Bruno Risas, lauréat du prix Loridan Ivens / Cnap

42e édition du Festival Cinéma du Réel
Manifestation/Festival
Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia

Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia (2019, Brésil, 110 min, production Michael Wahrmann et Julia Alves, Sancho&Punta)

Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia

Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia (2019, Brésil, 110 min, production Michael Wahrmann et Julia Alves, Sancho&Punta)

Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia

Tiré du film Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia (2019, Brésil, 110 min, production Michael Wahrmann et Julia Alves, Sancho&Punta)

Pour la sixième année consécutive, le Prix Loridan Ivens/Cnap récompense un premier long métrage de la sélection française ou de la compétition internationale du Cinéma du réel en raison du caractère innovant du film et afin d’encourager l’auteur lauréat dans la suite de son parcours.

Cette année le film brésilien Ontem havia coisas estranhas no céu de Bruno Risas Olivia remporte le prix, remis par le jury composé de Miguel Dias (créateur directeur et programmateur du festival Curtas Vila do Conde au Portugal) Elena López Riera (artiste visuelle, programmatrice et cinéaste espagnole), François Bonenfant (chargé de la coordination pédagogique pour le cinéma et les arts visuels au Fresnoy, programmateur, critique et cinéaste français, membre du jury désigné par le Cnap). Le prix est doté par Capi films à hauteur de 2500 euros et par le Cnap à hauteur de 4000 euros.

Le film sera présenté lors de la prochaine édition du FIDMarseille qui se tiendra, si les événements le permettent, cette année du 7 au 13 juillet.

Une mention spéciale est attribuée à Expedition Content de Ernst Karel et Veronika Kusumaryati (2020, États-Unis, 78 min), long métrage de la sélection internationale.

 

Ontem havia coisas estranhas no céu (2019, Brésil, 110 min, production Michael Wahrmann et Julia Alves, Sancho&Punta)

Voir la bande annonce : https://youtu.be/ANGlSmZtrTA

Dix minutes après le début du premier long-métrage de Bruno Risas, au moment où sa mère Viviane se décrit précisément telle qu’on la voit – « personnage » assis sur le canapé du salon, fumant lentement la cigarette qu’elle tient dans la main gauche, exprimant regrets et lassitude existentielle après les corvées du matin – il ne fait plus de doute que ce home-movie relève d’une mise en scène soigneusement concertée. De précédentes scènes de vie ordinaire, proprement découpées, permettaient déjà non seulement de reconnaître la main de ce chef-opérateur talentueux, collaborateur d’une jeune génération de cinéastes brésiliens parmi laquelle Gustavo Vinagre ou Juliana Rojas ; mais aussi l’impression manifeste d’une connivence, d’un travail collectif déjouant les assignations des sujets aussi bien que le jeu habituel du vrai et du faux. Pendant près de dix ans, Risas est revenu à Bresser, quartier ouvrier de São Paulo où il est né, pour filmer ses parents, sa soeur et sa grand-mère atteinte de démence sénile. Décennie qui aura vu la fin de Lula, la destitution de Roussef et l’avènement au pouvoir de Bolsonaro, sans troubler les rituels d’une vie se représentant à elle-même ses conditions d’existence par la fabrication d’un film. Arrimé à la répétition des tâches et à la succession des jours, ce travail de fiction finit par produire, aussi indubitable que bref et inexplicable, un phénomène extraordinaire.

Texte d’Antoine Thirion sur le site de Cinéma du réel.

À propos du réalisateur Bruno Risas

Bruno Risas travaille en tant que réalisateur, directeur de la photographie et producteur. Il a notamment cofondé la maison de production Sancho&Punta. En tant que directeur de la photographie, il a travaillé avec des noms importants de la nouvelle génération de réalisateurs brésiliens, tels que Eliane Caffé, Juliana Rojas, Gustavo Vinagre et Maria Clara Escobar. En tant que réalisateur, on lui doit les courts-métrages Cajamar (2013), The Blind (2014) et Ventanas del ayer (2013/2017), projetés à de nombreux festivals de cinéma de son pays. Yesterday… constitue son premier long-métrage et a participé à différents laboratoires de développement de projets tels que LoboLab, BrLab et Talents Buenos Aires.

Le soutien du Cnap

Depuis 2001, le Cnap soutient, via le dispositif Image/mouvement, les producteurs audiovisuels dans le développement et la post-production de nouvelles écritures et pratiques cinématographiques, tant documentaires que fictionnelles. Ce sont ainsi plus de 330 films qui ont été aidés, parmi lesquels de nombreuses œuvres ont été sélectionnées et primées dans de grands festivals de cinéma ou des manifestations d’art contemporain, en France et à l’étranger.

Dernière mise à jour le 27 mars 2020