes existants et leurs multiples applications  (connectique, architecture, cybernétique…).

 

Aki Lumi est représenté par la Galerie Françoise Paviot, Paris. www.paviotfoto.com

 

Tarifs :

entrée libre

Complément d'information

Les rendez-vous

Présentation de l’exposition aux enseignants jeudi 12 janvier à 18h
Visite expo sandwich mardi 31 janvier à 12h20. En partenariat avec l’IDEE

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AKI LUMI

Horaires

Ouverture du mardi au samedi de 14 à 18 heures, le mercredi sans interruption de 10 à 18 heures et les soirs de spectacle. Les visites accompagnées se font sur rendez-vous au 03 84 58 67 50 - Entrée libre-

Adresse

Galerrrie du Grrranit 1 faubourg de Montbéliard 90002 Belfort France

Comment s'y rendre

Dernière mise à jour le 2 mars 2020